Neuigkeit zur PetitionPour une cantine responsable envers la santé des enfants et l’environnement à Nantes.Cantines de Nantes : beaucoup de communication pour peu d’actions
Collectif de parents Cantine Responsable Nantes
15.10.2019

Alimentation durable dans les cantines : les collectifs de parents et environnementaux de Nantes déplorent les effets d’annonce de la ville et le manque d’actions concrètes et ambitieuses pour protéger les enfants et l’environnement.

Pour Cantine Responsable Nantes, Cantine Sans Plastique 44 et Greenpeace Nantes, les dernières annonces de la ville sont bien en deçà de leurs propositions visant à améliorer l’alimentation dans les cantines scolaires pour être à la hauteur des enjeux climatiques et environnementaux, ainsi que préserver la santé des enfants

Au cours du second trimestre 2019, un important dispositif de concertations a été mis en place pour aborder le sujet d’une alimentation plus saine dans les cantines scolaires nantaises. La ville de Nantes, des parents d’élèves, Cantine Responsable Nantes, Cantine Sans Plastique 44, le groupe local Greenpeace Nantes et d’autres acteurs de l’éducation se sont ainsi rencontrés six fois.

La place devait être au dialogue citoyen et les principales attentes des parents et des organisations étaient claires : 

  • bannissement du jetable, dont le plastique, dans les cantines scolaires,
  • réduction des protéines animales dans les menus pour atteindre un objectif de 2 menus végétariens par semaine,
  • augmentation significative de la part du bio dans l’assiette des enfants, en favorisant un approvisionnement local. 

Or, force est de constater que les annonces de la ville de Nantes ne vont pas assez loin : 

1.Plastique : de fausses solutions 

Par simple demande de changement à son fournisseur, la ville a planifié sur un an l’abandon de la vaisselle en plastique, ainsi que l’expérimentation et le retour progressif de la vaisselle inerte (verre, verre trempé et inox) dans les cantines scolaires nantaises. Les enfants ne mangeront donc bientôt plus dans de la vaisselle mettant en danger leur santé. 

Cependant, les aliments donnés aux enfants resteront en contact prolongé avec des barquettes en plastique, stockés jusqu’à 5 jours puis réchauffés, et parfois même directement cuits dans ces mêmes barquettes.

Alors que d’autres villes en France ont déjà franchi le pas vers l’inox, les élus nantais annoncent une mise à l’étude de contenants en inox (sans engagement) à une échéance lointaine, celle de la mise en place d’une nouvelle cuisine centrale en 2023, soit dans 4 ans, alors que les collectifs interpellent depuis 2 ans à ce sujet.

En attendant, la ville de Nantes semble privilégier le remplacement des barquettes en plastique par des barquettes à base de cellulose, sans avoir aucun recul sur l'innocuité de l’utilisation au quotidien de ce matériau pour les enfants. De plus, cette dernière option ne résout pas de manière satisfaisante la problématique de gestion de ces déchets qui représentent plus de 20 tonnes par an. 

2. Menus végétariens : le minimum légal 

Un menu végétarien sera proposé par semaine, un engagement faible puisque depuis mi-2018 il y avait déjà 3 menus végétariens par mois. Nantes se contente de faire le minimum légal prévu par la loi EGalim, alors que ces repas représentent une solution bénéfique pour l’environnement et la santé

De plus, aucune contrainte importante n’est évoquée pour expliquer l’absence d’ambition de la ville sur ce volet. Au contraire, il s’avère que les menus végétariens atténueraient bon nombre de contraintes de coût et d’approvisionnement rencontrées par la ville, car liées aux protéines animales. Ainsi, il est important de noter que, comme cela s’est vu à Lille, la mise en place de menus végétariens induit une baisse du gaspillage alimentaire et une augmentation de la fréquentation des cantines. 

3. Bio à la traîne 

En 2020, 75 % des aliments servis aux enfants resteront non-bio, donc favoriseront toujours le traitement aux pesticides. Alors que d’autres grandes villes sont déjà à 40 % de bio (Lyon), voire à 50 % de bio (Grenoble), Nantes se hisse tout juste à 25 %. Lyon et Grenoble visent une augmentation de cette proportion pour atteindre des taux respectifs de 50 % en 2022 et 100 % à terme, pendant que Nantes se projette modestement à 40 % en 2022. Malgré un territoire local favorable à un approvisionnement bio, avec plus de 1000 fermes Bio en Loire-Atlantique, la ville de Nantes décide de se focaliser sur le conventionnel local au détriment des acteurs bio de la région. 

Si vous ne le faites pas pour nos enfants, pour qui le ferez-vous? 

Même s’il a le mérite d’exister, le plan d’action de la ville manque sérieusement d’ambition. Il est en effet regrettable d’entendre les élus dire qu’ils souhaitent « ne pas être trop prétentieux » sur ces thématiques alors que les enjeux climatiques, environnementaux et sanitaires sont extrêmement critiques, et que les acteurs économiques et les citoyens de Nantes attendent des actions fortes de la part des collectivités. 

L’image de capitale verte européenne que Nantes arbore depuis 2013 est bien loin : dans les faits, la ville cumule du retard sur bien des points par rapport aux autres grandes villes françaises.

Cantine Responsable Nantes, Cantine Sans Plastique 44 et Greenpeace Nantes renouvellent leur demande à la ville de prendre des mesures ambitieuses et innovantes sur ce sujet, à la hauteur de ses moyens et des attentes des citoyens. 

Greenpeace Nantes - Cantine Responsable Nantes - Cantine Sans Plastique 44

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