
Chères toutes, chers tous,
Je tiens avant tout à saluer votre engagement massif. Ce résultat, nous le devons à votre vigilance et à votre refus de l'inacceptable. Je me répète : ce n'est plus ma pétition, mais la nôtre. Merci de porter ce combat avec moi.
Je vous prie de m'excuser d'avoir attendu aussi longtemps pour vous donner des nouvelles, mais la vie est faite d'aléas qui nous éloignent parfois de nos écrans.
Certains d'entre vous ont remarqué que l'auteure de l'ouvrage qui a suscité notre mobilisation vient d'annoncer une nouvelle sortie, accompagnée d'un teasing visuel mettant en scène une femme enceinte. Face à cela, je souhaite sincèrement appeler à l'apaisement. Je vous invite à lui accorder le bénéfice du doute, conformément aux principes de la justice française, et à ne pas relayer ces images. En parler sur nos réseaux, c'est lui offrir une communication gratuite et, par conséquent, générer de futurs bénéfices pour elle.
Je sais également que certaines personnes de la partie adverse épient mes réseaux sociaux régulièrement. Face à cela, je préfère ne pas réagir : grand bien leur fasse.
Je concède que certaines publications récentes peuvent être perçues comme provocatrices, cherchant possiblement à nous pousser à la faute ou à la diffamation. Je vous en supplie : gardez votre sang-froid. Ne tombons pas dans ce piège. Comme le disait si bien Jules César :
« Les hommes, lorsqu'ils délibèrent sur des sujets douteux, doivent être libres de toute haine, de toute amitié, de toute colère et de toute pitié. »
Restons donc neutres, distants et factuels. Sur le plan juridique, la situation est désormais très claire et surveillée. Si un nouvel ouvrage venait à traiter de pédocriminalité ou à en faire l'apologie, alors que l'auteure fait déjà l'objet d'accusations et de signalements en justice, les risques pénaux encourus sont extrêmement lourds. En France, la diffusion d'un message à caractère violent ou pornographique susceptible d'être vu par un mineur, ainsi que l'apologie de crimes sur mineurs, sont punies par le Code pénal de peines allant jusqu'à 3 à 5 ans d'emprisonnement et 75 000 € d'amende.
Rassurez-vous : de nombreuses personnes qualifiées et des associations compétentes liront cet ouvrage à sa sortie et l'analyseront avec toute la rigueur nécessaire pour saisir à nouveau les autorités si la loi est enfreinte.
Pour votre propre santé mentale, je vous conseille vivement de ne pas vous infliger cette lecture. Un tel contenu peut être profondément traumatisant — je le suis moi-même aujourd'hui par ce que j'ai pu lire. Prenez soin de vous, restez en retrait, et laissons les professionnels et la justice faire leur travail.
Merci encore pour votre force, votre calme et votre dignité.
Anaïs FENAUTRIGUES-PETRELLI
Une maman et lectrice engagée