Pour un recensement national des victimes de prothèses de hernie

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Dominique HUGRON and 19 others have signed recently.

The Issue

À l’attention de la Ministre de la santé, Madame Catherine Vautrin. 

Madame, je suis victime d’une prothèse de hernie en polypropylène, fabriquée par Johnson & Johnson, qui a endommagé mes organes et a détruit ma santé. J’ai des complications sans nombre depuis un an, digestives, sexuelles, neurologiques. J’ai développé depuis cet implant une maladie inflammatoire auto immune, connue sous le nom du Syndrome ASIA. J’ai perdu 17 kilos en trois mois juste après l’opération. Les symptômes incluent: fatigue chronique, céphalées, acouphènes, faiblesse musculaires, allergies, douleurs articulaires, brouillard mental, perte de mémoire. 

Mon cas a fait l’objet d’un article dans Paris Match:

https://www.parismatch.com/actu/sante/chirurgie-de-la-hernie-inguinale-avec-prothese-jai-mis-les-pieds-en-enfer-237032

Depuis cet article, je reçois tous les jours des messages, de la part  de centaines de patients dans toute la France,  abandonnés à leur sort. Certains sont déclarés handicapés à vie, à cause des douleurs chroniques invalidantes engendrées par ces ‘filets’ ou prothèses en plastique. Les chirurgiens ne les écoutent pas, ou les basculent vers des centres anti douleur, ou ils sont gavés de neuroleptiques à vie. De mon côté, j’ai du payer 40 000 euros pour une explantation aux Etats-Unis, car les chirurgiens Français savent peu ou mal retirer ces implants, qui se fondent dans le tissu humain et abîment les organes autour. Pensez vous normal, et déontologique, qu’un chirurgien puisse implanter dans le corps quelque chose qu’il ne sait pas retirer en cas de complication?
Ajoutez à cela que ces prothèses sont peu visibles au scanner, et que, naturellement, quand il y a des désordres graves, ça ne ‘vient pas de la plaque, non, c’est ’dans la tête’. Il y a la un abus organisationnel grave de la part des chirurgiens, dont certains ne respectent même pas les arrêtés, les obligeant à prévenir de la patient des dangers, ou à lui fournir une carte d’implant. Certains chirurgiens ne notent même pas le numéro de série ou la marque de l’implant dans le rapport chirurgical, alors que la loi les oblige.  

Nous sommes en train de former un collectif national. Ces plaques sont de la même matière dangereuse utilisée pour les prothèses qui servent à traiter les incontinences urinaires chez les femmes, et qui font scandale dans la presse depuis 10 ans, sans réaction de la part du Ministère de la Santé. 

Nous avons découvert depuis que l’ANSM ne fait AUCUN travail de contrôle sur les dispositifs médicaux. Elle n’est qu’une chambre d’enregistrement et de déclaration d’effets indésirables. Elle se base sur le même système que l’annexe 510 de la FDA: tout nouveau dispositif médical peut être mis sur le marché, pourvu qu’il ’ressemble suffisamment à un modèle antérieur’. Par ailleurs, les fabricants de prothèses payent eux même les organismes de certification pour obtenir le label CE, le même que pour les crayons de couleur et les gobelets en plastique. Il y a la un conflit d’intérêt GRAVE. Les patients ne pas protégés par les instances de sécurité de notre pays. Certains chirurgiens touchent même des primes au nombre de prothèses implantées.

Madame, êtes vous seulement au courant que depuis 2019, l’Australie à fait passer les prothèses de hernie en grade III, c’est à dire ‘hautement dangereuses pour la santé du patient’? Êtes vous au courant que la NHS en Angleterre, considère désormais que les complications invalidantes peuvent atteindre entre 15 et 30% avec ces implants? Êtes vous au courant qu’il n’y a AUCUNE forme de suivi en France par l’assistance publique pour les patients invalidés? Et que les chirurgiens les abandonnent dès que l’opération est finie? Êtes vous au courant que les dernières recherches indiquent que le polypropylène dans le corps est hautement toxique, et déclenche des maladies auto-immunes graves, comme en atteste cette étude récente? 

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/38312397/

 

Êtes vous seulement au courant que certaines prothèses de hernie, qui ont été retirées du marché pour blessures corporelles graves (et qui font l’objet de milliers de procès au États-Unis, circulent encore librement dans nos hôpitaux Français pour écouler les stocks? Êtes vous au courant que, depuis qu’un consortium d’une centaine de journalistes internationaux, a tiré la sonnette d’alarme en 2019, avec les ‘implant files’, rien n’a changé en France? Depuis le documentaire d’Élise Lucet, nommé ‘implants, tous cobayes’, où cette dernière a réussi à faire homologuer une prothèse fictive par l’ANSM, RIEN N’A CHANGÉ en France. Nous vous demandons pourquoi. Sans doute car les intérêts financiers des fabricants Medtronic, Bard, et autres, sont plus forts que la sécurité des patients. Ça nous le savons déjà, et vous même peut être aussi. Sommes nous donc condamnés à servir de cobayes à cette industrie, toujours sans vergogne depuis le scandale des dispositifs ESSURE de Bayer, qui ont mutilé tant de femmes, sans que la Haute Autorité de la santé ne s’en mêle? Ce sont des vies détruites Madame. Pour de l’argent. Êtes vous au courant qu’un rapport des Assises du médicament datant de 2019, note des ‘complications largement sous déclarées par les chirurgiens? 


Au nom de tous les patients qui souffrent de cet implant en France, et dont certains modèles ne font même pas l’objet d’essais cliniques sur les humains au préalable, au nom de toutes victimes, qui souffrent en silence et sans aucune reconnaissance, nous demandons, nous exigeons que les instances médicales de notre pays nous protègent d’avantage contre les dérives mercantiles de l’industrie des dispositifs médicaux. 

Nous, les Victimes Françaises de Prothèses de Hernie, abandonnés par le corps médical, nous demandons:

-Une commission d’enquête à l’échelle nationale pour recenser le nombre de victimes en France. Pour remédier à l’errance médicale dans laquelle ces patients sont laissés. 

-l’ouverture de centres dédiés, comme c’est déjà le cas en Australie et en Angleterre, pour un accompagnement des patients, en vue du retrait de ces prothèses. 

-Nous exigeons que les chirurgiens qui implantent ces prothèses soient aussi TOUS formés au retrait de ces mêmes prothèses. Il y a la une faute déontologique grave. In implante pas dans le corps humain un objet étranger qu’on ne sait pas retirer. 

-Une réunion patients invalidés avec,  l’ANSM et la Haute Autorité de la Santé. 

-Une commission d’enquête a l’échelle nationale pour déterminer le degré de conflit d’intérêt entre les chirurgiens/hopitaux et les fabricants. 

-Un renforcement de la surveillance des dispositifs médicaux en France, avec d’avantage de moyens et de contrôles mis en œuvre auprès des chirurgiens et des fabricants. ( les enquêteurs de l’industrie agro alimentaire sont bien plus nombreux et rigoureux, alors que nous parlons ici d’implants PERMANENTS, qui sont classés de même grade que les préservatifs. Ceci est inadmissible). L’obtention du label CE ne suffit pas. 

-Nous demandons que les patients soient d’avantage prévenus des risques irréversibles pour la santé, liés à l’implatation des prothèses de hernie. Il y a plus de renseignements sur les effets graves en lisant Wikipédia que sur les formulaires préparés par les chirurgiens. Ceci est inadmissible aussi. Il n’y pas de police de santé publique, comme il y en a dans d’autres domaines.

-Nous demandons, nous exigeons que l’ANSM exerce enfin la mission dont elle est responsable  auprès des patients Français: assurer leur protection. Et non pas protéger les intérêts des fabricants, comme c’est toujours le cas aujourd’hui.

-Enfin, nous exigeons d’être pris en compte dans notre statut de victimes, et demandons réparation pour les vies brisées que cela représente. 

-Nous demandons, nous, Victimes Françaises de Prothèses de Hernie, d’être reçus par vous, Madame la Ministre, afin de préciser ensemble une réponse à la mesure des dommages subis.

Compte tenu que notre groupe de victimes s’élargit chaque jour, nous prévoyons de continuer à alerter la presse Nationale de notre abandon, et, si besoin, de manifester devant les instances Publiques qui nous laissent dans le silence.  

En vous remerciant par avance des mesures que vous saurez prendre pour accompagner nos souffrances. 

Arnaud Denis.

 

 

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À l’attention de la Ministre de la santé, Madame Catherine Vautrin. 

Madame, je suis victime d’une prothèse de hernie en polypropylène, fabriquée par Johnson & Johnson, qui a endommagé mes organes et a détruit ma santé. J’ai des complications sans nombre depuis un an, digestives, sexuelles, neurologiques. J’ai développé depuis cet implant une maladie inflammatoire auto immune, connue sous le nom du Syndrome ASIA. J’ai perdu 17 kilos en trois mois juste après l’opération. Les symptômes incluent: fatigue chronique, céphalées, acouphènes, faiblesse musculaires, allergies, douleurs articulaires, brouillard mental, perte de mémoire. 

Mon cas a fait l’objet d’un article dans Paris Match:

https://www.parismatch.com/actu/sante/chirurgie-de-la-hernie-inguinale-avec-prothese-jai-mis-les-pieds-en-enfer-237032

Depuis cet article, je reçois tous les jours des messages, de la part  de centaines de patients dans toute la France,  abandonnés à leur sort. Certains sont déclarés handicapés à vie, à cause des douleurs chroniques invalidantes engendrées par ces ‘filets’ ou prothèses en plastique. Les chirurgiens ne les écoutent pas, ou les basculent vers des centres anti douleur, ou ils sont gavés de neuroleptiques à vie. De mon côté, j’ai du payer 40 000 euros pour une explantation aux Etats-Unis, car les chirurgiens Français savent peu ou mal retirer ces implants, qui se fondent dans le tissu humain et abîment les organes autour. Pensez vous normal, et déontologique, qu’un chirurgien puisse implanter dans le corps quelque chose qu’il ne sait pas retirer en cas de complication?
Ajoutez à cela que ces prothèses sont peu visibles au scanner, et que, naturellement, quand il y a des désordres graves, ça ne ‘vient pas de la plaque, non, c’est ’dans la tête’. Il y a la un abus organisationnel grave de la part des chirurgiens, dont certains ne respectent même pas les arrêtés, les obligeant à prévenir de la patient des dangers, ou à lui fournir une carte d’implant. Certains chirurgiens ne notent même pas le numéro de série ou la marque de l’implant dans le rapport chirurgical, alors que la loi les oblige.  

Nous sommes en train de former un collectif national. Ces plaques sont de la même matière dangereuse utilisée pour les prothèses qui servent à traiter les incontinences urinaires chez les femmes, et qui font scandale dans la presse depuis 10 ans, sans réaction de la part du Ministère de la Santé. 

Nous avons découvert depuis que l’ANSM ne fait AUCUN travail de contrôle sur les dispositifs médicaux. Elle n’est qu’une chambre d’enregistrement et de déclaration d’effets indésirables. Elle se base sur le même système que l’annexe 510 de la FDA: tout nouveau dispositif médical peut être mis sur le marché, pourvu qu’il ’ressemble suffisamment à un modèle antérieur’. Par ailleurs, les fabricants de prothèses payent eux même les organismes de certification pour obtenir le label CE, le même que pour les crayons de couleur et les gobelets en plastique. Il y a la un conflit d’intérêt GRAVE. Les patients ne pas protégés par les instances de sécurité de notre pays. Certains chirurgiens touchent même des primes au nombre de prothèses implantées.

Madame, êtes vous seulement au courant que depuis 2019, l’Australie à fait passer les prothèses de hernie en grade III, c’est à dire ‘hautement dangereuses pour la santé du patient’? Êtes vous au courant que la NHS en Angleterre, considère désormais que les complications invalidantes peuvent atteindre entre 15 et 30% avec ces implants? Êtes vous au courant qu’il n’y a AUCUNE forme de suivi en France par l’assistance publique pour les patients invalidés? Et que les chirurgiens les abandonnent dès que l’opération est finie? Êtes vous au courant que les dernières recherches indiquent que le polypropylène dans le corps est hautement toxique, et déclenche des maladies auto-immunes graves, comme en atteste cette étude récente? 

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/38312397/

 

Êtes vous seulement au courant que certaines prothèses de hernie, qui ont été retirées du marché pour blessures corporelles graves (et qui font l’objet de milliers de procès au États-Unis, circulent encore librement dans nos hôpitaux Français pour écouler les stocks? Êtes vous au courant que, depuis qu’un consortium d’une centaine de journalistes internationaux, a tiré la sonnette d’alarme en 2019, avec les ‘implant files’, rien n’a changé en France? Depuis le documentaire d’Élise Lucet, nommé ‘implants, tous cobayes’, où cette dernière a réussi à faire homologuer une prothèse fictive par l’ANSM, RIEN N’A CHANGÉ en France. Nous vous demandons pourquoi. Sans doute car les intérêts financiers des fabricants Medtronic, Bard, et autres, sont plus forts que la sécurité des patients. Ça nous le savons déjà, et vous même peut être aussi. Sommes nous donc condamnés à servir de cobayes à cette industrie, toujours sans vergogne depuis le scandale des dispositifs ESSURE de Bayer, qui ont mutilé tant de femmes, sans que la Haute Autorité de la santé ne s’en mêle? Ce sont des vies détruites Madame. Pour de l’argent. Êtes vous au courant qu’un rapport des Assises du médicament datant de 2019, note des ‘complications largement sous déclarées par les chirurgiens? 


Au nom de tous les patients qui souffrent de cet implant en France, et dont certains modèles ne font même pas l’objet d’essais cliniques sur les humains au préalable, au nom de toutes victimes, qui souffrent en silence et sans aucune reconnaissance, nous demandons, nous exigeons que les instances médicales de notre pays nous protègent d’avantage contre les dérives mercantiles de l’industrie des dispositifs médicaux. 

Nous, les Victimes Françaises de Prothèses de Hernie, abandonnés par le corps médical, nous demandons:

-Une commission d’enquête à l’échelle nationale pour recenser le nombre de victimes en France. Pour remédier à l’errance médicale dans laquelle ces patients sont laissés. 

-l’ouverture de centres dédiés, comme c’est déjà le cas en Australie et en Angleterre, pour un accompagnement des patients, en vue du retrait de ces prothèses. 

-Nous exigeons que les chirurgiens qui implantent ces prothèses soient aussi TOUS formés au retrait de ces mêmes prothèses. Il y a la une faute déontologique grave. In implante pas dans le corps humain un objet étranger qu’on ne sait pas retirer. 

-Une réunion patients invalidés avec,  l’ANSM et la Haute Autorité de la Santé. 

-Une commission d’enquête a l’échelle nationale pour déterminer le degré de conflit d’intérêt entre les chirurgiens/hopitaux et les fabricants. 

-Un renforcement de la surveillance des dispositifs médicaux en France, avec d’avantage de moyens et de contrôles mis en œuvre auprès des chirurgiens et des fabricants. ( les enquêteurs de l’industrie agro alimentaire sont bien plus nombreux et rigoureux, alors que nous parlons ici d’implants PERMANENTS, qui sont classés de même grade que les préservatifs. Ceci est inadmissible). L’obtention du label CE ne suffit pas. 

-Nous demandons que les patients soient d’avantage prévenus des risques irréversibles pour la santé, liés à l’implatation des prothèses de hernie. Il y a plus de renseignements sur les effets graves en lisant Wikipédia que sur les formulaires préparés par les chirurgiens. Ceci est inadmissible aussi. Il n’y pas de police de santé publique, comme il y en a dans d’autres domaines.

-Nous demandons, nous exigeons que l’ANSM exerce enfin la mission dont elle est responsable  auprès des patients Français: assurer leur protection. Et non pas protéger les intérêts des fabricants, comme c’est toujours le cas aujourd’hui.

-Enfin, nous exigeons d’être pris en compte dans notre statut de victimes, et demandons réparation pour les vies brisées que cela représente. 

-Nous demandons, nous, Victimes Françaises de Prothèses de Hernie, d’être reçus par vous, Madame la Ministre, afin de préciser ensemble une réponse à la mesure des dommages subis.

Compte tenu que notre groupe de victimes s’élargit chaque jour, nous prévoyons de continuer à alerter la presse Nationale de notre abandon, et, si besoin, de manifester devant les instances Publiques qui nous laissent dans le silence.  

En vous remerciant par avance des mesures que vous saurez prendre pour accompagner nos souffrances. 

Arnaud Denis.

 

 

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Petition created on September 17, 2024