

Palais du Midi : Non à la démolition et au sacrifice de tout un quartier !
Le problème
[Nederlands en Engels hieronder/Dutch and English below]
Que vous soyez habitant·e, sportif·ve, commerçant·e, militant·e, défenseur·se du patrimoine, que vous ayez fréquenté ou non le Palais du Midi, le Palais du Midi a aujourd’hui besoin de vous ! Stop aux décisions irrationnelles, arbitraires et autoritaires ! Les Bruxellois·e·s ont leur mot à dire sur l’avenir de leur ville !
Travaux inutiles
Le 15 juin 2026, l’ARAU apprenait que le Gouvernement refusait d’ouvrir la procédure de classement du Palais du Midi initiée dès juillet 2023, en réaction à l’annonce d’un projet de démolition complète des intérieurs, pour faire passer le projet de métro 3. Aujourd’hui, il n’est plus question de faire circuler des métros sous le Palais du Midi, le projet étant gelé, et impayable dans les prochaines décennies, au moins. De nombreuses difficultés techniques condamnent par ailleurs l’avancement de ce projet au Nord de Bruxelles. Malgré ce contexte d’abandon, les médias relayaient le 17 juin 2026 que le permis de démolition avait été délivré, pour continuer ce petit bout de tunnel, à tout prix, en marginalisant la contestation généralisée. Nous dénonçons ce sacrifice patrimonial inutile, ce gâchis environnemental irresponsable, ce mépris social inacceptable, et les conséquences économiques et urbanistiques largement non-maîtrisées sur l’ensemble des quartiers Midi, Stalingrad, et Lemonnier !
- Toutes les analyses de l’ARAU et rétroactes pour comprendre le dossier
- Le site internet consacré au Palais du Midi, pour suivre l’évolution des actions et témoignages du quartier
---
Délivrance du permis de démolition du Palais du Midi : déni et mépris à leur paroxysme
Ce 17 juin 2026, la Secrétaire d'État à l'Urbanisme Audrey Henry et la Secrétaire d'État au Patrimoine et à la Rénovation urbaine, Ans Persoons, ont annoncé la délivrance d’un nouveau permis de démolition du Palais du Midi, le premier ayant été suspendu par le Conseil d’État le 18 décembre dernier. Par cette décision, le gouvernement repousse encore un peu plus les limites du déni et du mépris qui caractérisent le traitement de ce dossier.
Déni de l’échec du projet de métro 3
Alors que le projet de métro 3 a été mis au congélo par le gouvernement, ce même gouvernement a décidé de poursuivre la destruction d’un patrimoine remarquable, et la condamnation de la vie de tout un quartier, pour poursuivre la construction d’un tunnel qui ne verra certainement jamais passer la moindre rame de métro…
Déni de la réalité financière de la Région
Alors que la situation budgétaire est critique, la décision de poursuivre ces chantiers se traduira par la dépense de 500 millions d’euros supplémentaires. Au total, plus d’un milliard d’euros auront été jetés par la fenêtre… Pour quel résultat ? Aucun : ces nouvelles infrastructures ne changeront rien aux conditions de déplacement des Bruxellois.
Mépris du travail parlementaire
Alors que les députés poursuivent leur travail au sein de la commission spéciale métro 3, et qu’ils n’ont donc pas encore rendu leurs conclusions, le gouvernement court-circuite leur mission en prenant une décision qui limite la portée des recommandations qu’ils pourront formuler.
Mépris du travail de la justice
Le gouvernement n’a pas attendu que le Conseil d’État puisse se prononcer sur le fond du recours en annulation contre le premier permis de démolition. Si elle est malheureusement bien trop fréquente, la « coutume » consistant à retirer un permis contesté pour en délivrer un nouveau dans la foulée n’est pas pour autant acceptable : cette pratique empêche la justice d’aller au bout de son travail !
Mépris des procédures urbanistiques
Le nouveau permis a été délivré sans que les mesures particulières de publicité (enquête publique et commission de concertation) ne soient organisées. Or, le fondement même de la justification de la démolition du Palais du Midi (le projet de métro) n’existe plus (du moins plus à court/moyen terme) : le nouvel objectif fixé par le gouvernement est la « fluidification » de la circulation des lignes de tram existantes. C’est au regard de ce nouvel objectif qu’une demande de permis doit être analysée, ce qui nécessite notamment de réétudier les alternatives et de les soumettre aux mesures particulières de publicité.
Déni de la souffrance des habitants du quartier Stalingrad-Lemonnier
Ceux-ci subissent depuis 7 ans les nuisances d’un chantier colossal : bruits, poussière, perturbation du sommeil, problèmes de circulation, fermetures de commerces, disparition des activités économiques, sociales et sportives du Palais du Midi, etc. La délivrance d’un permis de démolition ouvre la porte à 10 ans de chantiers supplémentaires ! Le Conseil communal de la Ville de Bruxelles a été interpellé le 8 juin sur la dégradation de la santé (physique et mentale) des habitants et usagers du quartier, lesquels ont rappelé publiquement et collectivement leur opposition à une décennie de chantier supplémentaire.
Mépris pour les voix habitantes
Les membres de la commission spéciale métro 3 du parlement ont reconnu l’expertise des habitants, commerçants et responsables d’associations auditionnés le 16 avril. Force est de constater que le gouvernement n’a, en rien, tenu compte de leur vécu pour prendre sa décision de démolir le Palais du Midi.
Déni des impératifs écologiques et sociaux
La démolition-reconstruction de près de 40.000 m² de bâti représente un véritable gâchis environnemental : émissions massives de CO2, utilisation de ressources non-renouvelables… Mais aussi un drame social pour les milliers d’habitants et d’usagers qui seront privés d’un lieu primordial pour la vie économique et sociale du quartier pendant plus de 10 ans.
Mépris de l’avis favorable au classement rendu par la Commission Royale des Monuments et des Sites (CRMS)
La CRMS, dans son avis du 18 mars, avait indiqué qu’elle « souscrit à tous les arguments et intérêts développés dans la demande [de classement introduite par l’ARAU] ». Elle avait donc émis « un avis favorable sur la proposition de classement du Palais du Midi ». Ce 11 juin, le gouvernement a pourtant pris la décision de ne pas entamer la procédure de classement…
Conclusion
Pour reprendre les éléments de langage du communiqué des Secrétaires d’État, une « capitale dynamique » doit être capable de prendre en considération l’avis des citoyens et d’abandonner les projets urbicides, plombant la vie de tout un quartier et l’économie de toute une Région. Les membres du gouvernement actuel ont décidé de ce saccage patrimonial, social, environnement, en pleine connaissance de cause ; tous les signaux d’alerte et les informations étaient à leur disposition pour pouvoir assumer dignement un arrêt complet du projet de métro 3 et ainsi empêcher les démolitions qu’il implique. Ils devront donc aussi assumer la perdition économique et urbanistique qu’ils imposeraient à la Région si la poursuite du chantier de démolition du Palais du Midi venait à se concrétiser.
L’ARAU, en concertation avec les habitants et les autres associations engagées pour la préservation du Palais du Midi et la (sur)vie du quartier, examinera toutes les possibilités pour éviter la mise en œuvre de cette décision désastreuse.
---

Les travaux en juillet 2025



Les mobilisations de février 2026 (opérations "Saint Valentin", 13/02/2026)
English and Dutch translations of the full ARAU press release
The granting of a demolition permit for the Palais du Midi plumbs new depths of denial and contempt
On Wednesday, 17 June, State Secretary of Urban Planning, Audrey Henry, and State Secretary of Urban Renewal, Heritage, and Brussels Image, Ans Persoons, announced the granting of a demolition permit for the Palais du Midi (the 19th-century South Palace complex).
A new demolition permit, to be precise – the first one was rejected by the Council of State on December 18, 2025. With this new decision, the denial and the contempt that from the start marked the handling of this matter plummet to new depths.
Denial: didn’t the Metro 3 project fail?
First of all, it bears repeating that the Regional Government, in February of this year, has suspended the project to build Metro Line 3 – that metro line which was the very reason for demolishing the Palais to begin with. Yet that same government decides to go ahead anyway - to flatten a unique piece of heritage and mutilate a living stretch of urban fabric, just to dig a tunnel through which no subway will ever run.
Denial: wasn’t Brussels broke?
Second, it is hardly a secret that the Brussels Region faces gigantic budgetary problems. And yet the government chooses to slog on… and spend another 500 million euros on this project. That is one billion euros of money down the drain. For no particular reason – for nothing about these public works translates, not even remotely, into benefits for Brussels public transport.
Contempt for Parliament
The parliamentary commission tasked with analyzing Metro 3 is still at work – yet whatever these elected representatives might conclude is already pre-empted by the government’s demolition permit.
Contempt for the judiciary
The judgment of the Council of State on the merits of its December 2025 decision to deny the first demolition permit is still outstanding. Yet this did not stop the government from issuing a second demolition permit. Withdrawing a contested permit while, in the same breath, launching another - it’s become common practice in matters of urban planning. But common or not, it remains an improper pre-empting of the judiciary.
Contempt for urban planning procedures
The new demilition permit was granted without respecting the legally required procedures for publicizing such planned interventions, viz., a public enquiry and a consultation commission. What with the Metro 3 project – the very reason for the demolition – being suspended, the government’s new argument to still dig that tunnel (and flatten the Palais) is to facilitate tram traffic. But that is a whole new objective, which therefore requires a new analysis of the demolition permit from its vantage-point – including an appraisal of possible alternatives, and, again, respect for the legally required procedures for making the intervention public.
Denial: how so, this is no way to live?
Back to denial. These seven years, the people of the Stalingrad Avenue-Lemonnier neighbourhood have had to live on a gigantic building site, amidst noise and dirt. Seven years’ worth of broken sleep, closed-down shops, and of activities being locked out of the Palais (businesses, associations, and sports clubs). The demolition permit opens up another decade of misery! On 8 June, the inhabitants took the Brussels City Council to task over the impact of these works on their physical and mental health (and of that of those who rely on the neighbourhood for their activities); they made it clear, publicly and collectively, that they will not accept another decade of living in a project zone.
Contempt for the locals
But then, who listens to the locals? The Parliamentary Commission regarding Metro 3 does – it gave inhabitants, shop-owners, and boards of associations a hearing on 16 April. The government, by contrast, has decided to demolish the Palais without acknowledging the locals’ expertise or their lived experience.
Denial: how so, sustainability? What social fabric?
The environmental impact of demolishing 40,000 square metres of built environment and building anew will be staggering in terms of CO2 emissions and of use of fossil fuels and of non-renewable construction materials. And it will be a disaster for the lives and livelihoods of thousands of inhabitants and regulars, who will be deprived for ten years, at the very least, of the core of their neighbourhood’s social and economic life.
Contempt for the Commission on Monuments
The Royal Commission on Monuments and Sites declared on 18 March that it agreed with all of the arguments invoked by ARAU to have the Palais be granted historic-building status. The Royal Commission concluded by approving the request for a heritage monument listing. And still, on June 11, the government decided not to start the protection procedure for the Palais…
To Conclude
The Secretaries of State, in their press release, call Brussels a “dynamic capital city.” It seems to us that it behooves a dynamic capital city to listen to its citizens. It seems to us that it would honour such a city to halt large urban planning projects once it has become clear that they damage the urban fabric, threaten the life of a neighbourhood, and heavily mortgage an entire region’s finances. It is not as if the members of the government who still decided to trample on heritage, social fabric, and environment have no idea of what they are doing. They have all of the alerts and all of the information available to own the decision to entirely abandon the Metro 3 project and its attendant urban erasure. They will, therefore, have to own the economic and urbanistic devastation they inflict on the Region, should the demolition of the Palais du Midi come to pass.
The ARAU, together with the inhabitants and all associations that fight for the preservation of the Palais du Midi and for the survival of a neighbourhood, will explore all options to prevent the implementation of this disastrous decision.
---
Sloopvergunning voor het Zuidpaleis : de ontkenning en de minachting ten top
Op woensdag 17 juni kondigden Staatssecretaris voor Stedenbouw Audrey Henry en Staatssecretaris voor Stadsvernieuwing, Erfgoed en Imago van Brussel Ans Persoons een nieuwe sloopvergunning aan voor het Zuidpaleis. (Een eerste vergunning werd op 18 december 2025 door de Raad van State geweigerd.) Met deze beslissing bereikt de regering een nieuw dieptepunt in de toch al door ontkenning en minachting gekenmerkte behandeling van dit dossier.
Ontkenning: hoezo mislukt metro-3-project?
De Gewestregering bevroor eerder dit jaar het metro-3-project. Toch wil deze zelfde regering onvervangbaar erfgoed afbreken en het hart uit een stadswijk rukken – voor een tunnel waar nimmer een metrostel doorheen rijden zal…
Ontkenning: hoezo geldgebrek?
Hoewel het Gewest met ontzaglijke budgettaire problemen kampt, besluit de regering de werken verder te zetten… à rato van nog eens 500 miljoen euro. In totaal dus meer dan een miljard euro weggegooid geld. Resultaat: nul. De Brusselse mobiliteit heeft hoegenaamd geen baat bij de geplande infrastructuren.
Minachting voor het parlementaire werk
De volksvertegenwoordigers van de bijzondere commissie Metro 3 zijn nog aan het werk – maar worden nú reeds gepasseerd door de regering, middels een sloopvergunning die hun aanbevelingen bij voorbaat ontkracht.
Minachting voor justitie
Terwijl de Raad van State zich nog moet uitspreken over de grond van het beroep tot nietigverklaring van de éérste sloopvergunning, verleent de regering al een tweede. Een omstreden vergunning intrekken en er direct daarna een tweede verlenen: we zien dat helaas steeds vaker, het is een gewoonte geworden, maar dat maakt het er niet rechtmatiger om. Zo kan justitie haar werk niet doen!
Minachting voor de stedenbouwkundige procedures
De nieuwe sloopvergunning is verleend zonder de geijkte procedures tot openbaarmaking: een openbaar onderzoek en een overlegcommissie. Nu het metroproject, toch de hele reden voor de sloop van het Zuidpaleis, voorlopig van de baan is, rechtvaardigt de regering de sloop met het argument dat deze het bestaande tramverkeer “vlotter maken” zal. Maar dat vraagt om een analyse van de sloopaanvraag vanuit het oogpunt van deze nieuwe doelstelling, mét bestudering van de alternatieven en mét respect voor de procedures tot openbaarmaking.
Ontkenning: hoezo onleefbare wijk?
Al zeven jaar moeten de bewoners van de Stalingrad-Lemonnierwijk zien te leven op een gigantische werf, in het lawaai en het stof. Zeven jaar slaapgebrek, winkels die sluiten, de verdwijning van de in het Zuidpaleis gehuisde bedrijven, verenigingen en sportclubs. De sloopvergunning opent de deur naar nog eens 10 jaar werf-ellende! Op 8 juni riepen de omwonenden de Brusselse Gemeenteraad ter verantwoording over de impact van de werken op hun lichamelijk en geestelijk welzijn, en stelden zich publiekelijk en gezamenlijk teweer tegen nog een decennium leven op een werf.
Minachting voor de wijkbewoners
Op 16 april werden de betrokken wijkbewoners, winkeliers en verenigingsbesturen gehoord door de parlementaire commissie Metro 3. De regering daarentegen, moeten we vaststellen, besloot het Zuidpaleis te slopen zonder rekening te houden met hún stem, hún expertise, hún geleefde ervaring.
Ontkenning: hoezo milieu, hoezo sociaal weefsel?
De sloop-annex-nieuwbouw van bijna 40.000 vierkante meter bebouwing slaat milieugewijs een diepe put: gigantische CO2 uitstoot, gebruik van fossiele brandstoffen en niet-hernieuwbare materialen… Én het wordt een sociaal drama voor duizenden bewoners en bezoekers, die het op zijn minst tien jaar lang zonder het ankerpunt van het economische en sociale leven van hun wijk zullen moeten doen.
Minachting voor de Monumentencommissie
In haar advies van 18 maart stelde de Koninklijke Commissie voor Monumenten en Landschappen akkoord te gaan met alle argumenten, door het ARAU aangevoerd in zijn aanvraag tot klassering van het Zuidpaleis. De Commissie gaf dus “een gunstig advies betreffende de aanvraag tot klassering”. Tóch besloot de regering op 11 juni om de klasseringsprocedure niet op te starten…
Tot besluit
Een “dynamische hoofdstad” – een term uit het persbericht van de Staatssecretarissen – moet rekening houden met de mening van haar bewoners. Zo’n hoofdstad moet zich in staat tonen om een halt toe te roepen aan stadsverwoestende projecten die een heel wijkleven bedreigen en een zware hypotheek leggen op de economie van een heel Gewest. De regeringsleden die toch hebben besloten tot deze verwoesting van erfgoed, sociaal weefsel en milieu weten perfect wat ze doen: ze hadden alle mogelijke waarschuwingssignalen en alle nodige gegevens in handen om op waardige wijze het project Metro 3 en de daarmee samengaande kaalslag af te voeren. Wordt het Zuidpaleis ook daadwerkelijk gesloopt, dan komt de ontzaglijke economische en stedenbouwkundige schade waarmee ze het Gewest opzadelen op hún conto.
Het ARAU, in samenspraak met de bewoners en met alle verenigingen die zich inzetten voor het behoud van het Zuidpaleis en het (over)leven van de wijk, zal er alles aan doen om de uitvoering van dit rampzalige besluit te voorkomen.

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Le problème
[Nederlands en Engels hieronder/Dutch and English below]
Que vous soyez habitant·e, sportif·ve, commerçant·e, militant·e, défenseur·se du patrimoine, que vous ayez fréquenté ou non le Palais du Midi, le Palais du Midi a aujourd’hui besoin de vous ! Stop aux décisions irrationnelles, arbitraires et autoritaires ! Les Bruxellois·e·s ont leur mot à dire sur l’avenir de leur ville !
Travaux inutiles
Le 15 juin 2026, l’ARAU apprenait que le Gouvernement refusait d’ouvrir la procédure de classement du Palais du Midi initiée dès juillet 2023, en réaction à l’annonce d’un projet de démolition complète des intérieurs, pour faire passer le projet de métro 3. Aujourd’hui, il n’est plus question de faire circuler des métros sous le Palais du Midi, le projet étant gelé, et impayable dans les prochaines décennies, au moins. De nombreuses difficultés techniques condamnent par ailleurs l’avancement de ce projet au Nord de Bruxelles. Malgré ce contexte d’abandon, les médias relayaient le 17 juin 2026 que le permis de démolition avait été délivré, pour continuer ce petit bout de tunnel, à tout prix, en marginalisant la contestation généralisée. Nous dénonçons ce sacrifice patrimonial inutile, ce gâchis environnemental irresponsable, ce mépris social inacceptable, et les conséquences économiques et urbanistiques largement non-maîtrisées sur l’ensemble des quartiers Midi, Stalingrad, et Lemonnier !
- Toutes les analyses de l’ARAU et rétroactes pour comprendre le dossier
- Le site internet consacré au Palais du Midi, pour suivre l’évolution des actions et témoignages du quartier
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Délivrance du permis de démolition du Palais du Midi : déni et mépris à leur paroxysme
Ce 17 juin 2026, la Secrétaire d'État à l'Urbanisme Audrey Henry et la Secrétaire d'État au Patrimoine et à la Rénovation urbaine, Ans Persoons, ont annoncé la délivrance d’un nouveau permis de démolition du Palais du Midi, le premier ayant été suspendu par le Conseil d’État le 18 décembre dernier. Par cette décision, le gouvernement repousse encore un peu plus les limites du déni et du mépris qui caractérisent le traitement de ce dossier.
Déni de l’échec du projet de métro 3
Alors que le projet de métro 3 a été mis au congélo par le gouvernement, ce même gouvernement a décidé de poursuivre la destruction d’un patrimoine remarquable, et la condamnation de la vie de tout un quartier, pour poursuivre la construction d’un tunnel qui ne verra certainement jamais passer la moindre rame de métro…
Déni de la réalité financière de la Région
Alors que la situation budgétaire est critique, la décision de poursuivre ces chantiers se traduira par la dépense de 500 millions d’euros supplémentaires. Au total, plus d’un milliard d’euros auront été jetés par la fenêtre… Pour quel résultat ? Aucun : ces nouvelles infrastructures ne changeront rien aux conditions de déplacement des Bruxellois.
Mépris du travail parlementaire
Alors que les députés poursuivent leur travail au sein de la commission spéciale métro 3, et qu’ils n’ont donc pas encore rendu leurs conclusions, le gouvernement court-circuite leur mission en prenant une décision qui limite la portée des recommandations qu’ils pourront formuler.
Mépris du travail de la justice
Le gouvernement n’a pas attendu que le Conseil d’État puisse se prononcer sur le fond du recours en annulation contre le premier permis de démolition. Si elle est malheureusement bien trop fréquente, la « coutume » consistant à retirer un permis contesté pour en délivrer un nouveau dans la foulée n’est pas pour autant acceptable : cette pratique empêche la justice d’aller au bout de son travail !
Mépris des procédures urbanistiques
Le nouveau permis a été délivré sans que les mesures particulières de publicité (enquête publique et commission de concertation) ne soient organisées. Or, le fondement même de la justification de la démolition du Palais du Midi (le projet de métro) n’existe plus (du moins plus à court/moyen terme) : le nouvel objectif fixé par le gouvernement est la « fluidification » de la circulation des lignes de tram existantes. C’est au regard de ce nouvel objectif qu’une demande de permis doit être analysée, ce qui nécessite notamment de réétudier les alternatives et de les soumettre aux mesures particulières de publicité.
Déni de la souffrance des habitants du quartier Stalingrad-Lemonnier
Ceux-ci subissent depuis 7 ans les nuisances d’un chantier colossal : bruits, poussière, perturbation du sommeil, problèmes de circulation, fermetures de commerces, disparition des activités économiques, sociales et sportives du Palais du Midi, etc. La délivrance d’un permis de démolition ouvre la porte à 10 ans de chantiers supplémentaires ! Le Conseil communal de la Ville de Bruxelles a été interpellé le 8 juin sur la dégradation de la santé (physique et mentale) des habitants et usagers du quartier, lesquels ont rappelé publiquement et collectivement leur opposition à une décennie de chantier supplémentaire.
Mépris pour les voix habitantes
Les membres de la commission spéciale métro 3 du parlement ont reconnu l’expertise des habitants, commerçants et responsables d’associations auditionnés le 16 avril. Force est de constater que le gouvernement n’a, en rien, tenu compte de leur vécu pour prendre sa décision de démolir le Palais du Midi.
Déni des impératifs écologiques et sociaux
La démolition-reconstruction de près de 40.000 m² de bâti représente un véritable gâchis environnemental : émissions massives de CO2, utilisation de ressources non-renouvelables… Mais aussi un drame social pour les milliers d’habitants et d’usagers qui seront privés d’un lieu primordial pour la vie économique et sociale du quartier pendant plus de 10 ans.
Mépris de l’avis favorable au classement rendu par la Commission Royale des Monuments et des Sites (CRMS)
La CRMS, dans son avis du 18 mars, avait indiqué qu’elle « souscrit à tous les arguments et intérêts développés dans la demande [de classement introduite par l’ARAU] ». Elle avait donc émis « un avis favorable sur la proposition de classement du Palais du Midi ». Ce 11 juin, le gouvernement a pourtant pris la décision de ne pas entamer la procédure de classement…
Conclusion
Pour reprendre les éléments de langage du communiqué des Secrétaires d’État, une « capitale dynamique » doit être capable de prendre en considération l’avis des citoyens et d’abandonner les projets urbicides, plombant la vie de tout un quartier et l’économie de toute une Région. Les membres du gouvernement actuel ont décidé de ce saccage patrimonial, social, environnement, en pleine connaissance de cause ; tous les signaux d’alerte et les informations étaient à leur disposition pour pouvoir assumer dignement un arrêt complet du projet de métro 3 et ainsi empêcher les démolitions qu’il implique. Ils devront donc aussi assumer la perdition économique et urbanistique qu’ils imposeraient à la Région si la poursuite du chantier de démolition du Palais du Midi venait à se concrétiser.
L’ARAU, en concertation avec les habitants et les autres associations engagées pour la préservation du Palais du Midi et la (sur)vie du quartier, examinera toutes les possibilités pour éviter la mise en œuvre de cette décision désastreuse.
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Les travaux en juillet 2025



Les mobilisations de février 2026 (opérations "Saint Valentin", 13/02/2026)
English and Dutch translations of the full ARAU press release
The granting of a demolition permit for the Palais du Midi plumbs new depths of denial and contempt
On Wednesday, 17 June, State Secretary of Urban Planning, Audrey Henry, and State Secretary of Urban Renewal, Heritage, and Brussels Image, Ans Persoons, announced the granting of a demolition permit for the Palais du Midi (the 19th-century South Palace complex).
A new demolition permit, to be precise – the first one was rejected by the Council of State on December 18, 2025. With this new decision, the denial and the contempt that from the start marked the handling of this matter plummet to new depths.
Denial: didn’t the Metro 3 project fail?
First of all, it bears repeating that the Regional Government, in February of this year, has suspended the project to build Metro Line 3 – that metro line which was the very reason for demolishing the Palais to begin with. Yet that same government decides to go ahead anyway - to flatten a unique piece of heritage and mutilate a living stretch of urban fabric, just to dig a tunnel through which no subway will ever run.
Denial: wasn’t Brussels broke?
Second, it is hardly a secret that the Brussels Region faces gigantic budgetary problems. And yet the government chooses to slog on… and spend another 500 million euros on this project. That is one billion euros of money down the drain. For no particular reason – for nothing about these public works translates, not even remotely, into benefits for Brussels public transport.
Contempt for Parliament
The parliamentary commission tasked with analyzing Metro 3 is still at work – yet whatever these elected representatives might conclude is already pre-empted by the government’s demolition permit.
Contempt for the judiciary
The judgment of the Council of State on the merits of its December 2025 decision to deny the first demolition permit is still outstanding. Yet this did not stop the government from issuing a second demolition permit. Withdrawing a contested permit while, in the same breath, launching another - it’s become common practice in matters of urban planning. But common or not, it remains an improper pre-empting of the judiciary.
Contempt for urban planning procedures
The new demilition permit was granted without respecting the legally required procedures for publicizing such planned interventions, viz., a public enquiry and a consultation commission. What with the Metro 3 project – the very reason for the demolition – being suspended, the government’s new argument to still dig that tunnel (and flatten the Palais) is to facilitate tram traffic. But that is a whole new objective, which therefore requires a new analysis of the demolition permit from its vantage-point – including an appraisal of possible alternatives, and, again, respect for the legally required procedures for making the intervention public.
Denial: how so, this is no way to live?
Back to denial. These seven years, the people of the Stalingrad Avenue-Lemonnier neighbourhood have had to live on a gigantic building site, amidst noise and dirt. Seven years’ worth of broken sleep, closed-down shops, and of activities being locked out of the Palais (businesses, associations, and sports clubs). The demolition permit opens up another decade of misery! On 8 June, the inhabitants took the Brussels City Council to task over the impact of these works on their physical and mental health (and of that of those who rely on the neighbourhood for their activities); they made it clear, publicly and collectively, that they will not accept another decade of living in a project zone.
Contempt for the locals
But then, who listens to the locals? The Parliamentary Commission regarding Metro 3 does – it gave inhabitants, shop-owners, and boards of associations a hearing on 16 April. The government, by contrast, has decided to demolish the Palais without acknowledging the locals’ expertise or their lived experience.
Denial: how so, sustainability? What social fabric?
The environmental impact of demolishing 40,000 square metres of built environment and building anew will be staggering in terms of CO2 emissions and of use of fossil fuels and of non-renewable construction materials. And it will be a disaster for the lives and livelihoods of thousands of inhabitants and regulars, who will be deprived for ten years, at the very least, of the core of their neighbourhood’s social and economic life.
Contempt for the Commission on Monuments
The Royal Commission on Monuments and Sites declared on 18 March that it agreed with all of the arguments invoked by ARAU to have the Palais be granted historic-building status. The Royal Commission concluded by approving the request for a heritage monument listing. And still, on June 11, the government decided not to start the protection procedure for the Palais…
To Conclude
The Secretaries of State, in their press release, call Brussels a “dynamic capital city.” It seems to us that it behooves a dynamic capital city to listen to its citizens. It seems to us that it would honour such a city to halt large urban planning projects once it has become clear that they damage the urban fabric, threaten the life of a neighbourhood, and heavily mortgage an entire region’s finances. It is not as if the members of the government who still decided to trample on heritage, social fabric, and environment have no idea of what they are doing. They have all of the alerts and all of the information available to own the decision to entirely abandon the Metro 3 project and its attendant urban erasure. They will, therefore, have to own the economic and urbanistic devastation they inflict on the Region, should the demolition of the Palais du Midi come to pass.
The ARAU, together with the inhabitants and all associations that fight for the preservation of the Palais du Midi and for the survival of a neighbourhood, will explore all options to prevent the implementation of this disastrous decision.
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Sloopvergunning voor het Zuidpaleis : de ontkenning en de minachting ten top
Op woensdag 17 juni kondigden Staatssecretaris voor Stedenbouw Audrey Henry en Staatssecretaris voor Stadsvernieuwing, Erfgoed en Imago van Brussel Ans Persoons een nieuwe sloopvergunning aan voor het Zuidpaleis. (Een eerste vergunning werd op 18 december 2025 door de Raad van State geweigerd.) Met deze beslissing bereikt de regering een nieuw dieptepunt in de toch al door ontkenning en minachting gekenmerkte behandeling van dit dossier.
Ontkenning: hoezo mislukt metro-3-project?
De Gewestregering bevroor eerder dit jaar het metro-3-project. Toch wil deze zelfde regering onvervangbaar erfgoed afbreken en het hart uit een stadswijk rukken – voor een tunnel waar nimmer een metrostel doorheen rijden zal…
Ontkenning: hoezo geldgebrek?
Hoewel het Gewest met ontzaglijke budgettaire problemen kampt, besluit de regering de werken verder te zetten… à rato van nog eens 500 miljoen euro. In totaal dus meer dan een miljard euro weggegooid geld. Resultaat: nul. De Brusselse mobiliteit heeft hoegenaamd geen baat bij de geplande infrastructuren.
Minachting voor het parlementaire werk
De volksvertegenwoordigers van de bijzondere commissie Metro 3 zijn nog aan het werk – maar worden nú reeds gepasseerd door de regering, middels een sloopvergunning die hun aanbevelingen bij voorbaat ontkracht.
Minachting voor justitie
Terwijl de Raad van State zich nog moet uitspreken over de grond van het beroep tot nietigverklaring van de éérste sloopvergunning, verleent de regering al een tweede. Een omstreden vergunning intrekken en er direct daarna een tweede verlenen: we zien dat helaas steeds vaker, het is een gewoonte geworden, maar dat maakt het er niet rechtmatiger om. Zo kan justitie haar werk niet doen!
Minachting voor de stedenbouwkundige procedures
De nieuwe sloopvergunning is verleend zonder de geijkte procedures tot openbaarmaking: een openbaar onderzoek en een overlegcommissie. Nu het metroproject, toch de hele reden voor de sloop van het Zuidpaleis, voorlopig van de baan is, rechtvaardigt de regering de sloop met het argument dat deze het bestaande tramverkeer “vlotter maken” zal. Maar dat vraagt om een analyse van de sloopaanvraag vanuit het oogpunt van deze nieuwe doelstelling, mét bestudering van de alternatieven en mét respect voor de procedures tot openbaarmaking.
Ontkenning: hoezo onleefbare wijk?
Al zeven jaar moeten de bewoners van de Stalingrad-Lemonnierwijk zien te leven op een gigantische werf, in het lawaai en het stof. Zeven jaar slaapgebrek, winkels die sluiten, de verdwijning van de in het Zuidpaleis gehuisde bedrijven, verenigingen en sportclubs. De sloopvergunning opent de deur naar nog eens 10 jaar werf-ellende! Op 8 juni riepen de omwonenden de Brusselse Gemeenteraad ter verantwoording over de impact van de werken op hun lichamelijk en geestelijk welzijn, en stelden zich publiekelijk en gezamenlijk teweer tegen nog een decennium leven op een werf.
Minachting voor de wijkbewoners
Op 16 april werden de betrokken wijkbewoners, winkeliers en verenigingsbesturen gehoord door de parlementaire commissie Metro 3. De regering daarentegen, moeten we vaststellen, besloot het Zuidpaleis te slopen zonder rekening te houden met hún stem, hún expertise, hún geleefde ervaring.
Ontkenning: hoezo milieu, hoezo sociaal weefsel?
De sloop-annex-nieuwbouw van bijna 40.000 vierkante meter bebouwing slaat milieugewijs een diepe put: gigantische CO2 uitstoot, gebruik van fossiele brandstoffen en niet-hernieuwbare materialen… Én het wordt een sociaal drama voor duizenden bewoners en bezoekers, die het op zijn minst tien jaar lang zonder het ankerpunt van het economische en sociale leven van hun wijk zullen moeten doen.
Minachting voor de Monumentencommissie
In haar advies van 18 maart stelde de Koninklijke Commissie voor Monumenten en Landschappen akkoord te gaan met alle argumenten, door het ARAU aangevoerd in zijn aanvraag tot klassering van het Zuidpaleis. De Commissie gaf dus “een gunstig advies betreffende de aanvraag tot klassering”. Tóch besloot de regering op 11 juni om de klasseringsprocedure niet op te starten…
Tot besluit
Een “dynamische hoofdstad” – een term uit het persbericht van de Staatssecretarissen – moet rekening houden met de mening van haar bewoners. Zo’n hoofdstad moet zich in staat tonen om een halt toe te roepen aan stadsverwoestende projecten die een heel wijkleven bedreigen en een zware hypotheek leggen op de economie van een heel Gewest. De regeringsleden die toch hebben besloten tot deze verwoesting van erfgoed, sociaal weefsel en milieu weten perfect wat ze doen: ze hadden alle mogelijke waarschuwingssignalen en alle nodige gegevens in handen om op waardige wijze het project Metro 3 en de daarmee samengaande kaalslag af te voeren. Wordt het Zuidpaleis ook daadwerkelijk gesloopt, dan komt de ontzaglijke economische en stedenbouwkundige schade waarmee ze het Gewest opzadelen op hún conto.
Het ARAU, in samenspraak met de bewoners en met alle verenigingen die zich inzetten voor het behoud van het Zuidpaleis en het (over)leven van de wijk, zal er alles aan doen om de uitvoering van dit rampzalige besluit te voorkomen.

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Pétition lancée le 23 juin 2026