

Ils ne doutent de rien…
Madame Janodet en plus d’être maire d’Orly, occuperait-elle une quelconque fonction dans la magistrature qui lui permettrait de connaître dès à présent, l’issue des contentieux toujours en instance.
A voir la précipitation avec laquelle ils ont organisé une réunion publique pour faire la promotion des logements du promoteur Pierreval ou la célérité avec laquelle ils ont posé un panneau d’affichage annonçant péremptoirement « ici prochainement, devenez propriétaire avec vue sur la nature ! », sans attendre que la justice se soit prononcée, nous ne pouvons que nous poser la question.
Il est remarquable que le maire, en tant que premier magistrat de la ville, fasse aussi peu de cas de la justice. Bientôt il affichera sur le fronton de la mairie : « Le droit, c’est moi ».
Après certains s’étonneront du perte du sens, de la perte d’autorité, du fossé qui se creuse entre les citoyens et la politique, comment peut-il en être autrement quand l’autorité municipale fait si peu de cas des droits accordés aux citoyens pour contester les décisions qui leur paraissent arbitraires et allant contre la santé publique, contre l’intérêt général, contre la biodiversité et la nature en ville.
Bien que ce panneau d’affichage puisse donner l’impression d’un bétonnage inéluctable, il n’en est rien.
Il faut se rappeler que notre situation au début de la mobilisation du bois Grignon était des plus critiques, nous n’avons aucune connaissance, aucun moyen, rien.
Nous avions juste notre détermination pour préserver le bois Grignon. Onze ans plus tard, nous sommes toujours là, mobilisés et dans une situation plus confortable qu’à nos débuts.
Nous nous battons pour les arbres, pour la vie qu’ils abritent, mais aussi pour la Justice et la Vérité. Quand nous parlons de Justice, c’est la Justice avec un grand « J », avec l’idée de combattre ce que l’arbitraire doublée d’incompétence veut nous imposer pour favoriser les intérêts financiers au détriment de la vie.
La justice des hommes ne nous a pas été favorable jusqu’à présent.
Mais il n’y a pas que la justice des hommes. Il y a une autre Justice qui s’exerce et qui par des voies connues d’elle seule, triomphe de tout.
C’est pour cela qu’il faut rester confiant.
Quand nous prenons le temps de regarder tranquillement les choses, nous voyons que la maire et son promoteur font preuve d’une fébrilité certaine. Comment expliquer cette précipitation à poser le panneau pour pré-commercialiser les 50 logements si ce n’est qu’ils sont eux-mêmes pris par le temps à tel point qu’ils ne peuvent plus attendre que le tribunal juge l’affaire.
En général un promoteur s’assure de commercialiser 50 % de son programme avant de le lancer.
Alors nous pouvons supposer qu’ils ont peur de ne pouvoir réussir la vente de leurs logements si les choses trainent encore trop longtemps.
Cet article du Monde semble confirmer cette impression :
https://www.lemonde.fr/.../immobilier-le-marche-a-ralenti
N’oublions pas non plus que s’ils prenaient le risque de construire et que le tribunal nous est favorable, ils auront l’obligation de détruire la construction.
Alors restons confiants, restons mobilisés et regardons les faire naufrage.