

Opposition au retour du nucléaire à Fessenheim
Le problème
Dossier d’opposition au retour du nucléaire à Fessenheim
Objet : Empêcher la création du Technocentre EDF et tout projet nucléaire sur le site de Fessenheim dans le Haut-Rhin, pour des raisons écologiques, économiques et sanitaires.
Introduction :
Fessenheim est le symbole d’une lutte acharnée pour la sortie du nucléaire. Cette lutte a commencé dans les années 1970, lorsque la construction de la centrale a suscité de vives oppositions locales et transfrontalières, en particulier en raison des risques sismiques dans la région. Depuis, Fessenheim incarne la volonté citoyenne de préserver la santé publique et l’environnement face aux dangers du nucléaire. Le 29 juin 2020, la centrale a fermé définitivement après 43 ans d'exploitation, marquant la perte de 2 000 emplois pour les salariés EDF et sous-traitants locaux. Toutefois, cette fermeture a réduit les risques industriels dans une zone sismique peuplée de 40 000 habitants et a ouvert la voie à une reconversion écologique.
Jean-Jacques Rettig, fondateur du Comité pour la sauvegarde de Fessenheim, déclare : « L'arrêt du réacteur n°1 de Fessenheim s’est produit grâce à une lutte antinucléaire régionale de très longue haleine.» Cette mobilisation, qui a rassemblé plus de 50 000 personnes depuis les années 2000, reste un modèle de résistance citoyenne.
Aujourd’hui, EDF propose un Technocentre pour le recyclage des métaux très faiblement radioactifs (TFA), et certains élus poussent pour l’implantation d’EPR ou de SMR. Ce document présente les dangers écologiques, économiques et sanitaires de ces projets et démontre pourquoi une alternative durable est essentielle pour la région.
1. Le Technocentre EDF : un projet dangereux et inutile
Qu'est-ce que le Technocentre ?
EDF souhaite créer un site industriel pour recycler des métaux très faiblement radioactifs (TFA) issus des démantèlements de centrales nucléaires, soit environ 5 000 à 10 000 tonnes par an. À titre de comparaison, ce volume équivaut à environ 500 camions de transport par an. Bien que qualifiés de "très faibles", ces métaux présentent des niveaux de radioactivité pouvant atteindre 0,1 millisievert/an, ce qui est comparable à l’exposition reçue lors d’un vol transatlantique. Cependant, selon l'IRSN, une exposition prolongée ou une dispersion incontrôlée dans des objets du quotidien, comme des ustensiles de cuisine ou du béton de construction, pourrait augmenter le risque de cancers et de maladies génétiques, surtout en cas d'accumulation répétée dans l'environnement.
Les risques environnementaux
Contamination diffuse :
En Suède, un projet similaire a été abandonné en 2015 après la découverte d’ustensiles contaminés sur le marché, provoquant un scandale sanitaire.
Pollution de l’air et des sols :
La refonte des métaux émet des particules radioactives pouvant se disperser.
Impact sur le Rhin :
Le moindre incident pourrait contaminer le fleuve et s'étendre sur 1 200 km en quelques jours, affectant 6 millions d’habitants et menaçant l’eau potable, l’agriculture et l’économie. Un exemple marquant est l’accident de Mayak en Russie (1957), où des rejets radioactifs ont contaminé la rivière Tetcha, impactant gravement les populations locales et la faune aquatique pendant des décennies. Cet événement rappelle à quel point une contamination d’un cours d’eau peut avoir des effets irréversibles sur l’environnement et la santé publique.
Les risques économiques
Un gouffre financier :
Le projet nécessite 300-600 millions € et transforme Fessenheim en "poubelle nucléaire" européenne.
Attractivité touristique menacée :
Selon l’Office de Tourisme d’Alsace, la région pourrait perdre jusqu’à 15% de ses activités touristiques.
Les risques sanitaires
Radioactivité chronique :
À proximité de telles installations, les risques de leucémies augmentent de 12% (IRSN, 2023).
Inquiétude citoyenne :
Près de 20 000 signatures ont été recueillies en moins d'un mois contre le projet.
2. La menace d’un retour des réacteurs nucléairesLes EPR :
une technologie coûteuse et risquée
Explosion des coûts :
Le chantier de Flamanville est passé de 3,3 milliards à 19 milliards d’euros. À titre de comparaison, le projet EPR d’Olkiluoto en Finlande a également connu des dépassements considérables, atteignant près de 11 milliards d’euros, soit trois fois son budget initial. Ces exemples illustrent l’incapacité récurrente de cette technologie à respecter les coûts et les délais annoncés. La dette d’EDF atteint aujourd’hui 64,5 milliards d’euros.
Zone sismique et risque hydrique :
Le sol instable de Fessenheim et le débit insuffisant du Rhin posent des risques techniques insurmontables.
Les SMR : une fausse solution
Technologie immature :
Aucun SMR n’est actuellement opérationnel dans le monde.
Les Small Modular Reactors (SMR) sont souvent présentés comme une alternative moderne, mais leurs coûts et délais de construction les rendent peu compétitifs face aux énergies renouvelables.
Voici une comparaison :
Les SMR, comme le projet NuScale, présentent un coût estimé entre 6 000 et 10 000 €/kW pour une durée de construction de 7 à 10 ans.
À l'inverse, un parc solaire affiche un coût nettement inférieur, entre 1 000 et 1 500 €/kW, avec une mise en service en seulement 2 à 3 ans.
Un parc éolien, quant à lui, nécessite entre 1 200 et 2 500 €/kW pour une durée de construction de 3 à 5 ans.
Ces chiffres démontrent que les énergies renouvelables, en plus d'être plus économiques, peuvent être déployées bien plus rapidement pour répondre aux besoins énergétiques de demain.
3. Fessenheim : une opportunité pour une reconversion durable
Plutôt que de poursuivre des solutions nucléaires risquées, Fessenheim peut devenir un modèle de transition écologique. Des exemples comme la reconversion du site de Günzburg en Allemagne, où une ancienne centrale a été transformée en parc solaire fournissant de l'énergie à des milliers de foyers, montrent qu'une transition réussie est non seulement possible, mais bénéfique pour l’économie locale et l’environnement. C'est une vision d’avenir concrète que nous devons saisir sans tarder.
Propositions alternatives :
Énergies renouvelables :
Un parc solaire peut alimenter 100 000 foyers/an et générer 400 emplois directs et indirects.
Zone d’activités écoresponsables :
Accueil d'entreprises vertes pour stimuler l’économie locale.
Centre de formation :
Création d’un pôle européen de formation aux métiers de la transition énergétique.
Conclusion : pourquoi agir maintenant ?
Le retour du nucléaire à Fessenheim est une menace écologique, économique et sanitaire. Face à cette menace, une reconversion durable du site s’impose comme une solution d’avenir. Il est urgent d’agir pour préserver l’environnement et construire un modèle écologique bénéfique pour tous.
Mobilisons-nous !
Signez les pétitions locales et nationales.
Participez aux débats publics.
Contactez vos représentants locaux pour faire entendre votre opposition.
Contact pour la mobilisation :
Stop Fessenheim - 1 rue Jean-Baptiste Weckerlin, 68000 Colmar
Email : stopfessenheim@gmail.com
Ensemble, refusons le retour du nucléaire et préservons notre avenir !

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Le problème
Dossier d’opposition au retour du nucléaire à Fessenheim
Objet : Empêcher la création du Technocentre EDF et tout projet nucléaire sur le site de Fessenheim dans le Haut-Rhin, pour des raisons écologiques, économiques et sanitaires.
Introduction :
Fessenheim est le symbole d’une lutte acharnée pour la sortie du nucléaire. Cette lutte a commencé dans les années 1970, lorsque la construction de la centrale a suscité de vives oppositions locales et transfrontalières, en particulier en raison des risques sismiques dans la région. Depuis, Fessenheim incarne la volonté citoyenne de préserver la santé publique et l’environnement face aux dangers du nucléaire. Le 29 juin 2020, la centrale a fermé définitivement après 43 ans d'exploitation, marquant la perte de 2 000 emplois pour les salariés EDF et sous-traitants locaux. Toutefois, cette fermeture a réduit les risques industriels dans une zone sismique peuplée de 40 000 habitants et a ouvert la voie à une reconversion écologique.
Jean-Jacques Rettig, fondateur du Comité pour la sauvegarde de Fessenheim, déclare : « L'arrêt du réacteur n°1 de Fessenheim s’est produit grâce à une lutte antinucléaire régionale de très longue haleine.» Cette mobilisation, qui a rassemblé plus de 50 000 personnes depuis les années 2000, reste un modèle de résistance citoyenne.
Aujourd’hui, EDF propose un Technocentre pour le recyclage des métaux très faiblement radioactifs (TFA), et certains élus poussent pour l’implantation d’EPR ou de SMR. Ce document présente les dangers écologiques, économiques et sanitaires de ces projets et démontre pourquoi une alternative durable est essentielle pour la région.
1. Le Technocentre EDF : un projet dangereux et inutile
Qu'est-ce que le Technocentre ?
EDF souhaite créer un site industriel pour recycler des métaux très faiblement radioactifs (TFA) issus des démantèlements de centrales nucléaires, soit environ 5 000 à 10 000 tonnes par an. À titre de comparaison, ce volume équivaut à environ 500 camions de transport par an. Bien que qualifiés de "très faibles", ces métaux présentent des niveaux de radioactivité pouvant atteindre 0,1 millisievert/an, ce qui est comparable à l’exposition reçue lors d’un vol transatlantique. Cependant, selon l'IRSN, une exposition prolongée ou une dispersion incontrôlée dans des objets du quotidien, comme des ustensiles de cuisine ou du béton de construction, pourrait augmenter le risque de cancers et de maladies génétiques, surtout en cas d'accumulation répétée dans l'environnement.
Les risques environnementaux
Contamination diffuse :
En Suède, un projet similaire a été abandonné en 2015 après la découverte d’ustensiles contaminés sur le marché, provoquant un scandale sanitaire.
Pollution de l’air et des sols :
La refonte des métaux émet des particules radioactives pouvant se disperser.
Impact sur le Rhin :
Le moindre incident pourrait contaminer le fleuve et s'étendre sur 1 200 km en quelques jours, affectant 6 millions d’habitants et menaçant l’eau potable, l’agriculture et l’économie. Un exemple marquant est l’accident de Mayak en Russie (1957), où des rejets radioactifs ont contaminé la rivière Tetcha, impactant gravement les populations locales et la faune aquatique pendant des décennies. Cet événement rappelle à quel point une contamination d’un cours d’eau peut avoir des effets irréversibles sur l’environnement et la santé publique.
Les risques économiques
Un gouffre financier :
Le projet nécessite 300-600 millions € et transforme Fessenheim en "poubelle nucléaire" européenne.
Attractivité touristique menacée :
Selon l’Office de Tourisme d’Alsace, la région pourrait perdre jusqu’à 15% de ses activités touristiques.
Les risques sanitaires
Radioactivité chronique :
À proximité de telles installations, les risques de leucémies augmentent de 12% (IRSN, 2023).
Inquiétude citoyenne :
Près de 20 000 signatures ont été recueillies en moins d'un mois contre le projet.
2. La menace d’un retour des réacteurs nucléairesLes EPR :
une technologie coûteuse et risquée
Explosion des coûts :
Le chantier de Flamanville est passé de 3,3 milliards à 19 milliards d’euros. À titre de comparaison, le projet EPR d’Olkiluoto en Finlande a également connu des dépassements considérables, atteignant près de 11 milliards d’euros, soit trois fois son budget initial. Ces exemples illustrent l’incapacité récurrente de cette technologie à respecter les coûts et les délais annoncés. La dette d’EDF atteint aujourd’hui 64,5 milliards d’euros.
Zone sismique et risque hydrique :
Le sol instable de Fessenheim et le débit insuffisant du Rhin posent des risques techniques insurmontables.
Les SMR : une fausse solution
Technologie immature :
Aucun SMR n’est actuellement opérationnel dans le monde.
Les Small Modular Reactors (SMR) sont souvent présentés comme une alternative moderne, mais leurs coûts et délais de construction les rendent peu compétitifs face aux énergies renouvelables.
Voici une comparaison :
Les SMR, comme le projet NuScale, présentent un coût estimé entre 6 000 et 10 000 €/kW pour une durée de construction de 7 à 10 ans.
À l'inverse, un parc solaire affiche un coût nettement inférieur, entre 1 000 et 1 500 €/kW, avec une mise en service en seulement 2 à 3 ans.
Un parc éolien, quant à lui, nécessite entre 1 200 et 2 500 €/kW pour une durée de construction de 3 à 5 ans.
Ces chiffres démontrent que les énergies renouvelables, en plus d'être plus économiques, peuvent être déployées bien plus rapidement pour répondre aux besoins énergétiques de demain.
3. Fessenheim : une opportunité pour une reconversion durable
Plutôt que de poursuivre des solutions nucléaires risquées, Fessenheim peut devenir un modèle de transition écologique. Des exemples comme la reconversion du site de Günzburg en Allemagne, où une ancienne centrale a été transformée en parc solaire fournissant de l'énergie à des milliers de foyers, montrent qu'une transition réussie est non seulement possible, mais bénéfique pour l’économie locale et l’environnement. C'est une vision d’avenir concrète que nous devons saisir sans tarder.
Propositions alternatives :
Énergies renouvelables :
Un parc solaire peut alimenter 100 000 foyers/an et générer 400 emplois directs et indirects.
Zone d’activités écoresponsables :
Accueil d'entreprises vertes pour stimuler l’économie locale.
Centre de formation :
Création d’un pôle européen de formation aux métiers de la transition énergétique.
Conclusion : pourquoi agir maintenant ?
Le retour du nucléaire à Fessenheim est une menace écologique, économique et sanitaire. Face à cette menace, une reconversion durable du site s’impose comme une solution d’avenir. Il est urgent d’agir pour préserver l’environnement et construire un modèle écologique bénéfique pour tous.
Mobilisons-nous !
Signez les pétitions locales et nationales.
Participez aux débats publics.
Contactez vos représentants locaux pour faire entendre votre opposition.
Contact pour la mobilisation :
Stop Fessenheim - 1 rue Jean-Baptiste Weckerlin, 68000 Colmar
Email : stopfessenheim@gmail.com
Ensemble, refusons le retour du nucléaire et préservons notre avenir !

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Pétition lancée le 16 décembre 2024