Pas de vacances pour la logique comptable

Rencontre très instructive ce jour avec un élu de gauche membre du bureau du SMTC désireux de « discuter » à peu de frais. On a donc appris que la demande de quelques bus supplémentaires, entre le milieu et la fin de soirée , « coûterait une blinde » (« sans doute plusieurs centaines de milliers d’euros »). Argument répété à plusieurs reprises qu’il s’agit évidemment de bien mesurer.
On comparera donc la somme évoquée à la louche avec les 100 millions d’euros de budget dont dispose le SMTC. Peut-être pas une paille, mais pas non plus une poutre absolument impossible à lever … Pas grand-chose en tout cas rapporté à la population concernée (la vingtaine de communes non desservies) et à la situation de celles et ceux qui sont parmi les plus exposéEs aux difficultés du quotidien.
A comparer aussi avec le budget communication du projet Inspire ou encore la mise en place de la gratuité le week-end. Gadget qui ne profite en rien aux abonnéEs et qui n’a, que l’on sache, jamais été revendiquée par les usagers ou leurs représentants locaux ou nationaux. A comparer surtout, avec BEN (le bus de nuit dont profitent un tout petit nombre de clermontoisEs) et bien sûr la navette vers le Panoramique des Dômes (à destination principalement des touristes).
L’attractivité de la métropole, les mesures et investissements en direction de certains publics (les cadres et futurEs cadres notamment) et les dispositifs de soutien au centre-ville de Clermont ont forcément un coût. Les choix politiques, abandonnant les banlieusardEs à leur triste sort, aussi. A bon entendeurs ...