Petition updatePour le maintien de l'Ariam Ile-de-France. Soutient essentiel au partage de la culture.Maintien de L'ARIAM Musique & Danse. Lettre de sollicitation adressée à la ministre de la culture.
Didier ROBINAcheres, France
Mar 10, 2017
Objet : Sollicitation pour le maintien de l’Ariam Ile-de-France Madame la Ministre, La Région Ile-de-France a décidé, en janvier 2017, de supprimer l’Ariam Ile-de-France. L’exécutif régional, ainsi que sa directrice culture, n’ont jamais sollicité de concertation avec vos services, alors que cette structure est financée par la DRAC Ile-de-France, à hauteur de 20 %. Cette annonce a provoqué une vive incompréhension et une grande mobilisation d’associations, de fédérations et des publics de l’Ariam ; une pétition de soutien, initiée par un collectif d’usagers, a recueilli à ce jour près de 10 000 signatures. C’est au nom de l’ensemble des acteurs franciliens et d’autres régions qui ont déjà bénéficié des services rendus par l’Ariam, individus et responsables de structures, tous extrêmement attachés à la sauvegarde de ce lieu ressource pour tous les professionnels, que nous vous écrivons. L’Ariam Ile-de-France est l’une des premières Agences Régionales créée en 1975 par Marcel Landowski, alors directeur de la musique, de l’art lyrique et de la danse et auteur du « plan décennal pour la musique » auprès d’André Malraux, Ministre de la Culture. Comme les autres agences régionales, elle est devenue un outil privilégié de partenariat entre l’État et la Région. Par sa capacité à accueillir l’innovation et l’expérimentation, à repérer, collecter, exploiter et faire circuler l’information, à animer des réseaux et à favoriser les échanges de « bonnes pratiques », à conseiller les structures et les professionnels et à accompagner l’évolution de leurs pratiques, l’Ariam contribue puissamment à l’interaction entre les politiques culturelles et les projets des structures d’enseignement artistique, à la consolidation de l’emploi des professionnels du secteur et à l’évolution de leurs pratiques artistiques et pédagogiques. L’Ariam a en outre, tout au long de ses 41 années d’existence, fait état de sa capacité à se réformer pour s’adapter aux transformations politiques et culturelles des territoires. Supprimer l’Ariam sans aucune concertation avec le partenaire étatique, c’est se priver d’un opérateur efficace de convergence des politiques culturelles publiques – quand le partage de la responsabilité en matière culturelle entre l’État et les collectivités territoriales est clairement institué par la loi NOTRE et que la situation de crise budgétaire que nous connaissons impose plus que jamais la fixation en commun d’objectifs et de moyens pour les atteindre. Les rapports de Jérôme Bouët (Pour relancer le partenariat entre l’État et les collectivités territoriales dans le domaine culturel, 2010) ou d’Anne Chiffert et Gilles Butaud (Les agences régionales un atout pour le spectacle vivant, 2012) confirment d’ailleurs tous deux la pertinence d’outils partenariaux à l’échelon régional et départemental.
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