
La Préfecture de police a reconduit jusqu'au 31 août le décret obligeant les commerces à fermer à 20 heures. Malheureusement, les supérettes ne font l'objet d'aucune exemption et le périmètre géographique a été maintenu.
La pétition, qui a recueilli à ce jour 575 signatures vérifiées, n'a eu aucun effet ni sur la préfecture de police ni sur la mairie d'arrondissement.
Les difficultés financières des supérettes Carrefour City et G20 n'ont pas eu plus d'effet. Qu'importe que Carrefour City ait dû licencier son personnel et qu'il s'en est fallu de peu qu'aucun gérant ne veuille reprendre. Chaque ouverture après 20h leur fait encourir une amende de 500€ et une fermeture administrative.
L'arrêté 2026-00651 est sans ambiguïté sur les objectifs qu'il poursuit : diminuer les nuisances sonores "liés à certains commerces", lutter contre "des regroupements de personnes alcoolisées et des comportements agressifs", "des ventes à la sauvette et la présence de receleurs". Pourtant G20 et Carrefour City ne sont responsables d'aucun de ces maux.
C'est la consommation et non la vente d'alcool qui pose problème. Il suffit de traverser la rue pour s'approvisionner en alcool jusqu'à 1 heure du matin. Les vendeurs à la sauvette mentionnés dans le décret continuent de sévir à la sortie du métro.
La Préfecture de police et la mairie d'arrondissement travaillent-elles sur d'autres solutions pour réduire les nuisances mentionnées ? La mairie du 3ème arrondissement a mis en oeuvre des brigades de médiateurs; on aimerait voir la même chose dans le 10ème arrondissement. La répression des vendeuses à la sauvette manque elle aussi de visibilité. De même, qu'en est-il des travaux à conduire avec les commerces à l'origine des attroupements ?
La seule solution ne peut pas être une répression voire un acharnement contre des supérettes.
CONTINUONS LA MOBILISATION ! FAITES SIGNER D'AUTRES HABITANTS DU QUARTIER !