
Pour une gouvernance efficace de la jeunesse congolaise
Le problème
En République démocratique du Congo, plus de 60 % de la population a moins de 25 ans (UNFPA). Parmi eux, les jeunes de 18 à 35 ans représentent la majorité de la population active. Pourtant, ils sont confrontés à des défis structurels majeurs : accès limité à l’éducation, inadéquation entre formation et emploi, clientélisme dans les recrutements publics, manque d’industries, et obstacles à l’entrepreneuriat.
Selon les données disponibles, le taux de chômage des jeunes de 18 à 35 ans atteint 15,85 %, bien au-dessus de la moyenne nationale. Ce chiffre masque une réalité plus dure encore : la majorité des jeunes actifs évolue dans l’informalité, sans protection sociale ni perspectives durables. Malgré des initiatives de financement des entrepreneurs, l’accès au financement reste limité, entravé par des procédures opaques et un manque d’accompagnement technique.
Face à cette urgence, le ministère de la Jeunesse, dans sa forme actuelle, ne répond plus aux besoins réels des jeunes. Il est dépourvu de leviers budgétaires, techniques et institutionnels pour agir efficacement. Les politiques sont en réalité conçues et mises en œuvre par d’autres ministères : Éducation, Emploi, Fonction publique, Industrie, PME, Santé, Agriculture, Finances, Plan, etc et elles manquent en général des aspects spécifiques aux besoins de la jeunesse.
Nous demandons donc la suppression du ministère de la Jeunesse tel qu’il existe actuellement, et son remplacement par un dispositif transversal : l’intégration d’experts techniques de la jeunesse dans chaque ministère sectoriel, sous la coordination du Conseiller du Chef de l’État en charge de la jeunesse. Ces experts devront être nommés non pas sur la base de leur appartenance politique, mais en fonction de leur double expertise; d’une part, une connaissance approfondie des enjeux liés à la jeunesse, et d’autre part, une maîtrise technique du secteur ministériel dans lequel ils seront affectés (éducation, emploi, santé, etc.). Leur âge ne devrait pas excéder 45 ans, afin de garantir une proximité générationnelle avec les réalités des jeunes. Toutefois, ils ne devraient pas non plus être trop jeunes, car il est essentiel qu’ils disposent d’une expérience professionnelle suffisante pour influencer les politiques publiques avec rigueur et crédibilité.
Ces experts auront pour mission de :
- Coordonner les politiques jeunesse au sein de chaque ministère
- Assurer la cohérence et le suivi des plans d’action sectoriels
- Faire remonter les besoins réels des jeunes dans les processus de décision.
Cette réforme simple, stratégique et peu coûteuse permettrait enfin une gouvernance efficace, intersectorielle et orientée résultats pour répondre aux défis des jeunes Congolais.
Signez cette pétition pour exiger la suppression du ministère de la Jeunesse et la mise en place d’une gouvernance technique, intégrée et ambitieuse pour la jeunesse congolaise.

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Le problème
En République démocratique du Congo, plus de 60 % de la population a moins de 25 ans (UNFPA). Parmi eux, les jeunes de 18 à 35 ans représentent la majorité de la population active. Pourtant, ils sont confrontés à des défis structurels majeurs : accès limité à l’éducation, inadéquation entre formation et emploi, clientélisme dans les recrutements publics, manque d’industries, et obstacles à l’entrepreneuriat.
Selon les données disponibles, le taux de chômage des jeunes de 18 à 35 ans atteint 15,85 %, bien au-dessus de la moyenne nationale. Ce chiffre masque une réalité plus dure encore : la majorité des jeunes actifs évolue dans l’informalité, sans protection sociale ni perspectives durables. Malgré des initiatives de financement des entrepreneurs, l’accès au financement reste limité, entravé par des procédures opaques et un manque d’accompagnement technique.
Face à cette urgence, le ministère de la Jeunesse, dans sa forme actuelle, ne répond plus aux besoins réels des jeunes. Il est dépourvu de leviers budgétaires, techniques et institutionnels pour agir efficacement. Les politiques sont en réalité conçues et mises en œuvre par d’autres ministères : Éducation, Emploi, Fonction publique, Industrie, PME, Santé, Agriculture, Finances, Plan, etc et elles manquent en général des aspects spécifiques aux besoins de la jeunesse.
Nous demandons donc la suppression du ministère de la Jeunesse tel qu’il existe actuellement, et son remplacement par un dispositif transversal : l’intégration d’experts techniques de la jeunesse dans chaque ministère sectoriel, sous la coordination du Conseiller du Chef de l’État en charge de la jeunesse. Ces experts devront être nommés non pas sur la base de leur appartenance politique, mais en fonction de leur double expertise; d’une part, une connaissance approfondie des enjeux liés à la jeunesse, et d’autre part, une maîtrise technique du secteur ministériel dans lequel ils seront affectés (éducation, emploi, santé, etc.). Leur âge ne devrait pas excéder 45 ans, afin de garantir une proximité générationnelle avec les réalités des jeunes. Toutefois, ils ne devraient pas non plus être trop jeunes, car il est essentiel qu’ils disposent d’une expérience professionnelle suffisante pour influencer les politiques publiques avec rigueur et crédibilité.
Ces experts auront pour mission de :
- Coordonner les politiques jeunesse au sein de chaque ministère
- Assurer la cohérence et le suivi des plans d’action sectoriels
- Faire remonter les besoins réels des jeunes dans les processus de décision.
Cette réforme simple, stratégique et peu coûteuse permettrait enfin une gouvernance efficace, intersectorielle et orientée résultats pour répondre aux défis des jeunes Congolais.
Signez cette pétition pour exiger la suppression du ministère de la Jeunesse et la mise en place d’une gouvernance technique, intégrée et ambitieuse pour la jeunesse congolaise.

Les décisionnaires
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Pétition lancée le 23 novembre 2025