Xavier CULIOLIAjaccio, France
Jun 17, 2026

Bonjour à toutes et à tous. Vous le savez : la Cour de cassation a donné tort aux Peretti. « Comme prévu » allais-je ajouter. Mais, tout de même, nous espérions tous ce milliardième de chance pour que la procédure soit cassée. Mais c’est ainsi.

Les Peretti ont changé d’avocat afin de se lancer dans des échanges avec la partie adverse, mais également la préfecture qui peut ordonner à tout moment de faire exécuter la sentence… ou pas.

Je ne pense que dans les circonstances actuelles (prévision d’échec du projet d’autonomie, crise linguistique, période pré électorale) quiconque ait envie de se lancer dans un bras de fer qui pourrait à tout moment déboucher sur un drame. Un drame qui ne serait pas de notre fait, mais il faut reconnaître que les frustrations, la crise économique font qu’une étincelle peut mettre le feu au maquis.

Notre collectif ne désire qu’une issue à l’amiable avec un impondérable : personne ne touchera aux maisons qui, pour nous, ont été érigées alors qu’elles avaient obtenu un permis, permis remis en cause, quatre après sa délivrance pour une question purement administrative et, pour tout dire, assez grotesque.

U Levante a donc emporté une bataille qui a duré quinze ans — quasiment l’âge de Laure, la fille de Julien et de Laetitia — qui a exigé des sacrifices financiers abyssaux que l’association n’avait pas à payer puisque leur avocat était rémunéré par France Environnement. Pour nous, il ne fait aucun doute que les frères Peretti ont remonté les ruines des anciennes maisons ancestrales. Dans le livret que j’ai écrit, les preuves sont là. Pourquoi n’ont-elles pas été présentées au tribunal ? C’est un mystère.

Le 16 décembre 2023, nous réunissions plus de 1700 soutiens dûment comptés. Aujourd’hui, nous ferions mieux. Nous ne voulons pas de conflits. Nous espérons même que tout se résoudra avec un arrangement. Mais nous sommes prêts à assumer une mobilisation militante s’il le faut pour dire haut et fort que les terres ancestrales reprises par des familles corses pour y travailler et non pour faire de la spéculation doivent rester à ces familles.

En attendant, la rive sud ajacienne se bétonne avec des maisons bâties sur des mouchoirs de poche atteignant les prix de deux millions d’euros. Les Peretti eux ont conservé et entretenu la nature. Nous ne les lâcherons jamais.

 

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