
VISIOCONFERENCE PREFECTURE : DERNIERES NOUVELLES
- ON NOUS PRENDS POUR DES ABRUTIS.
Compte rendu de la visioconférence du mercredi 14/12/22 entre nos associations et la Préfecture concernant l'agrandissement de l'abattoir de Chailley.
Nous avons eu un panorama du nombre de poulaillers industriels sur l'Yonne (données d'oct. 2021) :
147 exploitations de moins de 30 000 volailles.
42 exploitations ICPE : 29 entre 30 000 et 70 000 volailles et 13 de plus de 70 000 volailles.
77 poulaillers sont fournisseurs de DUC / PLUKON en octobre 2021.
Selon la Chambre d’Agriculture un poulailler de ce type nécessite énormément d’eau. Les réserves d’eau des villages alentour seront donc impactées avec des conséquences pour la population sur les “restrictions sècheresse” à venir.
Et cela rien que pour l'Yonne, cela fait froid dans le dos.
Si nous rajoutons les 80 poulaillers supplémentaires que Plukon veut installer sur 150 kms autour de Chailley, notre département va sombrer dans le gigantisme de la pollution des eaux et de la souffrance animal. Mais plus de 17 autres départements pourraient être impactés. (02,08,10,18,21,28,41,45,51,52,55,58,60,70,71,77,88).
On va dans le mur en chantant.
La Préfecture dit avoir une forte conscience des problèmes écologiques, les normes augmentent en exigence (loin d’être suffisantes malheureusement face à l’urgence climatique).
Elle a également soulevé les problèmes des conflits d'usage par rapport à l'eau qui risquaient d'émerger. Nous leur avons signalé que ces conflits étaient déjà bien présents...
D'ailleurs ils vont organiser des conférences et ateliers sur le sujet…
Est ce des cours d'éducation du peuple pour le faire plier à leurs décisions ?Donc il n’y aura plus de conflit, c’est sûr...?
Mais rien ne change sur le plan de la gouvernance, de leur Commission de Suivi de Site… La Préfecture convient que le traitement segmenté n'est pas une bonne chose sans pour autant faire évoluer son modèle de gouvernance malgré notre proposition.
Les contrôles des rejets vont passer de 1 à 4/an (encore faut-il qu'ils soient effectués...)
Suite à l'avis défavorable de l'ARS, concernant le bruit et les odeurs, des études complémentaires ont été demandées. Une déviation serait à l'étude pour diminuer le bruit du au trafic des camions pour les riverains ( cela fait 30 ans que le projet existe et ne s’est pas réalisé, s’il se réalise, cela va coûter un pognon de dingue aux contribuables comme dirait notre Président…)
L'état des rivières s'est dégradé : seulement 27% des rivières sur le plan national ont un état satisfaisant de leur biodiversité.
1/3 des points de captage est fermé dans l'Yonne, 90% du département en zone nitrates renforcée.
Pas de réponse quand nous avons argumenté que leurs autorisations massives aggravaient encore les EGS. L'enjeu est bien d'arrêter les pollutions diffuses en surface. Au nom de la souveraineté industrielle alimentaire, on se passe des préconisations du GIEC en aggravant la situation déjà très dégradée de notre département.
A suivre donc une fois la parution de l’arrêté préfectoral remanié et son niveau de prise en compte des remarques émises par les membres du Coderst suite l’avis défavorable rendu (fait exceptionnel dans ce type de circonstances). Nous saluons les membres du Coderst qui ont eu le courage d’un vote défavorable et qui nous soutiennent dans notre combat.
- Seulement voilà,
- On nous prends pour des abrutis.
Nous connaissons tous la rapidité des services de notre administration. La visiconférence ayant eu lieu le 14 décembre de 9h00 à 10H00 et l'Arrêté est paru le 15 décembre 2022, nous voyons bien à quel point nos gouvernants considèrent la population.
Voir lien de l'arrêté : https://www.yonne.gouv.fr/content/download/39087/285424/file/A.P.DUC.15.12.2022.pdf
Le combat continu.