Petition updatePour une loi spécifique au grand âge avec des moyens financiers et des moyens humainsEhpad, aide à domicile : Aurore Bergé met les départements face à leurs responsabilités
Jocelyne FRANEYMudaison, France
21 Oct 2023

Vous êtes beaucoup à nos soutenir pour que nos aînés aient plus de dignité en fin de vie. Nous avons à ce jour 83 706 signatures et c'est peu pour défendre les conditions de vie des résidents en EHPAD.

Si pour vous aussi la question du bien vieillir et de la transparence des EHPAD est importante rejoignez nous dans cette mobilisation en signant et en partageant cette pétition dès aujourd'hui. 

Aidez-nous à obtenir plus de signatures en partageant notre pétition avec vos contacts et vos proches.  Donnez de l'ampleur à notre pétition pour que l'exécutif prenne au sérieux cette pétition.  Encore une fois nos élus vont faire des propositions de loi sur le Bien vieillir, sans tenir compte des conditions de vie réelles de nos anciens. Agissons pour plus d'humanité dans les EHPAD.

Selon le quotidien Capital

La situation des services d’aide à domicile et des Ehpad ne cesse d'inquiéter. Pour la ministre des Solidarités et des Familles, Aurore Bergé, il est indispensable que l’Etat et les départements, financeurs de ce secteur, réussissent à mieux travailler ensemble.

La situation des services d’aide à domicile et des Ehpad ne cesse d'inquiéter. Pour la ministre des Solidarités et des Familles, Aurore Bergé, il est indispensable que l’Etat et les départements, financeurs de ce secteur, réussissent à mieux travailler ensemble.


La sonnette d’alarme ne cesse d’être tirée. Une à une, les fédérations représentant les Établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ou les services d’aide à domicile alertent sur la situation de plus en plus dégradée de leur secteur. Certaines comme l’Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA) n’hésitent pas à dénoncer les mauvaises pratiques de certains départements qui ne mettent pas les financements suffisants pour la politique en faveur des personnes âgées en perte d’autonomie. Un problème que ne nie pas Aurore Bergé. «On relève des différences de traitement des personnes vulnérables en fonction des territoires», a-t-elle affirmé ce vendredi 20 octobre, lors d’une rencontre organisée par l’Association des journalistes de l’information sociale (Ajis).

Mais entre ce qui est financé par l’État et ce qui est à la charge des départements, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver. Une situation qui, au final, pénalise les structures et les personnes âgées en perte d’autonomie. «Nous avons tourné autour du pot pendant longtemps, le sujet, c’est de réussir à travailler en partenariat, ce qui n’a pas toujours été le cas car chacun se renvoie la balle», déplore-t-elle.

Un manque de visibilité des financements


 Ce chantier passe d’abord par la simplification. Aujourd’hui, la CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) répartit les moyens financiers de l’État pour les questions ayant trait à la perte d’autonomie. Elle verse des sommes aux départements via des «fonds concours». Ces fonds permettent notamment de contribuer à financer le versement de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) ou de la Prestation de compensation du handicap (PCH). Sauf qu’ils sont nombreux et que les départements n’ont pas toujours une bonne lisibilité des sommes perçues. Pour mettre fin à ce brouillard, leur fonctionnement doit être simplifié d’ici à 2025, avec notamment une réduction du nombre de ces fonds.

Le problème de la multiplication des tuyaux financiers n’est pas la seule anomalie relevée par Aurore Bergé qui veut mettre en place une approche plus fine des sommes versées. Pour appuyer ses propos, elle prend l’exemple de la mise en place du tarif socle de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) à 22 euros de l’heure en 2022. Afin de financer ce dispositif, l’État a compensé les écarts sans faire le tri entre les bons et les mauvais élèves. Par exemple, pour un département dont le tarif était fixé à 19 euros, l’État a compensé le solde de 3 euros. «Avec ce principe, la CNSA a compensé les départements qui avaient fait le moins d’efforts en matière d’APA et n’a rien donné à ceux qui étaient volontaristes et qui avaient déjà un tarif horaire à 22 euros, ce qui a créé une iniquité», regrette Aurore Bergé.

Pour qu’une telle situation ne se reproduise plus, la ministre veut prendre le temps de faire du cas par cas. Une étude a été demandée à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie afin de connaître l’évolution démographique par département mais aussi de lister le nombre de places en Ehpad, dans d’autres types de structures et évaluer le besoin d’accueil dans les prochaines années. Des critères qui pourraient être pris en compte pour mieux flécher les financements. «Nous allons énoncer des règles claires. Cela ne sera pas à la tête du client, tient à rassurer la ministre. Nous allons regarder les départements qui sont les plus fragiles ou encore les plus actifs en matière de politique pour les personnes âgées.» Et pour les autres, le message est clair, les compensations versées par l’État pourraient être réduites.

Un calendrier serré en novembre


 Au-delà de cette question de financement, plusieurs autres sujets sur la prise en charge de la perte d’autonomie devraient avancer en novembre. La proposition de loi sur le Bien vieillir, qui comporte plusieurs mesures comme la création d’un service départemental de l’autonomie ou encore l’attribution d’une carte professionnelle pour les aides à domicile, reviendra dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale la semaine du 20 novembre.

Le lien de l'article :  https://www.capital.fr/votre-retraite/ehpad-aide-a-domicile-aurore-berge-met-les-departements-face-a-leurs-responsabilites-1482924#utm_medium=email&utm_source=capital-alertes&utm_campaign=20231020&utm_content=article-leader

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