
Le 28 février 2023 Mediabask publiait une tribune de Madame Trounday, présentée par la conseillère départementale comme un "droit de réponse" à notre lettre ouverte du 9 février.
Mediabask ne souhaitant pas publier notre réponse, la voici ici reproduite dans sa totalité :
LETTRE EN RÉPONSE À MADAME ANNICK TROUNDAY
VICE-PRÉSIDENTE DU CONSEIL DÉPARTEMENTAL DES PYRÉNÉES ATLANTIQUES
Saint Jean Pied de Port, le 7 avril 2023
Madame La Vice-Présidente,
La meilleure manière de nous connaître, puisque telle est votre préoccupation, serait d'accepter de nous recevoir comme l'ont fait plusieurs élus que nous avons rencontrés. D'ailleurs, certains d'entre eux font partie du COPIL que vous avez mis en place et vos interrogations sur nos identités auraient reçu réponse en vous renseignant auprès d'eux. Sans parler de l’un d’entre nous qui a été interviewé deux fois à la radio et par la presse écrite que vous devez suivre.
Non, nous ne nous cachons pas ! Le collectif Bide Berria mobilise des citoyens (un millier de signatures papier et internet de notre pétition) soucieux de la sécurité et de la qualité de vie menacées par une circulation dense à l'intérieur d'une petite agglomération dont la voirie n'est plus adaptée et qui n'a pas évolué depuis 50 ans. 600 poids lourds et tracteurs par jour en plein centre-ville, 12 000 véhicules par jour hors saison. De quoi s'inquiéter, non ?! Or, aucun maire, aucun élu n'est arrivé à trouver une solution, laissant même se dégrader la route départementale qui n'assure plus une circulation piétonnière sans risque. Cette situation catastrophique est inouïe et paradoxale pour une ville très touristique comme Saint Jean Pied de Port. Comment y rester indifférent ?
Alors, pourquoi nous ignorer au lieu d'encourager une telle initiative ?
C'est d'autant plus inadmissible que vous indiquez que « les collectivités en général et le Conseil Départemental en particulier […] font vivre la démocratie participative ». Où est la démocratie participative quand on refuse de recevoir les coordinateurs d'un collectif de citoyens, quand on les écarte de la préparation d'un projet majeur pour l'amélioration de leur vie quotidienne, quand on se borne à les informer au terme des travaux ?
C'est pourquoi au-delà du rôle de catalyseur que le département, la CAPB, le syndicat des mobilités et le pôle territorial Garazi Baigorri peuvent mettre en oeuvre, il nous semble qu'une représentation citoyenne au sein du COPIL conforterait l'indispensable médiation pour un consensus sur les solutions d'intérêt général.
La longue histoire de ce projet de plus d'un demi-siècle justifie de notre part un doute légitime sur la volonté et le courage de quelques élus de dépasser l'esprit de clocher et de partager une réelle solidarité intercommunale. Alors pourquoi ne pas admettre au COPIL davantage de maires faisant partie du Pôle Garazi Baigorri ? Ce n'est pas le chemin que vous prenez car, tout en reconnaissant « la nécessaire association de la population à ce projet », vous n'associez que très marginalement administrés et élus. C’est dommage car sur le fond nous pourrions nous rejoindre, notamment sur la prise en compte du trafic de transit qui nous parait être une excellente approche de la problématique de désengorgement.
Si le projet cette fois encore ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices malgré la « nouvelle méthode de travail », Bide Berria souhaite son succès mais, pour en être plus sûr, vous renouvelle sa demande d'être reçu et d'user de votre influence pour lui accorder une modeste place au sein du COPIL.
Recevez, Madame La Vice-Présidente, l’expression de nos salutations sincères et dévouées.
Le Collectif Bide Berria