Pour la rue du Professeur Perrin


Pour la rue du Professeur Perrin
Le problème
Bonjour,
Je me permets d’attirer votre attention sur le projet de nos employés municipaux de mettre la rue du Professeur Perrin de Lorient en sens unique montant du rond-point du Pont des Indes vers le Cours de Chazelles. Je m’insurge contre cette mesure unilatérale (sic) pour différentes raisons. Sans parler de qu’ils auraient peut-être mieux à faire.
1) Qui la situation actuelle de cette rue, qui n’a pas bougé depuis 1947, dérange ? Les flots de voitures lanestériennes et autres communes orientales qui déboulent vers Lorient, je présume. La mairie roule implicitement pour eux et non pour nous. Non contentes de boucher déjà la rue Chaigneau, saturée matin, midi et soir, ces voitures pas toutes électriques, loin s’en faut, pourraient ainsi en faire de même, sinon s’en donner à cœur joie dans la rue Professeur Perrin au bout de laquelle se trouve, je vous le rappelle, un stop !
Justement, disons stop à ce projet. Il est encore temps. Anticipons avant qu’il ne soit trop tard.
2) L’idée à peine voilée, que dis-je revendiquée par les instigateurs de ce projet qui osent tout, c’est même à cela qu’on les reconnaît, est de faciliter la vie des gens qui viendraient de l’extérieur en voiture prendre le train. C’est effectivement la principale destination où mène la rue Professeur Perrin puisqu’il y a une interdiction de tourner à gauche vers le centre-ville. On ne peut tourner qu’à droite et emprunter le Cours de Chazelles où l’on rencontre au bout de seulement quelque mètres un feu rouge qui permet par intermittence de tourner à gauche afin de rejoindre la gare côté Nord. Vous savez, toute cette zone quasiment abandonnée par nos employés municipaux depuis qu’ils ont créé un accès Sud à la gare afin de plaire à la clientèle du centre-ville et des communes littorales.
Autrement dit, puisqu’aux alentours de la gare et bien au-delà, le stationnement est saturé, nos employés comptent faire de tout le quartier de la Ville en Bois un immense parking relais. S’ils ne s’en rendent pas compte, c’est encore pire ! Vous me direz que c’est déjà le cas. En haut de notre quartier, il y a déjà les voitures de ceux qui prennent le train tandis qu’en bas, il y a les voitures de ceux qui vont ou travaillent à l’hôpital. Soit un nombre de gens bien plus important que les simples clients, pour ne pas dire usagers, naguère de La Bougie désormais fermée pour cause de Covid, pour ceux qui connaissent. Notons que nos employés semblent avoir tout de même conscience du désagrément puisqu’ils ont instauré eu haut du quartier une limitation de stationnement à trois heures. Ils n’ont toutefois visiblement pas compris que cela ne fait que déplacer le problème ! Il reste encore le milieu du quartier à conquérir. Gageons que ce sera chose faite si leur projet va jusqu’au bout.
3) Après réflexion, je me dis que nos employés doivent s’en foutre du sort des automobilistes, presque autant que des habitants du quartier. Voire même que tout cela les arrange, non pas par quelque complot improbable mais tout bêtement par idéologie de tout faire pour vous emmerder jusqu’à vous dégoûter de la « bagnole » qu’ils méprisent probablement. D’où d’ailleurs l’idée d’installer en même temps que le sens unique des chicanes afin de ralentir le flux quasi-gastrique remontant.
Car le projet s’accompagne d’une sacro-sainte piste cyclable. Tout s’éclaire, si on peut dire ironiquement puisqu’une grande partie du quartier est volontairement plongée dans l’obscurité la nuit, encourageant les agressions et les cambriolages. Dans ce projet, c’est la piste cyclable qui est prioritaire. C’est cette catégorie de privilégiés qui sera favorisée. Il faut reconnaître qu’il était difficile de monter comme de descendre la rue du Professeur Perrin à vélo puisqu’on risquait toujours d’être frôlé par les voitures. Les vélos vont dorénavant s’accaparer un des deux trottoirs piétonniers, vraisemblablement celui qui longe la voie ferrée, d’où ils pourront jubiler en narguant les voitures arrêtées, soit par le stop du haut de la rue, soit parce qu’elles seraient déjà en stationnement.
4) Je déplore la méthode faussement scientifique d’une « expérimentation ». Pendant un mois, la rue va être mise en sens unique, pour voir ce que ça fait, comme dans L’apprenti-sorcier de Walt Disney.
Économisons notre temps et notre argent. Parions que je peux d’ores et déjà donner le résultat de « l’expérimentation ». Est-ce qu’ils pensent que s’il n’y avait qu’un sens, il y aurait deux fois moins de voitures ? Il faut être proche de la débilité mentale pour croire cela ! Ce n’est pas gênant en soi mais une telle disposition d’esprit n’a pas forcément mandat à diriger notre circulation urbaine et nos vies plus que cela ne le fait déjà dans le marigot politique où c’est répandu. Assurément, si vous offrez un boulevard, une porte de sortie aux automobilistes embouteillés sur le rond-point, cela va faire appel d’air. Évidemment qu’ils vont passer par là, quitte à se retrouver ensuite un peu plus loin dans un autre bouchon, comme par magie avec ce tour de passe ou ne passe pas. Ce projet ne résout rien. Il ne fait que déranger un peu plus de monde. Ca doit être ça, leur conception de l’égalité.
Ce qui me chagrine également dans cette volonté de destruction de la situation actuelle, c’est qu’ils ne prennent même pas la peine de faire semblant d’envisager au moins deux possibilités : il y aurait aussi celle de la voie descendante. Pourquoi refuser de l’expérimenter ? Parce qu’elle est hors de question ? Parce que cela reviendrait peu ou prou au flux actuel ? La rue Professeur Perrin est effectivement utilisé majoritairement par les habitants de notre quartier qui rentrent du centre-ville. Normal, vu la galère lorsqu’on est en bas de la rue, au niveau du rond-point, au « Cédez le passage » qui était précédemment une priorité à droite et qu’on veut prendre le Pont des Indes, peu de lanestériens s’y aventurent, préférant naturellement passer par la rue Chaigneau. A terme, vous espérez quoi ? Que ces deux rues soient à sens unique, que les lanestériens montent par l’une le matin et descendent par l’autre le soir ?
5) Je déteste la manière de l’affirmation que cela « aurait vocation à devenir pérenne en cas d’adhésion des riverains. » Tout le monde sait très bien que vous avez déjà décidé ! Or, ce n’est pas parce qu’il y aura quelques chiffres à nous avancer en guise d’argument que votre volonté ne restera pas arbitraire ! A qui voulez-vous faire croire à une concertation ? Vous êtes venu tâter le terrain à bicyclette, comme Yves Montand, et reviendrez sans doute essayer de nous convaincre mais cela ne relève pas pour autant du débat, ni de la démocratie. Est-ce que seuls les habitants du quartier vont décider ? Bien sûr que non. Qui alors ? L’ensemble des Lorientais ? Les habitants de l’agglomération ? Le conseil municipal ? Les employés de la mairie ? Est-ce qu’il y aura une sorte de référendum ? Je ne suis pas du tout au courant des arcanes du pouvoir puisque je me tiens d’ordinaire au maximum à distance des gens qui veulent avoir du pouvoir sur moi. Toutefois, je souligne que c’est nous qui avons élu et payons ces personnes. Ce sont eux qui sont à notre service et non pas le contraire.
6) Bref, on voit bien que c’est fait non seulement en dépit du bon sens mais au détriment des habitants du quartier de la Ville en Bois. Le plus infâme, c’est la logique typiquement malsaine à l’œuvre : nous présenter les choses comme si c’était une bonne chose pour le quartier plutôt que d’assumer de nous entourlouper. Nous traiter mal en prétendant que c’est pour notre bien. Nous flatter pour obtenir notre consentement. Nous enfumer pour qu’on ne voit pas que vous allez faire disparaître ladite quiétude du voisinage, contrairement aux fumées des pots d’échappement qui, elles, encrassent nos façades.
7) En somme, chat échaudé craint l’eau froide. Vous avez pratiqué cette méthode à maintes reprises. Par exemple en nous faisant croire que ce serait merveilleux d’avoir un hôpital à proximité, malgré les dix mille voitures, ambulances et autres hélicoptères qui passeraient dans le coin. Soit dit en passant, expliquez aux ambulanciers qu’aucune sirène n’a jamais réussi à dégager un passage lorsque tout le monde, à l’instar d’Ulysse, est coincé, cela se saurait.
Enfin, vous nous avez également menti éhontément lorsque vous disiez que le Pont des Indes serait réservé aux bus et vélos. Chiche ! Faites-le. Bonne idée. Là, j’applaudirai et votre initiative actuelle, j’espère tout sauf populaire, tomberait à l’eau.
Merci de votre attention et de votre participation
David Monnier
5
Le problème
Bonjour,
Je me permets d’attirer votre attention sur le projet de nos employés municipaux de mettre la rue du Professeur Perrin de Lorient en sens unique montant du rond-point du Pont des Indes vers le Cours de Chazelles. Je m’insurge contre cette mesure unilatérale (sic) pour différentes raisons. Sans parler de qu’ils auraient peut-être mieux à faire.
1) Qui la situation actuelle de cette rue, qui n’a pas bougé depuis 1947, dérange ? Les flots de voitures lanestériennes et autres communes orientales qui déboulent vers Lorient, je présume. La mairie roule implicitement pour eux et non pour nous. Non contentes de boucher déjà la rue Chaigneau, saturée matin, midi et soir, ces voitures pas toutes électriques, loin s’en faut, pourraient ainsi en faire de même, sinon s’en donner à cœur joie dans la rue Professeur Perrin au bout de laquelle se trouve, je vous le rappelle, un stop !
Justement, disons stop à ce projet. Il est encore temps. Anticipons avant qu’il ne soit trop tard.
2) L’idée à peine voilée, que dis-je revendiquée par les instigateurs de ce projet qui osent tout, c’est même à cela qu’on les reconnaît, est de faciliter la vie des gens qui viendraient de l’extérieur en voiture prendre le train. C’est effectivement la principale destination où mène la rue Professeur Perrin puisqu’il y a une interdiction de tourner à gauche vers le centre-ville. On ne peut tourner qu’à droite et emprunter le Cours de Chazelles où l’on rencontre au bout de seulement quelque mètres un feu rouge qui permet par intermittence de tourner à gauche afin de rejoindre la gare côté Nord. Vous savez, toute cette zone quasiment abandonnée par nos employés municipaux depuis qu’ils ont créé un accès Sud à la gare afin de plaire à la clientèle du centre-ville et des communes littorales.
Autrement dit, puisqu’aux alentours de la gare et bien au-delà, le stationnement est saturé, nos employés comptent faire de tout le quartier de la Ville en Bois un immense parking relais. S’ils ne s’en rendent pas compte, c’est encore pire ! Vous me direz que c’est déjà le cas. En haut de notre quartier, il y a déjà les voitures de ceux qui prennent le train tandis qu’en bas, il y a les voitures de ceux qui vont ou travaillent à l’hôpital. Soit un nombre de gens bien plus important que les simples clients, pour ne pas dire usagers, naguère de La Bougie désormais fermée pour cause de Covid, pour ceux qui connaissent. Notons que nos employés semblent avoir tout de même conscience du désagrément puisqu’ils ont instauré eu haut du quartier une limitation de stationnement à trois heures. Ils n’ont toutefois visiblement pas compris que cela ne fait que déplacer le problème ! Il reste encore le milieu du quartier à conquérir. Gageons que ce sera chose faite si leur projet va jusqu’au bout.
3) Après réflexion, je me dis que nos employés doivent s’en foutre du sort des automobilistes, presque autant que des habitants du quartier. Voire même que tout cela les arrange, non pas par quelque complot improbable mais tout bêtement par idéologie de tout faire pour vous emmerder jusqu’à vous dégoûter de la « bagnole » qu’ils méprisent probablement. D’où d’ailleurs l’idée d’installer en même temps que le sens unique des chicanes afin de ralentir le flux quasi-gastrique remontant.
Car le projet s’accompagne d’une sacro-sainte piste cyclable. Tout s’éclaire, si on peut dire ironiquement puisqu’une grande partie du quartier est volontairement plongée dans l’obscurité la nuit, encourageant les agressions et les cambriolages. Dans ce projet, c’est la piste cyclable qui est prioritaire. C’est cette catégorie de privilégiés qui sera favorisée. Il faut reconnaître qu’il était difficile de monter comme de descendre la rue du Professeur Perrin à vélo puisqu’on risquait toujours d’être frôlé par les voitures. Les vélos vont dorénavant s’accaparer un des deux trottoirs piétonniers, vraisemblablement celui qui longe la voie ferrée, d’où ils pourront jubiler en narguant les voitures arrêtées, soit par le stop du haut de la rue, soit parce qu’elles seraient déjà en stationnement.
4) Je déplore la méthode faussement scientifique d’une « expérimentation ». Pendant un mois, la rue va être mise en sens unique, pour voir ce que ça fait, comme dans L’apprenti-sorcier de Walt Disney.
Économisons notre temps et notre argent. Parions que je peux d’ores et déjà donner le résultat de « l’expérimentation ». Est-ce qu’ils pensent que s’il n’y avait qu’un sens, il y aurait deux fois moins de voitures ? Il faut être proche de la débilité mentale pour croire cela ! Ce n’est pas gênant en soi mais une telle disposition d’esprit n’a pas forcément mandat à diriger notre circulation urbaine et nos vies plus que cela ne le fait déjà dans le marigot politique où c’est répandu. Assurément, si vous offrez un boulevard, une porte de sortie aux automobilistes embouteillés sur le rond-point, cela va faire appel d’air. Évidemment qu’ils vont passer par là, quitte à se retrouver ensuite un peu plus loin dans un autre bouchon, comme par magie avec ce tour de passe ou ne passe pas. Ce projet ne résout rien. Il ne fait que déranger un peu plus de monde. Ca doit être ça, leur conception de l’égalité.
Ce qui me chagrine également dans cette volonté de destruction de la situation actuelle, c’est qu’ils ne prennent même pas la peine de faire semblant d’envisager au moins deux possibilités : il y aurait aussi celle de la voie descendante. Pourquoi refuser de l’expérimenter ? Parce qu’elle est hors de question ? Parce que cela reviendrait peu ou prou au flux actuel ? La rue Professeur Perrin est effectivement utilisé majoritairement par les habitants de notre quartier qui rentrent du centre-ville. Normal, vu la galère lorsqu’on est en bas de la rue, au niveau du rond-point, au « Cédez le passage » qui était précédemment une priorité à droite et qu’on veut prendre le Pont des Indes, peu de lanestériens s’y aventurent, préférant naturellement passer par la rue Chaigneau. A terme, vous espérez quoi ? Que ces deux rues soient à sens unique, que les lanestériens montent par l’une le matin et descendent par l’autre le soir ?
5) Je déteste la manière de l’affirmation que cela « aurait vocation à devenir pérenne en cas d’adhésion des riverains. » Tout le monde sait très bien que vous avez déjà décidé ! Or, ce n’est pas parce qu’il y aura quelques chiffres à nous avancer en guise d’argument que votre volonté ne restera pas arbitraire ! A qui voulez-vous faire croire à une concertation ? Vous êtes venu tâter le terrain à bicyclette, comme Yves Montand, et reviendrez sans doute essayer de nous convaincre mais cela ne relève pas pour autant du débat, ni de la démocratie. Est-ce que seuls les habitants du quartier vont décider ? Bien sûr que non. Qui alors ? L’ensemble des Lorientais ? Les habitants de l’agglomération ? Le conseil municipal ? Les employés de la mairie ? Est-ce qu’il y aura une sorte de référendum ? Je ne suis pas du tout au courant des arcanes du pouvoir puisque je me tiens d’ordinaire au maximum à distance des gens qui veulent avoir du pouvoir sur moi. Toutefois, je souligne que c’est nous qui avons élu et payons ces personnes. Ce sont eux qui sont à notre service et non pas le contraire.
6) Bref, on voit bien que c’est fait non seulement en dépit du bon sens mais au détriment des habitants du quartier de la Ville en Bois. Le plus infâme, c’est la logique typiquement malsaine à l’œuvre : nous présenter les choses comme si c’était une bonne chose pour le quartier plutôt que d’assumer de nous entourlouper. Nous traiter mal en prétendant que c’est pour notre bien. Nous flatter pour obtenir notre consentement. Nous enfumer pour qu’on ne voit pas que vous allez faire disparaître ladite quiétude du voisinage, contrairement aux fumées des pots d’échappement qui, elles, encrassent nos façades.
7) En somme, chat échaudé craint l’eau froide. Vous avez pratiqué cette méthode à maintes reprises. Par exemple en nous faisant croire que ce serait merveilleux d’avoir un hôpital à proximité, malgré les dix mille voitures, ambulances et autres hélicoptères qui passeraient dans le coin. Soit dit en passant, expliquez aux ambulanciers qu’aucune sirène n’a jamais réussi à dégager un passage lorsque tout le monde, à l’instar d’Ulysse, est coincé, cela se saurait.
Enfin, vous nous avez également menti éhontément lorsque vous disiez que le Pont des Indes serait réservé aux bus et vélos. Chiche ! Faites-le. Bonne idée. Là, j’applaudirai et votre initiative actuelle, j’espère tout sauf populaire, tomberait à l’eau.
Merci de votre attention et de votre participation
David Monnier
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Pétition lancée le 5 avril 2025