
Prenons exemple des pays bas sur la dépendance et le maintien à domicile.
Pour enrayer le coût croissant des dépenses liées au vieillissement de la population, ce pays européen a fait le choix de fermer ses maisons de retraite. Presque dix ans plus tard, ce mode de fonctionnement a fait ses preuves malgré quelques écueils.
Au sein d’une Europe vieillissante où la part de seniors est en constante augmentation, la dépendance des personnes âgées revêt un véritable enjeu de santé publique. En France, le scandale Orpéa, qui a éclaté en 2022 et mis en lumière la maltraitance dans les Ehpad, a ébranlé l’ensemble du secteur des maisons de retraite privées ou publiques. Une question se pose alors : sommes-nous réellement encore capables de prendre soin de nos aînés ?
Aux Pays-Bas, les maisons de retraite traditionnelles ont toutes fermé leurs portes depuis 2015. Le gouvernement néerlandais préfère investir massivement (le double de la France) sur l’autonomie des personnes âgées et leur maintien à domicile. "Dans ce pays où 3,5 millions d’habitants sont âgés de plus de 65 ans, soit 20% de la population, la facture du vieillissement démographique commençait à déraper", souligne Challenges.
Il y a dix ans, les Pays-Bas ont changé de braquet et mis beaucoup d’argent sur la table pour le maintien à domicile. Conséquence de cette politique : les maisons de retraite, peu considérées par l’État, ont progressivement fermé. Jusqu’à disparaître définitivement en 2015 même si certaines restent encore actives pour les patients en fin de vie. Un choix gagnant pour les deux parties puisque le gouvernement néerlandais a réussi à enrayer les coûts énormes des maisons de retraite et les personnes âgées sont toujours plus nombreuses à vivre chez elles.
Un fonctionnement plus gourmand en main d’œuvre
Pour compenser la fin des maisons de retraite traditionnelles, l’État met la main à la poche en prenant en charge à 100% les soins à domicile des retraités qui en ont besoin. Plutôt que d’entasser les seniors devant la télévision dans des Ehpad surchauffés, le gouvernement néerlandais finance aussi des activités pour occuper les personnes âgées. Ce mode de fonctionnement original n’est pas gratuit : les Pays-Bas consacrent environ deux fois plus d’argent que la France sur le budget de l’autonomie, selon France info.
Ce pays d’Europe où les maisons de retraite ont disparu (Crédit : Getty Images) (Getty Images)
Pour enrayer le coût croissant des dépenses liées au vieillissement de la population, ce pays européen a fait le choix de fermer ses maisons de retraite. Presque dix ans plus tard, ce mode de fonctionnement a fait ses preuves malgré quelques écueils.
Au sein d’une Europe vieillissante où la part de seniors est en constante augmentation, la dépendance des personnes âgées revêt un véritable enjeu de santé publique. En France, le scandale Orpéa, qui a éclaté en 2022 et mis en lumière la maltraitance dans les Ehpad, a ébranlé l’ensemble du secteur des maisons de retraite privées ou publiques. Une question se pose alors : sommes-nous réellement encore capables de prendre soin de nos aînés ?
À LIRE AUSSI >> Non, le pays préféré des retraités français n’est pas le Portugal
Aux Pays-Bas, les maisons de retraite traditionnelles ont toutes fermé leurs portes depuis 2015. Le gouvernement néerlandais préfère investir massivement (le double de la France) sur l’autonomie des personnes âgées et leur maintien à domicile. "Dans ce pays où 3,5 millions d’habitants sont âgés de plus de 65 ans, soit 20% de la population, la facture du vieillissement démographique commençait à déraper", souligne Challenges.
Il y a dix ans, les Pays-Bas ont changé de braquet et mis beaucoup d’argent sur la table pour le maintien à domicile. Conséquence de cette politique : les maisons de retraite, peu considérées par l’État, ont progressivement fermé. Jusqu’à disparaître définitivement en 2015 même si certaines restent encore actives pour les patients en fin de vie. Un choix gagnant pour les deux parties puisque le gouvernement néerlandais a réussi à enrayer les coûts énormes des maisons de retraite et les personnes âgées sont toujours plus nombreuses à vivre chez elles.
Un fonctionnement plus gourmand en main d’œuvre
Pour compenser la fin des maisons de retraite traditionnelles, l’État met la main à la poche en prenant en charge à 100% les soins à domicile des retraités qui en ont besoin. Plutôt que d’entasser les seniors devant la télévision dans des Ehpad surchauffés, le gouvernement néerlandais finance aussi des activités pour occuper les personnes âgées. Ce mode de fonctionnement original n’est pas gratuit : les Pays-Bas consacrent environ deux fois plus d’argent que la France sur le budget de l’autonomie, selon Franceinfo.
À LIRE AUSSI >> Pouvoir d’achat : les retraités français parmi les mieux lotis de l’Union européenne
Si ce modèle est largement plébiscité par les Néerlandais, il a aussi ses écueils. Dans un Ehpad, où tous les soins sont concentrés au même endroit, nul besoin de recruter pléthore de professionnels. Mais aux Pays-Bas, les organismes qui gèrent la prise en charge des personnes âgées sont contraints de recruter davantage de personnel pour permettre à ce système de perdurer. Dans un pays souvent ralenti par les pénuries de main-d'œuvre, le défi d'un pays sans maison de retraite s'annonce compliqué à faire perdurer.
Le lien