Victoire

Dissoudre le régiment de la sécurité présidentielle {RSP} (Burkina Faso)

Cette pétition a abouti avec 712 signatures !


Considérant que sous le règne de Blaise COMPAORE, la majorité écrasante des crimes politiques, de sang en particulier, a été le fait des éléments du Régime de Sécurité Présidentielle, connu sous le tristement célèbre nom de « militaires du Conseil » ;

Qu’ainsi, il est régulièrement rapporté que des personnalités comme le Pr Guillaume SESSOUMA, l’Etudiant Boukary DABO, David OUERAOGO, Norbert ZONGO et trois autres de ses compagnons, Gaspar Y. SOME, etc. et bien d’autres anonymes ont été exécutés par des éléments de ce corps ;

Considérant que c’est précisément cette unité qui a été aussi utilisée par Blaise COMPAORE pour ses interventions et intrusions guerrières à l’Etranger, en attestent les faits révélés dans l’affaire TUINA et les conflits des militaires dits du Libéria, SIERRA LEONNE, Côte-d’Ivoire, etc., puis dans les différents rapports des experts de l’ONU relativement au rôle de cette unité dans l’importation et le trafic d’armes de guerre pour des chefs de guerre en Afrique ;

Que fort de cette situation, et constatant que cette unité était plutôt source de graves problèmes et en passe d’être une milice de Blaise COMPAORE , le Collège des Sages avait recommandé sa dissolution pure et simple ;

Considérant que l’Etat de droit véritable ne peut être compatible avec l’expectative de militaires, déniant l’autorité de l’Etat ou constituant pour celui-ci une menace ad nutum et qui lui ôte toute indépendance politique véritable, fonctionnant dans la crainte de ces militaires pourtant assignés à une mission précise ;

Considérant que tous les militaires burkinabè ont les mêmes droits, les mêmes aptitudes, sous réserves des rôles assignés à chacun au cours de sa formation ;

Considérant qu’aux termes des textes de lois et règlements régissant les forces armées au Burkina Faso, tout militaire, qu’importe son régiment, son organisation administrative, peut être muté à toute fonction, toute institution ou régiment selon l’appréciation souveraine de l’autorité établie ;

Considérant qu’il n’appartient pas à l’Agent public ou un à groupe d’agents publics, fussent-ils militaires armés ou non, de juger de l’opportune de créer ou maintenir un organe administratif dans lequel il est appelé à servir, puisque seul l’Etat a ses prérogatives et les exerce dans le seul intérêt général commun ;

Que cette règle est la même pour tous, sans quoi, il n’y a pas d’Etat.

Considérant que le RSP a encore fait parler de lui tout le long de la période post-insurrectionnelle au Burkina Faso, interrompant à son bon vouloir le Conseil des Ministres, foulant aux pieds les règles élémentaires de l’Etat, parce que se disant surarmé ;

Qu’il y a lieu procéder dès lors à sa dissolution pure et simple, suivi de son démantèlement ;

 

Nous, soussignés, burkinabè et amis du Burkina Faso, demandons instamment à l’Autorité établie de prendre les mesures urgentes pour y procéder : 



Ibrahima compte sur vous aujourd'hui

Ibrahima Maiga a besoin de votre aide pour sa pétition “Organisation des Nations Unies: Dissoudre le régiment de la sécurité présidentielle {RSP} (Burkina Faso)”. Rejoignez Ibrahima et 711 signataires.