POUR LE MAINTIEN DE LA SECTION GYMNASTIQUE

Le problème

A Mantes-la-Ville, le 9 Février 2024

 

Monsieur Le Maire, Mesdames, Messieurs Les Elus, chers membres du conseil municipal,

 

Dans la nuit du 20 au 21 mars 2021, Mantes-la-Ville vivait des heures sombres de son histoire sportive. En effet, le gymnase Aimé Bergeal partait en fumée en quelques heures à peine.

L’incendie de cette infrastructure, au-delà de traumatisme pour les administrés, a littéralement mis des sections sportives et leurs adhérents à la rue : les sports de combat, le twirling bâton et le handball. Et que dire des scolaires !

Trois ans plus tard, la section Handball en paye toujours le tribu, puisqu’elle a vu disparaitre presque 20% de ses licenciés ; des jeunes joueuses et joueurs contraints de se délocaliser dans les communes voisines pour donner vie à leur passion et des encadrants, bénévoles, parents devenus des itinérants du sport, sans gymnase fixe. Des conditions bien précaires pour faire évoluer la section au meilleur niveau.

Nous espérions tous que ces conditions hasardeuses et inconfortables de pratique sportive, conséquences d’un acte malveillant, n’auraient plus jamais à se reproduire.

En effet, Monsieur Le Maire, vous étiez, ce matin-là, sur les lieux, auprès des riverains, promettant yeux dans les yeux et main sur le cœur, votre volonté inébranlable de mettre tout en œuvre pour assurer la continuité sportive de notre ville.

Quelle n’a donc pas été notre surprise lorsque nous, parents des licencié(e)s de la section gymnastique, recevions, il y a quelques jours, un mail nous informant de l’arrêt de l’activité de la section pour la rentrée 2024/2025. La raison est simple : les travaux de réfection du gymnase Guimier.

Ainsi donc, nos enfants n’auront plus de lieu pour s’adonner à leur pratique sportive alors même, que plusieurs d’entre elles, encore récemment, portaient haut sur les podiums les couleurs de la ville : le jaune et le noir.

Une question nous taraude Monsieur Le Maire. Comment, alors que nous étions déjà amputés d’une infrastructure sportive, des travaux, pourtant indispensables depuis plus de 10 ans, n’ont-ils pas pu être différés à la livraison du « nouvel Aimé Bergeal » ?

Impossible aviez-vous répondu aux sections sportives qui vous interpellent sur le sujet depuis 2021. Et nous le comprenons bien : il s’agira là d’une belle réalisation au compteur du bilan de votre mandature.

A défaut, nous pouvions espérer votre mobilisation pour tout mettre en œuvre afin d’assurer la continuité sportive pendant les travaux.

Les associations sportives vous ont sollicité régulièrement pour connaître les dates prévisionnelles des dits travaux. Le but pour ces acteurs de la ville était de penser une solution collective.

Aucune information ne leur a été transmise en 2022. En mars 2023, lors de l’assemblée générale du CAMV omnisport, votre équipe n’était toujours pas en capacité de communiquer des dates.

Une réunion s’est tenue le 18 décembre 2023 avec les sections ; enfin les dates étaient communiquées : les travaux débuteront en décembre 2024, fin prévisionnelle décembre 2025, soient deux saisons sportives amputées.

Vous conviendrez, Monsieur Le Maire, qu’à six mois de la fin de la saison, l’information tombe un peu tard pour espérer trouver des solutions acceptables. En effet, une rentrée sportive se prépare bien en amont.

Alors nous vous posons la questions, Monsieur Le Maire, quelles solutions pour nos enfants et la pérennité de leur pratique sportive ?

·       L’hospitalité des communes voisines avez-vous soufflé. On sait la saturation des structures et particulièrement en ce qui concerne les sections gymnastiques, la difficulté de trouver des créneaux. Comment les clubs voisins pourraient absorber notre activité sportive ? Mais soit : où en sont les prises de contact avec les communes voisines ? Quand avez-vous pu rencontrer vos homologues sur cette question et qu’est-il ressorti de vos rencontres ?

 

·       La salle polyvalente de l’école Maupomet : une solution à priori peu adaptée. Après visite des lieux, la salle dispose de trop peu d’espace pour beaucoup de matériel pour nos gymnastes. Et quid alors des associations exploitant déjà la salle, dans des conditions précaires, en solution provisoire suite à l’incendie du Gymnase Aimé Bergeal : faut-il encore une fois déshabiller Paul pour habiller Jacques ?

Depuis 2021, les acteurs du sport réclament leur besoin d’anticipation sur cette question. Force de proposition, ils souhaitaient porter avec vous la charge de la solution : ils vous ont proposé une structure sportive éphémère.

·       Un gymnase éphémère : idéal pour absorber les sections à la rue mais également une solution pour les scolaires.

En 2021, la proposition était rejetée sur le motif financier : trop cher. Nous nous posons alors la question du financement du projet de construction de terrain de Padel en cours sur notre commune. A quel besoin du public répond ce projet ? Nous ne doutons pas que ce projet sera également rejeté faute de financement suffisant, surtout lorsque l’on sait que la section Tennis, section historique, ne dispose toujours pas de terrain couvert.

En septembre 2022, la proposition était de nouveau rejetée au motif cette fois de l’absence de foncier pour l’accueillir. Et pourquoi pas le plateau d’évolution accolé à l’ancien gymnase Aimé Bergeal ? Les sociétés expertes, récemment contactées pour étudier la faisabilité du projet, confirment que cet espace sera tout à fait exploitable pour un gymnase éphémère.

La fermeture du gymnase Guimier impacte plusieurs sections dont l’escalade soit 170 licenciés, la gymnastique soit 160 licenciés et le basket soit 280 licenciés. C’est l’avenir sportif de 580 pratiquants que votre manque d’anticipation, votre absence de communication avec les acteurs hypothèquent.

Combien de temps, à votre avis Monsieur Le Maire, faut-il à une section qui s’arrête brutalement pour se reconstruire ? Combien de jeunes sportives et sportifs vont devoir aller exploiter leur talent dans d’autres clubs ? Reviendront-ils après les travaux ? Nous savons bien que non.

Et ces jeunes qui n’auront pas l’opportunité de délocaliser leur pratique : qui pour répondre à leur désœuvrement ? comment va-t-on pallier aux vertus éducatives, aux valeurs de solidarité, de sociabilisation, de dépassement de soi, de vivre ensemble, véhiculées dans la pratique d’un sport ? Avez-vous mesuré les conséquences sociales en l’absence de propositions alternatives ? Il en va de votre responsabilité pour la jeunesse de notre ville, celle pour laquelle vous aimez à proclamer votre engagement.

Nous avons récemment fêté les 70 ans du CAMV omnisport. Vous y étiez, avec votre équipe. Vous avez pu constater l’engagement des acteurs du sport, parents, bénévoles, éducateurs sportifs dont le travail auprès de nos enfants permet à la ville de rayonner régulièrement en dehors de ses frontières.

Quel message de considération pour l’investissement, le travail fourni leur est donc transmis dans le silence de vos équipes et l’absence d’anticipation ?

L’année 2024 est une année spéciale pour les sportifs, c’est une année olympique. Mantes-la-Ville est labellisée « terre de jeux 2024 », elle accueillera dans quelques mois la flamme olympique, symbole par excellence des valeurs du sport. Et pendant ce temps-là, vos arbitrages condamnent à minima deux sections définitivement. Un paradoxe difficile à accepter pour les parents, électeurs que nous sommes et qui sera, sans nul doute, porter également au compteur du bilan de votre mandature.

Enfin, nous souhaitions porter une ultime question. Qui pour annoncer l’arrêt de la section à nos enfants Monsieur Le Maire ? Vous, vos équipes. Qui pour leur expliquer que la rigueur de leurs efforts, leur acharnement au travail, leur assiduité, leur fierté à représenter leur commune, à lui appartenir, leur plaisir de se retrouver, n’existera plus en septembre ?

Nous vous remercions donc de bien vouloir nous accorder audience dans les meilleurs délais afin de pouvoir échanger sur toutes les questions évoquées.

 

 

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Aurelie MOREAULanceur de pétition
Cette pétition avait 339 signataires

Le problème

A Mantes-la-Ville, le 9 Février 2024

 

Monsieur Le Maire, Mesdames, Messieurs Les Elus, chers membres du conseil municipal,

 

Dans la nuit du 20 au 21 mars 2021, Mantes-la-Ville vivait des heures sombres de son histoire sportive. En effet, le gymnase Aimé Bergeal partait en fumée en quelques heures à peine.

L’incendie de cette infrastructure, au-delà de traumatisme pour les administrés, a littéralement mis des sections sportives et leurs adhérents à la rue : les sports de combat, le twirling bâton et le handball. Et que dire des scolaires !

Trois ans plus tard, la section Handball en paye toujours le tribu, puisqu’elle a vu disparaitre presque 20% de ses licenciés ; des jeunes joueuses et joueurs contraints de se délocaliser dans les communes voisines pour donner vie à leur passion et des encadrants, bénévoles, parents devenus des itinérants du sport, sans gymnase fixe. Des conditions bien précaires pour faire évoluer la section au meilleur niveau.

Nous espérions tous que ces conditions hasardeuses et inconfortables de pratique sportive, conséquences d’un acte malveillant, n’auraient plus jamais à se reproduire.

En effet, Monsieur Le Maire, vous étiez, ce matin-là, sur les lieux, auprès des riverains, promettant yeux dans les yeux et main sur le cœur, votre volonté inébranlable de mettre tout en œuvre pour assurer la continuité sportive de notre ville.

Quelle n’a donc pas été notre surprise lorsque nous, parents des licencié(e)s de la section gymnastique, recevions, il y a quelques jours, un mail nous informant de l’arrêt de l’activité de la section pour la rentrée 2024/2025. La raison est simple : les travaux de réfection du gymnase Guimier.

Ainsi donc, nos enfants n’auront plus de lieu pour s’adonner à leur pratique sportive alors même, que plusieurs d’entre elles, encore récemment, portaient haut sur les podiums les couleurs de la ville : le jaune et le noir.

Une question nous taraude Monsieur Le Maire. Comment, alors que nous étions déjà amputés d’une infrastructure sportive, des travaux, pourtant indispensables depuis plus de 10 ans, n’ont-ils pas pu être différés à la livraison du « nouvel Aimé Bergeal » ?

Impossible aviez-vous répondu aux sections sportives qui vous interpellent sur le sujet depuis 2021. Et nous le comprenons bien : il s’agira là d’une belle réalisation au compteur du bilan de votre mandature.

A défaut, nous pouvions espérer votre mobilisation pour tout mettre en œuvre afin d’assurer la continuité sportive pendant les travaux.

Les associations sportives vous ont sollicité régulièrement pour connaître les dates prévisionnelles des dits travaux. Le but pour ces acteurs de la ville était de penser une solution collective.

Aucune information ne leur a été transmise en 2022. En mars 2023, lors de l’assemblée générale du CAMV omnisport, votre équipe n’était toujours pas en capacité de communiquer des dates.

Une réunion s’est tenue le 18 décembre 2023 avec les sections ; enfin les dates étaient communiquées : les travaux débuteront en décembre 2024, fin prévisionnelle décembre 2025, soient deux saisons sportives amputées.

Vous conviendrez, Monsieur Le Maire, qu’à six mois de la fin de la saison, l’information tombe un peu tard pour espérer trouver des solutions acceptables. En effet, une rentrée sportive se prépare bien en amont.

Alors nous vous posons la questions, Monsieur Le Maire, quelles solutions pour nos enfants et la pérennité de leur pratique sportive ?

·       L’hospitalité des communes voisines avez-vous soufflé. On sait la saturation des structures et particulièrement en ce qui concerne les sections gymnastiques, la difficulté de trouver des créneaux. Comment les clubs voisins pourraient absorber notre activité sportive ? Mais soit : où en sont les prises de contact avec les communes voisines ? Quand avez-vous pu rencontrer vos homologues sur cette question et qu’est-il ressorti de vos rencontres ?

 

·       La salle polyvalente de l’école Maupomet : une solution à priori peu adaptée. Après visite des lieux, la salle dispose de trop peu d’espace pour beaucoup de matériel pour nos gymnastes. Et quid alors des associations exploitant déjà la salle, dans des conditions précaires, en solution provisoire suite à l’incendie du Gymnase Aimé Bergeal : faut-il encore une fois déshabiller Paul pour habiller Jacques ?

Depuis 2021, les acteurs du sport réclament leur besoin d’anticipation sur cette question. Force de proposition, ils souhaitaient porter avec vous la charge de la solution : ils vous ont proposé une structure sportive éphémère.

·       Un gymnase éphémère : idéal pour absorber les sections à la rue mais également une solution pour les scolaires.

En 2021, la proposition était rejetée sur le motif financier : trop cher. Nous nous posons alors la question du financement du projet de construction de terrain de Padel en cours sur notre commune. A quel besoin du public répond ce projet ? Nous ne doutons pas que ce projet sera également rejeté faute de financement suffisant, surtout lorsque l’on sait que la section Tennis, section historique, ne dispose toujours pas de terrain couvert.

En septembre 2022, la proposition était de nouveau rejetée au motif cette fois de l’absence de foncier pour l’accueillir. Et pourquoi pas le plateau d’évolution accolé à l’ancien gymnase Aimé Bergeal ? Les sociétés expertes, récemment contactées pour étudier la faisabilité du projet, confirment que cet espace sera tout à fait exploitable pour un gymnase éphémère.

La fermeture du gymnase Guimier impacte plusieurs sections dont l’escalade soit 170 licenciés, la gymnastique soit 160 licenciés et le basket soit 280 licenciés. C’est l’avenir sportif de 580 pratiquants que votre manque d’anticipation, votre absence de communication avec les acteurs hypothèquent.

Combien de temps, à votre avis Monsieur Le Maire, faut-il à une section qui s’arrête brutalement pour se reconstruire ? Combien de jeunes sportives et sportifs vont devoir aller exploiter leur talent dans d’autres clubs ? Reviendront-ils après les travaux ? Nous savons bien que non.

Et ces jeunes qui n’auront pas l’opportunité de délocaliser leur pratique : qui pour répondre à leur désœuvrement ? comment va-t-on pallier aux vertus éducatives, aux valeurs de solidarité, de sociabilisation, de dépassement de soi, de vivre ensemble, véhiculées dans la pratique d’un sport ? Avez-vous mesuré les conséquences sociales en l’absence de propositions alternatives ? Il en va de votre responsabilité pour la jeunesse de notre ville, celle pour laquelle vous aimez à proclamer votre engagement.

Nous avons récemment fêté les 70 ans du CAMV omnisport. Vous y étiez, avec votre équipe. Vous avez pu constater l’engagement des acteurs du sport, parents, bénévoles, éducateurs sportifs dont le travail auprès de nos enfants permet à la ville de rayonner régulièrement en dehors de ses frontières.

Quel message de considération pour l’investissement, le travail fourni leur est donc transmis dans le silence de vos équipes et l’absence d’anticipation ?

L’année 2024 est une année spéciale pour les sportifs, c’est une année olympique. Mantes-la-Ville est labellisée « terre de jeux 2024 », elle accueillera dans quelques mois la flamme olympique, symbole par excellence des valeurs du sport. Et pendant ce temps-là, vos arbitrages condamnent à minima deux sections définitivement. Un paradoxe difficile à accepter pour les parents, électeurs que nous sommes et qui sera, sans nul doute, porter également au compteur du bilan de votre mandature.

Enfin, nous souhaitions porter une ultime question. Qui pour annoncer l’arrêt de la section à nos enfants Monsieur Le Maire ? Vous, vos équipes. Qui pour leur expliquer que la rigueur de leurs efforts, leur acharnement au travail, leur assiduité, leur fierté à représenter leur commune, à lui appartenir, leur plaisir de se retrouver, n’existera plus en septembre ?

Nous vous remercions donc de bien vouloir nous accorder audience dans les meilleurs délais afin de pouvoir échanger sur toutes les questions évoquées.

 

 

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Aurelie MOREAULanceur de pétition

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Pétition lancée le 9 février 2024