
Chers signataires,
Nous sommes désormais plus de 2.000 à partager cette colère commune contre la dégradation de la qualité de service de notre réseau de transports en commun. Depuis trois semaines, je milite activement pour rassembler et unir autour d'un même objectif commun : la défense de nos transports.
À ce titre, j'ai rencontré beaucoup d'élus de toute échelle : élus municipaux, départementaux, métropolitains et régionaux. Tous les élus que j'ai pu rencontrer m'ont dit la même chose et sont unanimes : il est temps que les choses bougent et cette pétition est le prétexte parfait pour le faire. Je continue jour après jour de militer et de m'assurer de continuer à rencontrer des élus.
Premières réactions et premières déclarations
Vous l'aurez sûrement constaté, mais les premières réactions se font ressentir. La première réaction est celle de M. Garçon, directeur général d'Ilévia qui déclare des propos que je considère un peu "hors-sol". Par exemple, M. Garçon a assuré que la rentrée universitaire s'était déroulée sans problème, une hérésie quand on connaît la situation du métro et qu'on l'emprunte chaque jour. M. Garçon a aussi précisé que la piste du remboursement n'était pas envisagée puisqu'il préfère déployer ses moyens "pour sécuriser, gérer les flux, résoudre les problèmes d’amiante". Aujourd'hui, même si la situation s'est un peu améliorée sur la ligne 1, ce déploiement de moyen est clairement insuffisant sur la ligne 2.
L'autre réaction inattendue en début de semaine passée est celle de M. Leprêtre, vice-président en charge des transports à la MEL et maire de la ville de La Madeleine. Cette déclaration intervient par ailleurs au début de la Semaine européenne de la Mobilité. Dans cette interview réalisée sur France Bleu Nord, M. Leprêtre assure ceci : "La métropole n'a aucun moyen, aucun levier pour contraindre Keolis à dédommager les usagers, d'autant plus que si le service est dégradé, malgré tout il est rendu". Il est fort à constater que la MEL se moque de nous. Je rappelle que la Métropole Européenne de Lille est une AOM, une Autorité Organisatrice des Mobilités. De qui se moque-t-on ? La Métropole a des leviers pour contraindre Keolis, même contractuellement, par le prélèvement de pénalités dû au service irrégulier et au manque clair d'information. J'aurai l'occasion de revenir plus sur le sujet prochainement.
Lettre ouverte aux élu·es de la Métropole Européenne de Lille
Pour appuyer mes propos et interpeller une nouvelle fois les élu·es de la Métropole, j'ai pris l'initiative avec MobiLille d'envoyer une lettre ouverte à l'ensemble du conseil métropolitain pour dénoncer la situation, recontextualiser, mettre au courant les élu·es de notre action et s'assurer que personne ne soit dans l'ignorance. J'y demande notamment au conseil métropolitain de prendre ses responsabilités et de ne pas voter la délibération attribuant la concession de service public à Keolis.
Vous pouvez lire le communiqué et la lettre ici : https://mobilille.fr/communique/mobilille-envoie-une-lettre-ouverte-a-tous-les-elues-de-la-metropole-europeenne-de-lille/
Vous l'aurez compris, l'actualité du métro reste une actualité chaude. Il est important de maintenir une pression. Et c'est à nous, usagers, de la maintenir. Il est plus qu'insupportable qu'une société de transports n'entende pas ses usagers et qu'elle les méprise parfois. "Nous nous excusons..", "Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée", "Veuillez anticiper vos déplacements" : cela ne suffit plus et Ilévia prouve que parfois la situation sort de son contrôle. Il est temps d'agir et de ne plus lâcher l'affaire. Ensemble, montrons que les usagères et usagers ne se laisseront plus faire.
Je ne lâcherai rien.
Bien à vous,
Mattéo FERRUX