Pour la levée de l’interdiction d’accès de M. au centre Migros Métro Renens

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The Issue

À l’attention de la Direction du Centre Migros Renens,

Nous établissons cette pétition à la suite d’un incident survenu à la brasserie Le Milord du centre Migros Métro Renens 


Contexte de l’incident

M., étudiante à l'EPFL en situation de handicap (autisme et difficultés physiques chroniques), est passé devant le café restaurant Le Milord, au centre Migros de Renens, en revenant d'un RDV médical.

Un panneau à l’entrée proposait les menus de la semaine, dont une entrecôte au café de Paris avec légumes et salade pour 24.50 CHF. Une note indiquait clairement que tous les plats chauds du restaurant - sans préciser uniquement les menus - étaient servis avec une salade.

 

 

 

 

 

 

 

M. était en fin de mois, et il lui restait 40frs sur son compte avant de recevoir sa pension le lendemain. Ce genre de petit plaisir, M. se l'accorde rarement, mais après un mois émotionnellement difficile et épuisant dans sa santé, elle a souhaité s'offrir un petit moment de réconfort.

Arrivée au comptoir, il lui a été expliqué qu’après 14h, les menus de la semaine n’étaient plus servis, mais que les plats à la carte restaient disponibles. Le sommelier lui a alors proposé "l'équivalent du menu" une entrecôte à 32.50 CHF, en précisant que c’était « un peu plus cher après 14h ».

M. a accepté et le sommelier, sans lui montrer la carte, lui a donc demandé si elle désirait salade verte ou salade mêlée, et si elle souhaitait changer la sauce de café de Paris pour une sauce poivre ou champignon.

Elle a répondu ses préférence et est partie s'asseoir. Le sommelier lui a demandé si elle souhaitait boire quelque chose en lui indiquant cette fois que le coca était à 5 frs. M. a hésité, mais s'est dit que cela entrait dans son budget, et qu'elle s'en sortirait jusqu'au lendemain.

 

M. a consommé son repas et est partie régler. C'est alors qu'elle a découvert que la sauce (5 CHF) et la salade (8 CHF) avaient été ajoutées comme suppléments, portant la facture à plus de 50 CHF. Surprise et confuse, M. a tenté d’expliquer qu’il y avait eu une incompréhension.

 

La patronne est arrivée très énervée, lui reprochant de vouloir « flouer le restaurant » et lui disant qu’on ne devait « jamais aller au restaurant quand on n’a pas d’argent ».

M., bouleversée mais calme, a proposé de payer tout ce qu’elle pouvait (40 CHF, soit presque la totalité de son compte), mais la patronne a refusé et a dit qu'elle allait appelé la police et porter plainte.

 

Sous stress — devant se rendre à l’EPFL pour rejoindre son groupe de travail —, M. a indiqué qu'elle devait vraiment partir, ce à quoi la patronne lui a dit en susbtance : « Partez si vous voulez, de toute façon avec les caméras on vous retrouvera. »

 

M. a quitté calmement la brasserie en direction de la sortie.

 

C’est alors que la patronne a couru derrière elle et lui a arraché violemment son sac à dos, en déchirant les lanières. Ce sac avait une très grande valeur sentimentale pour M., car il s’agissait d’un objet offert par un proche dans un contexte particulier.

 

M., en pleurs, a supplié la patronne de le lui rendre, expliquant à plusieurs reprises pourquoi que ce sac avait une valeur émotionnel, et était lié au décès de quelqu'un. La patronne, au contraire, face à ses pleurs continuait à déformer le sac devant elle, tordant son armature métallique.

 

Dans un état de détresse extrême, voyant son bien détruit sous ses yeux, M. a réagi par un geste de panique, en donnant une claque à la patronne, puis, en l’agrippant par les cheveux pour tenter de récupérer son sac.

Le chef de la sécurité et le mari de la patronne sont intervenus. La patronne a enfermé le sac dans une arrière-salle, tandis que M. était anéantie et en pleurs. La police est arrivée peu après, et M. est resté tétanisée sur une chaise, soutenue par des passants et des clients qui ont tenté de la rassurer.

Des témoins présents ont confirmé que la scène était d’une grande violence émotionnelle pour M., qui s’est effondrée après les faits.

Concernant la claque et le tirage de cheveux, M. a spontanément reconnu et regretté ce geste, qu’elle a expliqué à la police comme une réaction impulsive et non intentionnellement violente. Elle ne souhaitait en aucun cas faire de mal physique à la patronne.

Une cliente habituée du Milord, témoin de la scène, a également réglé la note du repas pour apaiser la situation, donnant même un pourboire à la patronne pour la convaincre de ne rien faire contre M.

Malgré cela, la patronne a maintenu qu'elle déposerait plainte contre M. pour « coups » et « vol » et a demandé au chef de la sécurité du centre d'interdire l'accès au centre à M. pour une durée d'un an. Étant locataire auprès la Migros, c'est un droit qu'elle possède.

M. a tenté d'expliquer au chef de la sécurité qu'elle avait besoin d'accéder au centre pour la pharmacie et Visilab, mais ce dernier n'a rien voulu entendre et lui aurait indiqué qu'elle aurait mis « deux coups de poing, main fermée, à la patronne », et que cela se voyait sur les vidéos.

Cependant, les images de vidéosurveillance, consultées par la police le lendemain, confirment que la gérante a arraché le sac de M. et qu’il ne constatait pas deux coups de poing mains fermées, mais d’un unique geste au niveau du visage, main probablement ouverte, conformément aux dires de M.

Cette décision d'interdiction au centre a des conséquences extrêmement lourdes :

  • Elle ne peut plus retirer ses médicaments à la pharmacie Sunstore, où son dossier médical est suivi.
  • Certains de ses médicaments étant des ordonnances spéciales scellées, elle ne peut pas se faire représenter.
  • Elle ne peut plus allée à Visilab, son opticien (ses lunettes ont d'ailleurs été déformées pendant la rixe)
  • M. ne peut plus accéder à Denner pour ses courses alors qu'elle souffre de douleurs chroniques à la mobilité

De plus, M., est très marquée par cet épisode,  souffrant de douleurs physiques et d’un fort état de choc émotionnel. Quant à son sac, il est inutilisable et trop endommagé pour être remis à neuf, en plus de lui rappeler désormais l'événement.
___________

Nous reconnaissons que M. a commis un geste inapproprié, qu’elle assume et regrette sincèrement. Elle en assumera les conséquences juridiques s'il y en a.

Mais au vu :

du comportement initial de la patronne,
du contexte de vulnérabilité de M.,
de la disproportion de la sanction actuelle,
et du besoin vital pour M. d’accéder à des services essentiels,

nous demandons la levée immédiate de l’interdiction d’accès de M. au centre Migros Métro Renens ainsi que l’ouverture d’un dialogue humain et constructif entre M. et la direction du centre.

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Adri …Petition Starter

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À l’attention de la Direction du Centre Migros Renens,

Nous établissons cette pétition à la suite d’un incident survenu à la brasserie Le Milord du centre Migros Métro Renens 


Contexte de l’incident

M., étudiante à l'EPFL en situation de handicap (autisme et difficultés physiques chroniques), est passé devant le café restaurant Le Milord, au centre Migros de Renens, en revenant d'un RDV médical.

Un panneau à l’entrée proposait les menus de la semaine, dont une entrecôte au café de Paris avec légumes et salade pour 24.50 CHF. Une note indiquait clairement que tous les plats chauds du restaurant - sans préciser uniquement les menus - étaient servis avec une salade.

 

 

 

 

 

 

 

M. était en fin de mois, et il lui restait 40frs sur son compte avant de recevoir sa pension le lendemain. Ce genre de petit plaisir, M. se l'accorde rarement, mais après un mois émotionnellement difficile et épuisant dans sa santé, elle a souhaité s'offrir un petit moment de réconfort.

Arrivée au comptoir, il lui a été expliqué qu’après 14h, les menus de la semaine n’étaient plus servis, mais que les plats à la carte restaient disponibles. Le sommelier lui a alors proposé "l'équivalent du menu" une entrecôte à 32.50 CHF, en précisant que c’était « un peu plus cher après 14h ».

M. a accepté et le sommelier, sans lui montrer la carte, lui a donc demandé si elle désirait salade verte ou salade mêlée, et si elle souhaitait changer la sauce de café de Paris pour une sauce poivre ou champignon.

Elle a répondu ses préférence et est partie s'asseoir. Le sommelier lui a demandé si elle souhaitait boire quelque chose en lui indiquant cette fois que le coca était à 5 frs. M. a hésité, mais s'est dit que cela entrait dans son budget, et qu'elle s'en sortirait jusqu'au lendemain.

 

M. a consommé son repas et est partie régler. C'est alors qu'elle a découvert que la sauce (5 CHF) et la salade (8 CHF) avaient été ajoutées comme suppléments, portant la facture à plus de 50 CHF. Surprise et confuse, M. a tenté d’expliquer qu’il y avait eu une incompréhension.

 

La patronne est arrivée très énervée, lui reprochant de vouloir « flouer le restaurant » et lui disant qu’on ne devait « jamais aller au restaurant quand on n’a pas d’argent ».

M., bouleversée mais calme, a proposé de payer tout ce qu’elle pouvait (40 CHF, soit presque la totalité de son compte), mais la patronne a refusé et a dit qu'elle allait appelé la police et porter plainte.

 

Sous stress — devant se rendre à l’EPFL pour rejoindre son groupe de travail —, M. a indiqué qu'elle devait vraiment partir, ce à quoi la patronne lui a dit en susbtance : « Partez si vous voulez, de toute façon avec les caméras on vous retrouvera. »

 

M. a quitté calmement la brasserie en direction de la sortie.

 

C’est alors que la patronne a couru derrière elle et lui a arraché violemment son sac à dos, en déchirant les lanières. Ce sac avait une très grande valeur sentimentale pour M., car il s’agissait d’un objet offert par un proche dans un contexte particulier.

 

M., en pleurs, a supplié la patronne de le lui rendre, expliquant à plusieurs reprises pourquoi que ce sac avait une valeur émotionnel, et était lié au décès de quelqu'un. La patronne, au contraire, face à ses pleurs continuait à déformer le sac devant elle, tordant son armature métallique.

 

Dans un état de détresse extrême, voyant son bien détruit sous ses yeux, M. a réagi par un geste de panique, en donnant une claque à la patronne, puis, en l’agrippant par les cheveux pour tenter de récupérer son sac.

Le chef de la sécurité et le mari de la patronne sont intervenus. La patronne a enfermé le sac dans une arrière-salle, tandis que M. était anéantie et en pleurs. La police est arrivée peu après, et M. est resté tétanisée sur une chaise, soutenue par des passants et des clients qui ont tenté de la rassurer.

Des témoins présents ont confirmé que la scène était d’une grande violence émotionnelle pour M., qui s’est effondrée après les faits.

Concernant la claque et le tirage de cheveux, M. a spontanément reconnu et regretté ce geste, qu’elle a expliqué à la police comme une réaction impulsive et non intentionnellement violente. Elle ne souhaitait en aucun cas faire de mal physique à la patronne.

Une cliente habituée du Milord, témoin de la scène, a également réglé la note du repas pour apaiser la situation, donnant même un pourboire à la patronne pour la convaincre de ne rien faire contre M.

Malgré cela, la patronne a maintenu qu'elle déposerait plainte contre M. pour « coups » et « vol » et a demandé au chef de la sécurité du centre d'interdire l'accès au centre à M. pour une durée d'un an. Étant locataire auprès la Migros, c'est un droit qu'elle possède.

M. a tenté d'expliquer au chef de la sécurité qu'elle avait besoin d'accéder au centre pour la pharmacie et Visilab, mais ce dernier n'a rien voulu entendre et lui aurait indiqué qu'elle aurait mis « deux coups de poing, main fermée, à la patronne », et que cela se voyait sur les vidéos.

Cependant, les images de vidéosurveillance, consultées par la police le lendemain, confirment que la gérante a arraché le sac de M. et qu’il ne constatait pas deux coups de poing mains fermées, mais d’un unique geste au niveau du visage, main probablement ouverte, conformément aux dires de M.

Cette décision d'interdiction au centre a des conséquences extrêmement lourdes :

  • Elle ne peut plus retirer ses médicaments à la pharmacie Sunstore, où son dossier médical est suivi.
  • Certains de ses médicaments étant des ordonnances spéciales scellées, elle ne peut pas se faire représenter.
  • Elle ne peut plus allée à Visilab, son opticien (ses lunettes ont d'ailleurs été déformées pendant la rixe)
  • M. ne peut plus accéder à Denner pour ses courses alors qu'elle souffre de douleurs chroniques à la mobilité

De plus, M., est très marquée par cet épisode,  souffrant de douleurs physiques et d’un fort état de choc émotionnel. Quant à son sac, il est inutilisable et trop endommagé pour être remis à neuf, en plus de lui rappeler désormais l'événement.
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Nous reconnaissons que M. a commis un geste inapproprié, qu’elle assume et regrette sincèrement. Elle en assumera les conséquences juridiques s'il y en a.

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du comportement initial de la patronne,
du contexte de vulnérabilité de M.,
de la disproportion de la sanction actuelle,
et du besoin vital pour M. d’accéder à des services essentiels,

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Petition created on November 7, 2025