Petition updateNon au pont de 4,2 G$ : Protégeons notre eau potable et le fjord !Le pont de Tadoussac : Le piège d'une taxe permanente sur la Côte-Nord
Nathalie MAYNARDMontréal, Canada
May 10, 2026

Certains pensent que le pont pourrait être payant « seulement un certain temps ». C’est mathématiquement impossible. Pour un projet estimé « actuellement » entre 4,2 et 5 milliards de dollars avec seulement 2 500 véhicules par jour, le péage ne suffirait même pas à couvrir les intérêts de la dette et l'entretien. À titre d'exemple, le pont de la Confédération est payant depuis 1997 et les tarifs ne cessent d'augmenter (plus de 50 $ aujourd'hui) parce que le volume de trafic ne suffit pas à couvrir l'entretien et les intérêts. À Tadoussac, avec des frais estimés à 310 millions de dollars par année, un péage ne servirait qu'à éponger une partie des frais courants, sans jamais rembourser le capital.

Une taxe sur votre panier d'épicerie et le tourisme

Imposer un péage, c'est briser la gratuité historique de la traverse et taxer la mobilité des familles. Imposer un péage, c'est briser la gratuité historique de la traverse et taxer la mobilité des familles. Un péage de 80 $ pour les camions lourds lourds ferait grimper le prix de l'épicerie, du carburant et des matériaux, car 25 ou 30 $ par voiture créerait un effet barrière :  les visiteurs risquent de s'arrêter dans Charlevoix plutôt que de payer pour entrer sur la Côte-Nord, asphyxiant les commerces locaux. 

L'usure de la structure : Pourquoi le péage ne finit jamais

Techniquement, un pont de 90 mètres de haut entre dans une phase critique après environ 20 ans. Exposé au sel et aux cycles de gel-dégel du fjord, les coûts d'entretien explosent alors pour des réfections majeures (joints, câbles, peinture anticorrosion). Comme la dette ne baisse pas assez vite par rapport au vieillissement de la structure, le gouvernement n'a d'autre choix que de maintenir ou d'augmenter le péage indéfiniment.

Payer très cher... pour le droit de payer

Mettre en place un péage n'est pas gratuit : la gestion (caméras, factures, centres d'appels) gruge entre 10 % et 20 % des revenus collectés. Sur un lien à faible trafic, ces frais fixes sont disproportionnés. Une partie massive de votre argent servirait simplement à faire rouler la bureaucratie du péage. En résumé, on paierait une fortune pour une structure qui, en plus, resterait vulnérable aux vents violents, nous isolant lors des tempêtes là où le traversier est résilient.

Le véritable essor de la Côte-Nord ne peut se bâtir sur une dette perpétuelle et un péage étouffant. Au-delà des risques environnementaux et techniques, l'impasse financière confirme que ce projet de pont est une aberration pour la région sur toute la ligne. 


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