
Les EHPAD sont onéreux et les prestations ne sont pas à la hauteur comme le démontre l'article.
Depuis la parution du livre Les Fossoyeurs, de Victor Castanet, en janvier 2022, le couvercle a été levé – en partie – sur les pratiques scandaleuses de certains établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Si Orpea et d’autres groupes privés, tel Korian, ont été épinglés pour maltraitance et privation de soins, il était aussi question de malnutrition.
Selon le quotidien de la voix du nord en date du 26 octobre 2023: Les plats servis en EHPAD ne conviennent pas aux résidents, affirme « 60 millions de consommateurs » dans une enquête. Les prix des repas sont parfois calculés au centime près.
Selon une enquête réalisée par « 60 millions de consommateurs » publiée jeudi 26 octobre, la malnutrition est un problème récurrent dans les EHPAD. Interrogés, 255 résidents d’EHPAD ont été sévères avec la nourriture qui leur est servie. Ils dénoncent des plats « mixés » (sans tenir compte de la capacité réelle de la personne à mâcher et déglutir) et « peu appétissants ». Pire, les repas seraient « sans aucun goût » et des aliments « non identifiables ». On y trouve aussi davantage de féculents que de légumes. Résultat, selon l’enquête, seulement un quart des résidents d’EHPAD finirait son assiette.
Trop de jeûne
Plus inquiétant, dans 75 % des cas, les douze heures de jeûne maximum recommandées par les gériatres « s'avèrent dépassées », en raison d’un dîner servi très tôt et d’un petit-déjeuner servi plus tard. Pourtant, « contrairement aux idées reçues, le vieillissement augmente les besoins énergétiques, à cause d’un moins bon rendement métabolique », explique Annick Ruffat, diététicienne, à 60 millions de consommateurs.
Soupe sans croûton
Les EHPAD doivent, pour la plupart, fournir des repas pour une journée complète pour moins de six euros, voire trois euros. Ce jeudi, Pascal Champvert, président de l’AD-PA (Association des directeurs au service des personnes âgées), s’est défendu en évoquant un inflation « à 11 % : cela revient à imposer au gestionnaire d’économiser sur tout, les biscottes, les yaourts, le poids des portions de viande... »
L’année dernière, l’émission Cash Investigation avait dénoncé des repas calculé au centime près dans les établissement du groupe Korian. Résultat : des soupes à l’oignon... sans croûton, pour faire des économies.
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