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Le Mont Saint-Michel

et le scandale

du PROJET d’arasement des barrages de la Sélune

   

Les 2 barrages produisent annuellement l’équivalent d’une agglo comme Avranches. Ils sont dans un environnement positif à Energie propre.

 

Dans le paysage du Pays de la Baie, à proximité du Mont St Michel, il ne peut se construire d’éoliennes (dispositions imposées par UNESCO).

 

Les 2 barrages, au total, retiennent environ 28 millions de m3 d’eau, polluée à la fois à cause des ruissellements d’origine agricole et, pour partie, de métaux lourds provenant d’une usine de composants électriques aujourd’hui disparue.

Si la démolition intervient, cette pollution non maitrisable se jettera dans la Baie, qui est classée NATURA 2000.

 

Les 2 barrages, sont situés en amont de 2 petites ville et commune (Ducey et Poilley). Avant la création des barrages, ces communes étaient largement couvertes par des crues. La création des barrages a permis de réguler le cours de la Sélune et sont devenus en fait des « régulateurs ».

 

Le principal argument avancé : la Directive cadre sur l’eau (2000/60/CEE) demandant que soit rétablie la libre circulation des cours d’eau. Mais son interprétation (selon l’Autorité Environnementale dans son rapport) est erronée car elle laisse la possibilité au bout de 15 ans (donc en 2015) d’aller au-delà à une échéance plus tardive (accords passés avec la Commission).

 

Il y a risque de pollution de la Baie (rejet de pollution) pour les pêcheurs, les conchyliculteurs et ostréiculteurs nombreux dans cette zone. Sachant également que dans cette zone existe un projet de parc marin « Normandie-Bretagne ».

 

Au bord du lac de Vézins, existe une base de loisirs nautiques, La Mazure, créée en son temps par les collectivités locales (communes et département). Faisant partie du patrimoine bâti de la  Commune-Canton d’Isigny le Buat, on imagine mal une base nautique sans eau.

 

Les travaux de désensablement du Mont St Michel touchent à leur fin. Qu’en sera-t-il en cas d’arasement et de la libre circulation des eaux vers la baie ? Y aurait-il un risque de perturbation de circulation des eaux dans cette zone entre Ducey et la mer, contrariant de ce fait les effets du désensablement ? Le récent rapport du GIEC prévoyant une accélération de la pluviométrie au cours de ce siècle nous fait craindre le pire. J’ai posé la question écrite au Syndicat et, à ce jour, je n’ai pas eu de réponse.

 

La décision d’araser a été prise unilatéralement, sans consultation préalable des élus de la vallée, ni de la population, à qui le moment venu, on demandera de participer financièrement. L’Etat fait circuler une information visant à laisser entendre que la démolition se fera. A quoi bon une enquête ?

 

 Cette même décision d’araser a été prise en haut lieu de l’Etat avant que ne soit commandée une étude  d’impact comme le prévoit le Code de l’Environnement.

 

La cessation d’exploitation par EDF a été commanditée par l’Etat et non par une initiative directe EDF.

 

 La qualité architecturale du barrage de Vezins a été jugée «œuvre remarquable » de l’Ingénieur Albert  CAQUOT. Il est construit selon une méthode révolutionnaire à cette époque : à contreforts et voûtes multiples, qui fut reprise ensuite sur de nombreux ouvrages similaires en France et en Europe.

 

La dépense envisagée :

Selon les pièces du dossier, mis à l’enquête, la démolition est annoncée pour 34,1 M€ HT. Le suivi sur la démolition est programmé en plus pour 1,8 M€.

A priori, ces dépenses devraient incomber à EDF et/ou Agence de l’eau (donc pas d’incidence vers les collectivités).

 

Toutefois, rien n’est avancé pour la renaturation de la vallée, ni pour la Base de Loisirs La Mazure, ni une hypothétique « industrialisation new look » de la vallée, soit sur 40 km environ, et qui nous fut annoncée à grands soins.

 

Le financement n’est pas annoncé, ni le prix, lequel pourrait être à hauteur de 5 à 10 fois celui   prévu pour le démantèlement. L’ Etat pourtant martèle auprès des élus qu’il sera bien présent à leurs côtés, mais chacun sait que l’Etat n’ a plus d’argent et pour longtemps. Comment, en période de crise, les collectivités pourraient encore financer un projet non réfléchi et irresponsable comme celui-ci ? Un recours supplémentaire à l’impôt serait alors inévitable.

 

Ce qui fait dire au Député de cette vallée:

 

Ce projet est : Une erreur écologique

                        Inutile

                        Injuste pour la vallée

                        Dangereuse

                        Coûteuse

  Pierre JUHEL  -  Granville Porte parole du Collectif

Adhérez au Collectif anti démolition pour échapper à cette « erreur » en le faisant savoir sur :  nonademolitionbarrages@gmail.com

 

 



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