Petition updatePour le droit à une Mobilité Verticale Assurée pour toutes et tous !Après la mort d’Othmane 7 ans, l’ascensoriste condamné en appel
Fouad BEN AHMEDFrance
9 Nov 2020

Le petit garçon de 7 ans avait été retrouvé asphyxié dans la cabine d’un ascenseur qui avait connu de multiples pannes.

La justice a confirmé la responsabilité de l'ascensoriste Otis dans le drame qui a coûté la vie au jeune Othmane, en octobre 2015 à Mantes-la-Jolie.
La cour d'Appel de Versailles vient de condamner l'entreprise, poursuivie pour homicide involontaire, à 60 000 € d'amende. Une peine similaire avait été prononcée en octobre 2018 par le tribunal correctionnel de Versailles.
Une procédure civile doit désormais avoir lieu afin d'estimer le montant des dommages et intérêts pour les parents du petit garçon décédé à 7 ans. « Depuis la mort de leur enfant, la vie de la famille est comme suspendue, confie Me Charles Morel, avocat des parents de la jeune victime. Ce jugement nous satisfait. Désormais, ils veulent voir le bailleur condamné.»
Bloqué entre le rez-de-chaussée et le 1er étage
Le garçonnet est mort le 10 octobre 2015. Il était sorti faire une course en trottinette mais, ne rentrant pas, sa famille avait lancé des recherches dans le quartier. Il avait finalement été retrouvé par ses proches dans l'ascenseur, bloqué entre le rez-de-chaussée et le premier étage de son immeuble de la rue Louis-Blériot. Son cou était coincé entre la porte et le guidon de sa trottinette et l'enfant était mort étouffé. Aujourd'hui encore, les circonstances qui ont conduit à cet effroyable scénario restent assez floues.

Les magistrats ont toutefois estimé qu'un dysfonctionnement de l'appareil était à l'origine du drame. Par ailleurs, des habitants avaient relevé les pannes récurrentes de la machine.
Otis s'est toujours défendu d'un défaut d'entretien. La cabine avait été inspectée quelques heures avant le drame. Lors d'une précédente audience particulièrement éprouvante pour la famille, l'avocat de l'ascensoriste avait pointé la responsabilité des proches de la victime : « La loi impose la présence d'un adulte en dessous de 12 ans, avait indiqué M Rémy Douarre. Si l'enfant n'avait pas été seul, l'accident serait peut-être survenu, mais il ne serait sans doute pas décédé. » Il avait également critiqué le choix d'emmener l'enfant aussitôt en voiture à l'hôpital plutôt que d'attendre les secours.

 

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