
Oui pour revoir en profondeur le secteur Grand âge et handicap
Selon le quotidien Capital, en date du 6 avril 2013 :
Deux jours après la présentation par le ministère des Solidarités de sa réforme pour le grand âge, l’Uniopss, qui rassemble les associations du secteur médico-social, a présenté son plaidoyer pour une politique de l’autonomie. Elle appelle à une véritable refonte du secteur.
Pas de mesurettes mais une remise à plat de tout le secteur. L’Uniopss (Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux) a publié, ce jeudi 6 avril, un plaidoyer pour la prise en charge des personnes en perte d’autonomie. Et contrairement au gouvernement qui traite d’un côté le grand âge et de l’autre le handicap, les acteurs du secteur demandent une approche globale de la prise en charge de la perte d’autonomie, sans distinction d’âge.
Ce plaidoyer comprend 350 propositions sur les droits fondamentaux des personnes, , le reste à charge en établissement ou à domicile ou encore le financement global de la prise en charge de la dépendance ainsi que la nécessité de réguler le secteur et les actions à mettre en place pour lutter contre la pénurie des métiers de l'humain. "2023 ne peut pas être une année de plus où on refusera de prendre à bras-le-corps les questions d'autonomie", a prévenu Daniel Goldberg, président de l'Uniopss, lors d'une conférence de presse.
Fusion PCH et APA
Parmi les principales propositions émises figure la fusion de la PCH (Prestation de compensation du handicap) versée jusqu'à 60 ans et de l'APA (Allocation personnalisée d'autonomie versée à partie de 60 ans.
La demande porte doc sur la suppressions de cette barrière d'âge. "C'est un chois sociétal qui a du sens car nous sommes dans une approche d'accompagnement de tout citoyen, quel que soit son âge", argumente Etienne Petitmengin, représentant de l'Uniopss au bureau de la caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA).
L'Uniopss aborde aussi la question du reste à charge, notamment en établissemet. Elle propose de revoir la tarification existante. Aujourd'hui, il existe trois étapes : le soin financé par la sécurité sociale, l'autonomie par le département et l'hébergement principalement réglé par le résident. "Il faut fusionner ces trois tarifs préconise Alain Villez président des petits frères des pauvres. Il n'y a pas de spécificités qui justifient la différence de traitement." Il donne l'exemple d'un animateur qui peut être financé via le tarifs d'hébergement or l'animation dans un établissement pourrait aussi être considérés comme une mesure en charge la perte d'autonomie, et donc financée par le département.