Pour que les salariés de l’EHPAD Marie Blaise ne soient pas les oubliés de cette fermeture

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Le problème

Des années à prendre soin des autres.
Des années à accompagner, rassurer, écouter, soigner.
Et aujourd’hui, regarder leur maison se vider, avant de devoir partir à leur tour.

L’EHPAD Marie Blaise de Signy-le-Petit va fermer ses portes.

Derrière cette phrase administrative se cache pourtant une réalité beaucoup plus douloureuse.

Depuis des mois, les salariés vivent chaque départ de résident. Ils voient partir, les uns après les autres, des personnes qu’ils ont accompagnées parfois pendant des années.

Parce qu’en EHPAD, on ne partage pas uniquement des heures de travail.

On partage des anniversaires, des sourires, des confidences, des peurs, des derniers instants. On tient des mains. On accompagne des familles. On s’attache.

Et aujourd’hui, ce sont ces mêmes professionnels qui doivent dire au revoir.

Au revoir aux résidents.
Au revoir à leurs collègues.
Au revoir à un établissement dans lequel certains ont consacré plusieurs décennies de leur vie professionnelle.

Et pendant que la maison se vide progressivement, eux doivent continuer à travailler, continuer à accompagner dignement les derniers résidents présents, tout en sachant que leur propre emploi va disparaître à son tour.

À cela s’ajoutent des mois d’incertitude, d’attente et d’inquiétude concernant leur avenir.

Que vais-je devenir ?
Quand vais-je partir ?
Est-ce que je retrouverai un emploi ?
Comment recommencer ailleurs après 10, 20, 30 ans ou davantage passés ici ?

Cette fermeture n’est donc pas seulement la disparition d’un établissement.

C’est la fin d’une histoire humaine et professionnelle.

Aujourd’hui, dans le cadre des licenciements économiques à venir, nous demandons qu’une indemnité supra-légale puisse être accordée aux salariés de Marie Blaise.

Il ne s’agit pas de demander un privilège.

Il s’agit de demander une reconnaissance exceptionnelle face à une situation exceptionnelle, en complément des droits prévus dans le cadre des licenciements.

Une reconnaissance pour les années données à cet établissement.

Une reconnaissance pour ceux qui sont restés auprès des résidents jusqu’au bout.

Une reconnaissance pour les conséquences humaines et psychologiques que cette fermeture laissera derrière elle.

Une reconnaissance, enfin, pour que ces salariés ne quittent pas Marie Blaise avec le sentiment d’avoir été les derniers à prendre soin de tout le monde, mais les premiers que l’on oublie.

Notre demande est aujourd’hui portée auprès des interlocuteurs concernés.

Mais nous avons besoin de vous.

Votre signature peut donner une voix supplémentaire à ces salariés.

Signer cette pétition, c’est dire :

Nous avons vu votre engagement.
Nous savons ce que vous traversez.
Et nous refusons que toutes ces années soient simplement effacées par la fermeture d’une porte.

Aujourd’hui, nous ne vous demandons que quelques secondes.

Quelques secondes pour soutenir celles et ceux qui ont consacré des années à prendre soin des autres.

Signez. Partagez. Faites circuler.

Parce qu’un établissement peut fermer ses portes.

Mais l’engagement de celles et ceux qui l’ont fait vivre pendant toutes ces années mérite, lui, d’être reconnu.

Pour les salariés de Marie Blaise, faisons entendre nos voix.

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Ilona GIGLIOLanceur de pétition

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