Petition updateNon aux incitations à l'abattage des chevaux !Chevaux non désirés : mais qui est responsable ?
Amélie TSAAG VALRENJosselin, France
Oct 12, 2015
Lorsqu'il s'agit de désigner des responsables au problème des "chevaux non-désirés", c'est (presque) toujours sur les mêmes que les accusations de "décideurs" tombent. Participez à un colloque officiel, on vous y parlera vite de ces gens qui achètent un jeune cheval, cochent la case d'exclusion de la consommation humaine sur ses papiers "pour des raisons sentimentales", et ne veulent plus le gérer s'il vient à devenir non-montable à cause de l'âge ou d'un problème de santé. Qui sont-ils ? Des propriétaires de loisir. C'est à cause d'eux seuls, de leur ignorance et de leur absence de responsabilités, que la maltraitance augmenterait et qu'il faudrait interdire l'exclusion définitive des chevaux de la filière viande. A cause d'eux seuls, un "sas de blanchiment" de six mois serait la seule manière de gérer ces chevaux non-désirés qu'ils jettent par milliers. C'est à cause d'eux seuls qu'il faudrait imposer des assurances fin de vie pour les chevaux exclus de l'abattage par choix idéologique. Non, le problème des "chevaux non-désirés" ne serait pas né avec la fin de l'équarrissage public. Non, les éleveurs de trotteurs et de pur-sang, qui envoient les trois-quarts de leurs animaux à la réforme à un âge précoce, n'y seraient pour rien. Non, les maquignons qui mentent à ces mêmes propriétaires de loisir en leur faisant miroiter une retraite heureuse pour leur cheval, ne feraient que leur métier de maquignon. Les propriétaires de loisir sont de gros naïfs qui vivent au pays des Bisounours ! Croire quelqu'un sur parole, quel crime ! Non, les gérants de centres équestres qui se plaignent de la "sensiblerie" de leur clientèle féminine n'y seraient pour rien. Il n'y a d'ailleurs aucun problème éthique dans le fait d'exploiter un animal pendant vingt ans pour l'abattre ensuite. Aucun manque de professionnalisme dans le fait d'insulter sa clientèle non plus. Non, les fausses associations de "protection du cheval" qui inondent le web d'annonces "urgence abattoir" (provenant parfois du papa maquignon) n'y seraient pour rien. Elles ne font que générer un bénéfice légal, en revendant des chevaux (y compris sans puce et sans papiers) plus cher qu'au prix de la viande, main dans la main avec le maquignon. Chacun sa part, les affaires sont les affaires ! Non, il n'y a aucun problème sanitaire ou de bien-être animal dans les abattoirs. Ils sont tous aux normes. Ils ne ratent jamais un étourdissement. Aucune fraude dans cette filière. Et surtout, les chevaux sont extrêmement bien traités durant l'engraissage qui précède leur revente. Ils ne subissent aucune blessure, ne ressentent aucune souffrance. Les maquignons les traitent comme leurs propres enfants. ... Ceci est bien évidemment un message ironique... [...] La filière peut se permettre de généraliser les accusations contre les propriétaires de loisir. Au contraire, chez les professionnels des courses, des centres équestres et de la viande, l'honnêteté et le respect du cheval doivent être présentés comme la règle, les brebis galeuses comme la malheureuse exception. Ces filières ont des "décideurs" représentés au sein de la filière équine française, pas les propriétaires de loisir. Quand les responsables de la filière cheval nous parlent d'incitations à l'abattage pour le bien-être animal, ils tentent de nous faire croire qu'ils seraient motivés uniquement par de bienveillantes considérations sur la souffrance des chevaux. Il n'y aurait là aucune pression du lobbying hippophagique. Aucune. Pourtant, lorsque nous regardons la liste des intervenants de ces mêmes colloques, les intérêts de la filière viande ne sont jamais bien loin. Mise à jour inspirée par un message de Carina Mac Laughlan, présidente du Refuge de Darwyn France (merci à elle).
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