Aggiornamento sulla petizionePour un Procès des Gouvernements responsables des mortEs évitables et du tri des patientEsValidisme et Covid-19 Personnes handicapées : ces morts dont on ne parle pas...
Nodo D'ACRACIADouarnenez, Francia
18 apr 2020

" Validisme+Covid-19: personnes handicapées sacrifiées

Les politiques irresponsables menées depuis des décennies vis-à-vis du système de santé ont mené aujourd’hui à une impossibilité de prise en charge la totalité des malades du Covid-19.

Le mardi 17 mars 2020, une note a été remise à la Direction Générale de la Santé pour aider les médecins à faire des choix en cas de saturation des lits de réanimation pour les malades du Coronavirus.

Un score de fragilité qui classe les malades en s’appuyant sur leur état de santé avant le Covid-19 y est évoqué. La dépendance dans les actes de la vie quotidienne est un élément majeur de refus en réanimation, tout comme les cas de démence.

Les corps sont hiérarchisés avec la validité au sommet, rejetant au fur et à mesure les personnes handicapées selon la gravité de leur handicap. Gravité qui n’est pas forcément corrélée à la question de la morbidité, mais quantifiée par rapport aux normes validistes et utilitaristes.

Le triage s’effectue aussi à domicile avec le retrait de traitements ou d'appareillages de certaines personnes que leur matériel puisse servir pour la réanimation liée au Covid 19.

Au niveau politique ce triage est nié.

A l'instar des EHPAD, les institutions avec internat pour personnes handicapées sont devenues des bombes à retardement. En plus de la promiscuité, le manque de personnel et d'équipements empêchant la prolifération du virus ont aggravé les conditions de prise en charge, qui n'étaient déjà pas acceptables auparavant.

Souvent confinées dans leurs chambres, privées de tous contacts avec leurs proches et de tout moyen de communication alternatif, les personnes handicapées se retrouvent dans une situation de grande détresse psychique et de danger physique, livrées à toute sorte d’abus potentiels, dans des institutions opaques qui échappent à tout contrôle indépendant.  Contrairement aux raisons avancées pour les confiner, ces lieux ne protègent pas les personnes handicapées.

Quant aux structures en externat pour enfants et adultes, la fermeture de certaines d'entre elles ne s'est accompagnée d'aucune poursuite du suivi ni d'assistance personnelle. Le gouvernement a autorisé avec une surcapacité un hébergement temporaire. La mise en danger ou le risque de maltraitances est réel, d'autant plus qu'on expose ainsi les personnes handicapées au virus. 

Aucune mesure n'a été prise non plus pour soutenir les salariés travaillant à domicile, aucune protection ne leur a été spécifiquement dédiée, leur laissant les "restes" des stocks déjà insuffisants distribués aux pharmacies.

Ainsi, des assistants personnels ont dû se rendre chez des dizaines de personnes dépendantes dans une même journée sans pouvoir garantir l'absence de risque de transmission du virus. Les assistants personnels, comme tous les salariés, ont parfois dû s'arrêter de travailler. Dans un domaine déjà en pénurie d'effectifs, les besoins, y compris vitaux, n'ont pas pu être garantis. Les personnes dépendantes se sont donc vues mettre en grand danger de contamination, avec un risque vital, de par des carences étatiques pour faire face à leurs besoins vitaux. De nombreuses personnes dépendantes ont dû avoir recours, faute d'alternative, à leurs proches (pour ceux qui en ont) pour éviter une rupture de leur accompagnement ou pour éviter les trop grands risques de contamination par des personnels sous équipés.

Au vu de tout ce qui vient d'être exposé, nous exigeons:

- Des actions immédiates pour assurer la continuité sans interruption du soutien apporté par les personnes travaillant de manière formelle ou informelle comme auxiliaires de vie ou aidants ainsi que leur approvisionnement en matériels de protection de base,

- La mise en place d’un contrôle indépendant et exhaustif de la situation dans les établissements afin de veiller à la correcte application des mesures de prévention et de protection des travailleurs et des résidents,

- Le respect absolu des droits humains et du principe de non-discrimination dans les traitements sanitaires et les mesures d'urgence nécessaires à la prise en charge des personnes handicapées.

Contact presse : CLE-Autistes : Thibault CORNELOUP 06 98 37 71 57 CLHEE : clhee@riseup.net HANDI-SOCIAL : Odile MAURIN 06 68 96 93 56 Les Dévalideuses : http://lesdevalideuses.org/contact/

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