Pour un PLU à Saint-Bonnet-Briance sans nouvelle urbanisation


Pour un PLU à Saint-Bonnet-Briance sans nouvelle urbanisation
Le problème
Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) présenté pour la commune de Saint-Bonnet-Briance propose différentes zones à urbaniser (classées zones AU ou Ub) [1]. Nous demandons que ces zones ne soient pas urbanisées et restent naturelles, forestières ou agricoles.
D’après la municipalité, urbaniser serait nécessaire pour maintenir l’école. Pourtant, aujourd’hui, le regroupement pédagogique intercommunal (RPI) de Saint-Genest-sur-Roselle/Saint-Bonnet-Briance est loin d’être menacé de fermeture : une nouvelle classe a été inaugurée en 2016 et le nombre d’enfants scolarisés dans le RPI est en constante augmentation (120 élèves à la rentrée 2018 avec plus de 30 élèves en classe de CM1/CM2).
D’ailleurs, si notre école est si agréable, c’est précisément parce qu’elle est à échelle humaine. Est-il donc réellement pertinent de chercher à en augmenter indéfiniment les effectifs ?
Quelle que soit la pertinence de cet objectif, augmenter le nombre d’enfants sur la commune n’implique pas nécessairement d’urbaniser. Nombre de jeunes couples, avec ou sans enfants, s’installent dans du bâti existant, et préfèrent, d’ailleurs, ce type de bien, souvent plus abordable et plus charmant qu’un logement neuf. Si l’on considère les nombreux biens vides (42 logements vacants en 2011 d’après le PLU[1]) et ceux régulièrement proposés à la vente suite à divers évènements de vie (séparation, déménagement, décès…), il ne semble pas nécessaire d’urbaniser pour maintenir l’effectif des élèves de l’école.
Ensuite, le choix des zones à urbaniser a été fait de manière à attirer des personnes travaillant à Limoges (proximité de la D15, qui relie rapidement l’A20) sur un modèle de périurbanisation. A l’heure du dérèglement climatique, il nous semble inadapté d’inciter nos concitoyens à réaliser des trajets automobiles toujours plus longs (aller-retour Saint-Bonnet-Briance/Limoges = 60 km = 10kg de CO2). C’est par ailleurs en contradiction avec le Code de l’Urbanisme (art. L 101-2) et le Code de l’Environnement (art L 110-1) qui imposent la réduction des émissions de gaz à effet de serre. La création d’une aire de covoiturage ne change rien à ce non-sens, car elle n’est ni nécessaire ni suffisante à la généralisation de la pratique du covoiturage. Elle est d’autant plus inutile, qu’en milieu rural, le stationnement ne représente absolument pas une difficulté.
De plus, l’augmentation du nombre d’habitants travaillant à Limoges poursuivra la transformation de la D15 en une « quasi-autoroute », la rendant toujours plus dangereuse et impropre à la circulation à vélo, à cheval ou à pied. L’absence de vélo, cheval et piétons incitant les automobilistes à rouler plus vite, la boucle sera vite bouclée, empêchant l’émergence d’une alternative au « tout automobile ».
Un second argument évoqué par la municipalité pour justifier d’urbaniser est de favoriser l’installation de commerces dans le village. Or, c’est précisément ce phénomène de périurbanisation, que la municipalité se propose d’entretenir, qui a détruit les commerces de centre-ville au profit des hypermarchés en périphérie de Limoges. Pour rappel, lors du recensement de 1982, la commune comprenait 536 habitants et plus d’une dizaine de commerces de proximité. Au recensement de 2015 elle comportait 577 habitants (+ 41 habitants) mais aucun commerce de proximité. Il n’y a donc pas de raison de croire qu’augmenter le nombre d’habitants augmentera mécaniquement le nombre de commerces.
Pour terminer, la sauvegarde des terres agricoles et naturelles est primordiale, pour nous et pour les générations futures. Le Manifeste pour la sauvegarde des terres agricoles en voie d'épuisement, de bétonnage et d'accaparement[2], signé par des centaines d’acteurs de l’écologie, en rappelle les enjeux :
"La réduction croissante des surfaces [agricoles] a de graves conséquences à la fois économiques, sociales et écologiques :
· augmentation préoccupante de la dépendance agricole et alimentaire de nombreux pays, du Sud comme du Nord, vis-à-vis des marchés internationaux,
· baisse de la capacité des sols à stocker le carbone sous forme de matière organique et à lutter contre le réchauffement climatique,
· augmentation du ruissellement de surface et des phénomènes d'inondations et d'érosions,
· limitation des infiltrations pluviales, de la régénération des nappes phréatiques et de la filtration naturelle des eaux,
· perte de biodiversité sauvage, cultivée et élevée,
· perte de patrimoines paysagers qui façonnent profondément la culture des territoires."
Pour conclure, nous, habitants de Saint-Bonnet-Briance ou d’ailleurs, nous aimons ce village pour sa ruralité, la beauté de ses paysages, sa biodiversité et son authenticité, et nous souhaitons le préserver. C’est pourquoi nous ne souhaitons pas davantage l’urbaniser.
[1] https://saint-bonnet-briance.fr/wp-content/uploads/sites/796/2018/08/2.1-12-Rapport-de-Pr%C3%A9sentation-Pages-201-p-244.pdf consulté le 11/09/2018
[2] https://blogs.mediapart.fr/frederic-denhez/blog/041215/manifeste-pour-la-sauvegarde-des-terres-agricoles-en-voie-depuisement-de-betonnage-et-daccapare consulté le 11/09/2018
Le problème
Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) présenté pour la commune de Saint-Bonnet-Briance propose différentes zones à urbaniser (classées zones AU ou Ub) [1]. Nous demandons que ces zones ne soient pas urbanisées et restent naturelles, forestières ou agricoles.
D’après la municipalité, urbaniser serait nécessaire pour maintenir l’école. Pourtant, aujourd’hui, le regroupement pédagogique intercommunal (RPI) de Saint-Genest-sur-Roselle/Saint-Bonnet-Briance est loin d’être menacé de fermeture : une nouvelle classe a été inaugurée en 2016 et le nombre d’enfants scolarisés dans le RPI est en constante augmentation (120 élèves à la rentrée 2018 avec plus de 30 élèves en classe de CM1/CM2).
D’ailleurs, si notre école est si agréable, c’est précisément parce qu’elle est à échelle humaine. Est-il donc réellement pertinent de chercher à en augmenter indéfiniment les effectifs ?
Quelle que soit la pertinence de cet objectif, augmenter le nombre d’enfants sur la commune n’implique pas nécessairement d’urbaniser. Nombre de jeunes couples, avec ou sans enfants, s’installent dans du bâti existant, et préfèrent, d’ailleurs, ce type de bien, souvent plus abordable et plus charmant qu’un logement neuf. Si l’on considère les nombreux biens vides (42 logements vacants en 2011 d’après le PLU[1]) et ceux régulièrement proposés à la vente suite à divers évènements de vie (séparation, déménagement, décès…), il ne semble pas nécessaire d’urbaniser pour maintenir l’effectif des élèves de l’école.
Ensuite, le choix des zones à urbaniser a été fait de manière à attirer des personnes travaillant à Limoges (proximité de la D15, qui relie rapidement l’A20) sur un modèle de périurbanisation. A l’heure du dérèglement climatique, il nous semble inadapté d’inciter nos concitoyens à réaliser des trajets automobiles toujours plus longs (aller-retour Saint-Bonnet-Briance/Limoges = 60 km = 10kg de CO2). C’est par ailleurs en contradiction avec le Code de l’Urbanisme (art. L 101-2) et le Code de l’Environnement (art L 110-1) qui imposent la réduction des émissions de gaz à effet de serre. La création d’une aire de covoiturage ne change rien à ce non-sens, car elle n’est ni nécessaire ni suffisante à la généralisation de la pratique du covoiturage. Elle est d’autant plus inutile, qu’en milieu rural, le stationnement ne représente absolument pas une difficulté.
De plus, l’augmentation du nombre d’habitants travaillant à Limoges poursuivra la transformation de la D15 en une « quasi-autoroute », la rendant toujours plus dangereuse et impropre à la circulation à vélo, à cheval ou à pied. L’absence de vélo, cheval et piétons incitant les automobilistes à rouler plus vite, la boucle sera vite bouclée, empêchant l’émergence d’une alternative au « tout automobile ».
Un second argument évoqué par la municipalité pour justifier d’urbaniser est de favoriser l’installation de commerces dans le village. Or, c’est précisément ce phénomène de périurbanisation, que la municipalité se propose d’entretenir, qui a détruit les commerces de centre-ville au profit des hypermarchés en périphérie de Limoges. Pour rappel, lors du recensement de 1982, la commune comprenait 536 habitants et plus d’une dizaine de commerces de proximité. Au recensement de 2015 elle comportait 577 habitants (+ 41 habitants) mais aucun commerce de proximité. Il n’y a donc pas de raison de croire qu’augmenter le nombre d’habitants augmentera mécaniquement le nombre de commerces.
Pour terminer, la sauvegarde des terres agricoles et naturelles est primordiale, pour nous et pour les générations futures. Le Manifeste pour la sauvegarde des terres agricoles en voie d'épuisement, de bétonnage et d'accaparement[2], signé par des centaines d’acteurs de l’écologie, en rappelle les enjeux :
"La réduction croissante des surfaces [agricoles] a de graves conséquences à la fois économiques, sociales et écologiques :
· augmentation préoccupante de la dépendance agricole et alimentaire de nombreux pays, du Sud comme du Nord, vis-à-vis des marchés internationaux,
· baisse de la capacité des sols à stocker le carbone sous forme de matière organique et à lutter contre le réchauffement climatique,
· augmentation du ruissellement de surface et des phénomènes d'inondations et d'érosions,
· limitation des infiltrations pluviales, de la régénération des nappes phréatiques et de la filtration naturelle des eaux,
· perte de biodiversité sauvage, cultivée et élevée,
· perte de patrimoines paysagers qui façonnent profondément la culture des territoires."
Pour conclure, nous, habitants de Saint-Bonnet-Briance ou d’ailleurs, nous aimons ce village pour sa ruralité, la beauté de ses paysages, sa biodiversité et son authenticité, et nous souhaitons le préserver. C’est pourquoi nous ne souhaitons pas davantage l’urbaniser.
[1] https://saint-bonnet-briance.fr/wp-content/uploads/sites/796/2018/08/2.1-12-Rapport-de-Pr%C3%A9sentation-Pages-201-p-244.pdf consulté le 11/09/2018
[2] https://blogs.mediapart.fr/frederic-denhez/blog/041215/manifeste-pour-la-sauvegarde-des-terres-agricoles-en-voie-depuisement-de-betonnage-et-daccapare consulté le 11/09/2018
Pétition fermée
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Pétition lancée le 11 septembre 2018