Pétition pour la réouverture des campus de Rennes 2

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Le problème

Le 01/11 à 19:22, un dimanche férié, la présidence de l'Université Rennes 2 a annoncé la prolongation de la fermeture complète des deux campus rennais. La communication envoyée via les UFR indique déjà que cette fermeture se prolongera pour toute la semaine sur le campus Villejean. Les problèmes nombreux soulevés par cette fermeture prolongée, détaillés ci-dessous, ne font que s'aggraver ! Signez la pétition pour la réouverture de nos locaux !


Texte initial : 

Depuis le 5 octobre, la fermeture prolongée des campus de Rennes 2, décidée à la suite des blocages et de l’occupation de Villejean, bouleverse profondément les conditions de travail des personnels. Avec l'annonce d'une troisième semaine de fermeture et sans perspective claire de réouverture, cette situation devient chaque jour plus difficile à supporter.

Rennes 2 fait ici figure d'exception. Une cinquantaine d'établissements de l'ESR ont été perturbés par le mouvement, dont la moitié fermés, mais presque partout les fermetures ne durent que quelques jours. À Nantes Université, les dégâts du bâtiment Censive sont évalués à 1 million d’euros et sa réouverture n’est espérée qu’en janvier. Le campus du Tertre a pourtant rouvert dès le mercredi suivant l’évacuation : seuls les locaux effectivement inutilisables restent fermés. 

À Rennes 2, les dégâts sont évalués par la présidence entre 400 000 et 500 000 euros, concentrés sur le bâtiment B. Un des deux campus n’a subi aucune dégradation, et de nombreux bâtiments de Villejean sont utilisables. Nos deux campus sont pourtant fermés depuis trois semaines, à l’exception de la BU centrale et de la crèche. Cette durée est sans équivalent.

Pour les enseignants et enseignants-chercheurs, l'impossibilité d'accéder aux salles de cours, aux bureaux et aux équipements pédagogiques contraint à improviser, souvent seuls et dans des conditions précaires, des solutions insatisfaisantes : supports écrits, cours en visioconférence, reports ou annulations de séances. Pour les enseignements nécessitant des équipements spécifiques, des interactions en présentiel ou des pratiques collectives, la « continuité pédagogique » est parfois tout simplement impossible.

Les vacataires, rémunérés à l’heure effectuée, risquent en outre de perdre une partie de leur rémunération pour des séances annulées dont ils ne sont en rien responsables.

Pour les personnels BIATSS, la fermeture désorganise tout autant le travail. Consignes floues ou inexistantes, incertitudes sur la reprise, télétravail non choisi, difficultés de coordination et impossibilité d'accomplir certaines tâches à distance : ces contraintes pèsent sur le service rendu, isolent les collègues et dégradent leurs conditions de travail. Ce télétravail imposé doit au minimum ouvrir droit à l’indemnisation des frais prévue par la charte du télétravail de l’université.

Pour les étudiantes et étudiants, cette fermeture prolongée dégrade très fortement les conditions d'études. Cours annulés ou reportés, enseignements à distance dans des conditions inégales, impossibilité d'accéder aux salles de travail, aux bibliothèques et aux équipements pédagogiques : la désorganisation pénalise l'ensemble des étudiants, et en premier lieu les plus précaires. Elle accentue également les inégalités entre étudiants, selon leurs conditions matérielles de travail et leur capacité à suivre les enseignements à distance.

Au-delà de la diversité de nos métiers et statuts, cette fermeture nous prive aussi des espaces nécessaires pour nous retrouver, échanger et débattre. Alors que la question des moyens du service public d’éducation est au cœur de l’actualité, nous devons pouvoir en discuter ensemble, quelles que soient nos positions sur le mouvement en cours. Cela suppose des bâtiments ouverts, des salles accessibles et des lieux où se réunir.

Nous sommes conscients des impératifs de sécurité qui s'imposent à l'établissement. Mais ils doivent être conciliés avec la nécessité d'exercer nos missions dans des conditions satisfaisantes, à commencer par celle d'assurer un service public d'enseignement auprès de près de 20 000 étudiants. La possibilité que de nouvelles occupations ou dégradations surviennent ne peut suffire à maintenir durablement l'université fermée, au détriment des conditions d'étude des étudiants et étudiantes, des conditions de travail des personnels et de la continuité de nos missions.

Nous ne contestons pas la fermeture des bâtiments endommagés. Nous demandons que les autres rouvrent dès le 2 novembre, et, pour les bâtiments qui resteraient fermés, la communication des motifs précis et d’un calendrier de réouverture.

Nous demandons également l’indemnisation des jours de télétravail imposés, conformément à la charte du télétravail, et le paiement intégral des heures prévues pour les vacataires.

Pétition à l’initiative de la CGT FERC Sup Rennes 2, de SUD Éducation 35, Solidaires Étudiant-e-s, Le Poing Levé

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