NON aux projets de 41 retenues pour l’irrigation agricole dans le bassin du Clain (Vienne)

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Les retenues ne serviraient qu'à renforcer l'irrigation et non à économiser l'eau. Les nappes pompées massivement en hiver ne se rempliraient pas en cas de sécheresse ! Les nouvelles cultures intensives irriguées augmenteraient encore la pollution des eaux !

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Quatre enquêtes publiques ont déjà eu lieu pour un programme de 41 retenues dans le bassin du Clain (département de la Vienne) et quatre arrêtés préfectoraux les ont autorisées.
Deux projets de bassines concernent aussi le département de la Vienne dans le bassin de la Sèvre Niortaise, à cheval avec les Deux-Sèvres.

  • Dans le cadre de ces procédures, pas un seul débat en présence du porteur de projet n’a été organisé.
  • Rien n’a été fait pour informer le public des enjeux vitaux de santé publique et de préservation de la ressource en eau. Ces enjeux politiques ont été noyés dans des dossiers rendus illisibles par la masse des données techniques.
  • Les avis défavorables de l’Agence Régionale de Santé et d'Eaux de Vienne, producteur d'eau potable, n’ont pas été joints aux dossiers.
  • L’ampleur du projet a été camouflée par un découpage en cinq tranches.
  • Le débat public n’a pas eu lieu. Sans lui, aucune décision n’est légitime.

Financé à 70 % par l’argent public, le programme des 41 retenues tourne le dos à l’intérêt public en ne visant ni à reconquérir la qualité de l'eau, ni à l'économiser.  

  • Il encouragerait le développement de pratiques d’agriculture intensive à base de productions gourmandes en eau et en intrants chimiques. Ce serait un véritable déni des enjeux de santé publique alors que les nitrates et pesticides présents dans l’eau menacent notre alimentation en eau potable.
  • Les 190 bénéficiaires des retenues pomperaient préventivement dans les nappes en hiver un volume au moins équivalent à ce qu'ils prélèvent d'habitude en été. Quelle que soit la pénurie, ils espèrent pouvoir ainsi continuer d'arroser en été. Ce projet dissimule mal leur refus de toute économie d’eau sur l’année. Il maintiendrait le déséquilibre actuel entre ressource disponible et consommation qui met en danger les milieux aquatiques et compromet l’alimentation en eau potable – déséquilibre que cherchent pourtant à résorber les politiques publiques.
  • Ce projet aboutirait à la privatisation d’un bien commun, l'eau, que le changement climatique rend d’autant plus précieux. Tout projet de gestion de l’eau financé par l’argent public doit bénéficier d’une gestion publique et garantir la qualité du bien commun qu'est l'eau, l'égalité des citoyens devant la pénurie qui s’annonce, et notamment un droit égal d’accès à l’eau pour tous les agriculteurs.

Les soussignés ne s’opposent pas à des installations de stockage de l’eau qui, après une large concertation entre tous les acteurs et usagers de l’eau, répondraient ponctuellement à d’éventuels besoins d’irrigation spécifiques.
Mais ils affirment que toute opération de stockage doit s'intégrer dans un projet de territoire visant la reconquête de la qualité de l’eau et l’arrêt de sa surexploitation. Ce projet doit se donner des objectifs quantifiés et des échéances précises pour diminuer les apports en nitrates et abandonner les pesticides. Il doit programmer un changement de système agricole dans toutes les aires d’alimentation de forages et captages d’eau potable.

Les soussignés demandent :

  • à l’Agence de l’eau Loire-Bretagne de ne pas financer le programme des 41 retenues sur le bassin du Clain et de consacrer en priorité ses moyens à des actions pour améliorer la qualité de l'eau et économiser la ressource ;
  • à Madame la Préfète de veiller à l'élaboration par tous les usagers de l'eau d'un projet de territoire adapté aux enjeux de santé publique et au changement climatique.


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