

Le comité de pilotage sur la gestion de l’eau et de l’assainissement a eu lieu hier.
On raconte que c’était un assez triste spectacle. Le sentiment dominant des élus présents, hormis ceux des communes gagnées à notre cause (Limans, Revest-Saint-Martin et Montlaux) était l’indignation. Ils se sentaient insultés par cette pétition qui demandait pourtant seulement que la population soit consultée avant que ne soient verrouillées des décisions à long terme qui impacteront chacun de manière significative.
Certaines communes qu’on avait pressenties proches de basculer étaient revenues dans le droit fil des attentes de la présidence. Il faut croire que notre pétition a suscité quelques directives venues d’en haut…
On a entendu ce qui était pressenti mais non formulé jusqu’ici : « Cette pétition c’est de la démagogie. Les gens ne comprennent pas les enjeux. On leur expliquera une fois que tout sera décidé. » Edifiant ! Les gens ne comprennent pas mais on va quand même leur expliquer – quand il sera trop tard, des fois qu’ils voudraient s’en mêler. Et ça, ne vous y trompez pas, ça n’a rien du tout à voir avec la démagogie.
En somme, on nous reproche d’éveiller les consciences. Ça donne une belle image de l’idée que se font certains élus de leurs électeurs, et de l’opacité opportune de toutes ces manœuvres servant des intérêts absolument pas intercommunaux.
Un détail, cependant, est apparu qui a mis un (léger) coup de frein à la machine Forcalquier-CCPFML : il semble que le choix de lancer la DSP sur 6 ou 12 ans ne soit pas arrêté. Or, la plupart des communes s’accordent apparemment sur la condition d’une DSP limitée à 6 ans, et voteraient la régie plutôt que de partir sur 12 ans. La réversibilité de la délégation nous semble assez théorique, donc la logique de cette position nous échappe, mais bon. Du coup, les élus ne veulent pas se prononcer avant que Forcalquier ne précise ses intentions.
Suite au prochain numéro : le conseil intercommunal, qui devrait sceller tout ça par un vote, aura lieu mi-septembre mais la date n’est pas encore annoncée.
D’ici là, votre action est critique. Continuez à partager la pétition en ligne, et à la faire signer sur papier. Ecrivez à votre maire ou allez le trouver. Demandez des comptes à votre commune.
Les fichiers : la pétition, les feuilles d'émargement, et des tracts à découper pour distribution ou boîtage.
Enfin, un premier bilan de la collecte de signatures en cours par commune est visible sur cette page.
Les colonnes de gauche montrent les signatures totales et le pourcentage du total par commune. Les colonnes de droites donnent le pourcentage de signatures comparé au nombre de votants aux dernières élections départementales par commune.
Il nous a semblé que la population mobilisable sur ces enjeux correspondait assez bien aux élections cantonales et offrait en ce sens un bon point de repère. Le taux de signature pour toute personne rencontrée étant très élevé, il faut donc interpréter ces chiffres comme une indication des efforts inégaux qui ont été déployés, plutôt que comme un taux d’adhésion.