Petition updateNon au licenciement de Gaël Regroupons-nous contre la répression à La Poste et ailleurs !Donnez à la caisse de grève des postiers du 92 ! | Rassemblement jeudi 5/04 à 19h Siège de La Poste
Xavier SUDParis, France
2 Apr 2018 — https://www.lepotcommun.fr/pot/kgmfkl66 POUR SOUTENIR LES GRÉVISTES, DONNEZ À LA CAISSE DE GRÈVE EN LIGNE ! Aidez-les à tenir. Déjà une semaine de grève reconductible pour les postiers du 92 contre le licenciement de Gaël Quirante. L’objectif minimum de la caisse de grève, 100 000 €, est forcément important vu le nombre de grévistes. Mais nous sommes déjà plus de 12 000 à avoir signé cette pétition et notre force a toujours été celle du nombre et de l’action collective : si chacun donnait 10 €, l’objectif serait déjà largement atteint ! Alors n’hésitez pas, faites un don à la caisse de grève, c’est très simple, quelques clics suffisent : https://www.lepotcommun.fr/pot/kgmfkl66 Ou envoyez un chèque à SUD Poste 92 51 rue Jean Bonal 92250 La Garenne-Colombes Mention « Solidarité grévistes » au dos N’hésitez pas à partager ce message ! Vous trouverez un résumé complet de leur première semaine de grève en fin de message. ------------------------ Comme vous le savez, allant à l'encontre de l'avis de l'inspection du travail et le rapport de la contre-enquête qui concluaient à une discrimination syndicale à l'encontre de Gaël Quirante, syndicaliste à la Poste du 92, Muriel Pénicaud vient de décider d'autoriser son licenciement. Cette décision, qui est donc politique, Gaël en a pris connaissance ce samedi 24 mars. Les réactions ne sont pas fait attendre pour empêcher le licenciement de Gaël : dès lundi 26 mars ces collègues se sont mis en grève reconductible dans le 92 et un rassemblement unitaire très large de soutien de plus de 500 personnes a eu lieu à Paris à 19h devant le ministère du travail réunissant des personnalités du monde politique, syndical, universitaire. Une caisse de grève en ligne vient juste d'être mise en place... Aidez-les postiers en reconductible du 92 à tenir en faisant un don à la caisse de grève et en partageant largement ce message et le lien ! En effet, si la ministre autorise son licenciement, rien n'oblige pas la direction de la Poste à le faire. Par notre mobilisation, nous pouvons donc empêcher que Gaël soit licencié. ---------------------------- C’est pourquoi le nouveau rassemblement unitaire aura donc bien lieu cette fois-ci devant le siège de La Poste jeudi 5 avril à 19h, Métro Corentin Celton, T2 Porte D'issy, 12 Rue Guyenemer à Issy-les-Moulineaux. La direction de La Poste a refusé de recevoir Gaël et les postiers en grève du 92 jeudi dernier. Nous ne n’acceptons pas ! Ils doivent être reçus. Soyons nombreuses et nombreux jeudi prochain. https://www.facebook.com/events/2017303608521457/?ti=cl -------------------------- Une semaine de grève pour les postiers du 92 demain jeudi 29 mars. Nous ne laisserons pas faire : Gaël ne doit pas être licencié ! La grève est toujours en cours depuis lundi et le mouvement se poursuit demain ! Les factrices et facteurs de Levallois (le bureau de rattachement de Gael Quirante encore à 80% de grévistes jeudi), d’Asnières, de Boulogne ainsi que les guichetières de Levallois Front de Seine sont en grève majoritaire depuis lundi, pour défendre leur représentant syndical et pour dénoncer leurs conditions de travail. Les bureaux de Courbevoie, Malakoff-Vanves, Neuilly, Issy-les-Moulineaux, Gennevilliers, La Garenne-Colombes/Bois-Colombes, Fontenay-aux-Roses, Clichy, du CTED de Colombes sont également touchés par le mouvement. Un appel commun des postiers en grève reconductible du 92, du 33 et du 35 a été rédigé et voté en AG. Il appelle à la convergence avec les cheminots dès le 3 avril ! --------------------------- Succès du rassemblement avec Mélechon, Besancenot, Wamen... à Paris lundi 26 mars. La mobilisation s'élargit au plan national. Et le soir du lundi 26 mars a été le moment d'une très large mobilisation unitaire, avec un rassemblement devant le ministère du Travail à 19h, métro Varenne réunissant plus de 500 personnes. Parmi les nombreux signataires de la tribune de soutien dans Libération, Jean-Luc Mélenchon, Olivier Besancenot, Mickaël Wamen , Jean- Pierre Mercier, Eric Coquerel, des dirigeants syndicaux nationaux... sont venus prendre la parole. Leur objectif a été atteint, faire entendre leur colère à la ministre et venir dire d'abord à Muriel Pénicaud, mais aussi à la direction de la Poste que nous ne laisserons pas passer le licenciement de Gaël Quirante. D'autres rassemblements ont eu lieu le même jour à Toulouse, à Foix ou encore à Rennes lors du congrès national du SNES-FSU et Boulogne-sur-Mer pour celui de SUDéducation, mais aussi dès le lendemain à Mulhouse, à Rouen ou même à Grenade dans l'Etat espagnol, devant le consulat de France ! Aujourd'hui la situation de Gaël Quirante est sur la place publique : de nombreux articles ( Libération, Marianne, Le Monde, les Inrockuptibles, Mediapart, L'Express, Le Point, Politis, Europe 1, BFMBusiness, l'Humanité, Ouest France, la Dépêche...) ou reportages (France Inter, France 3 Ile-de-France, Là Bas si j'y suis...) on été réalisés sur le mouvement de solidarité en cours. Après une décision politique de la ministre, comment pourrait-on la direction de la Poste pourrait expliquer de licencier Gaël alors que l'inspection du travail et la DIRECCTE, les instances les plus au fait du droit du travail, reconnaissent une discrimnation syndicale ? Intervention de Gaël lors du rassemblement : https://www.facebook.com/nonaulicenciementdegaelquirante/videos/139801183519714/?t=0 ------------------------------- Un début de revue des presse avec une sélection d'articles ou de reportages : Le reportage de France 3 sur la grève du lundi 26 mars : https://www.facebook.com/sudposte.hautsdeseine/videos/1779434175698305/ https://www.franceinter.fr/emissions/comme-un-bruit-qui-court/comme-un-bruit-qui-court-31-mars-2018 http://www.liberation.fr/france/2018/03/27/a-la-poste-penicaud-valide-en-force-le-licenciement-d-un-syndicaliste_1639278 https://www.marianne.net/economie/muriel-penicaud-autorise-le-licenciement-d-un-syndicaliste-de-la-poste-contre-l-avis-de-l https://mobile.lesinrocks.com/2018/03/27/actualite/forte-mobilisation-autour-de-gael-quirante-syndicaliste-dont-le-licenciement-ete-valide-par-muriel-penicaud-111064014/ https://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/la-poste/la-poste-le-ministere-du-travail-autorise-le-renvoi-d-un-syndicaliste-5649280 https://www.mediapart.fr/journal/france/260318/muriel-penicaud-valide-le-licenciement-d-un-syndicaliste-contre-l-avis-de-ses-services?onglet=full https://www.facebook.com/laurence.karsznia/videos/10211326373264041/ ----------------------------- Pour donner à la caisse de grève en ligne et aider les postiers du 92 en grève reconductible depuis lundi 26 mars à tenir : https://www.lepotcommun.fr/pot/kgmfkl66 Pour suivre la mobilisation : https://www.facebook.com/nonaulicenciementdegaelquirante/ https://twitter.com/AllGaelQuirante?s=03 @AllGaelQuirante ----------------------------------- ----------------------------------- Résumé de la première semaine de grève des postiers du 92 : Depuis le 26 mars 2018, plusieurs bureaux du 92 se sont engagés dans un conflit social suite à la décision de la Ministre du Travail Mme Penicaud d'autoriser le licenciement de Gaël Quirante, secrétaire départemental du syndicat Sud PTT 92. Au total, ce sont plus de 200 grévistes à travers tout le département et dans plusieurs services qui se sont engagés dans la bataille, et plusieurs centres sont en grève majoritaire comme Boulogne, Asnières, Malakoff ou encore Levallois. Les grévistes sont lucides, la décision contre Gaël est une décision purement politique, les faits de soi-disant séquestration n'étant qu'un prétexte pour permettre à la DSCC (Direction Départementale Courrier Colis) de neutraliser définitivement l'un des acteurs principaux de la lutte de classe dans le département, et par la même occasion mettre à mal la contestation qui, par le biais de longues luttes et de batailles judiciaires, à su entraver, minorer voire même annuler purement et simplement la casse toujours plus profonde de la profession de facteur. ---------------------- Dès le premier jour du conflit, un rassemblement de 150 facteurs du département, mais aussi avec une participation des départements voisins a eu lieu devant la DSCC. L'événement a été couvert par un journaliste de France 3 Île de France, et le reportage a fait la une de l'édition du midi du JT. Les grévistes ont eu la « surprise » de trouver la porte verrouillée, et n'ont pu accéder à l'interphone pour demander une audience avec un représentant de la Direction. Les agents se sont ensuite rassemblés à l'Union Locale CGT de Nanterre, où les grévistes, rassemblés en Assemblée Générale, ont voté majoritairement pour la reconduction du conflit. Lorsque Gaël a reçu samedi 24 mars l'autorisation de licenciement, un appel au rassemblement devant le Ministère du Travail a été immédiatement lancé et organisé pour le lundi suivant en soirée. Cet évènement a été un franc succès avec plus de 500 personnes présentes pour soutenir à la fois Gaël et le type de luttes qu'il incarne. Sont intervenus entre autres des camarades de lutte de Gaël dont Mickael Wamen ex Goodyear aujourd'hui actif dans le Front Social, Olivier Besancenot, Jean-Luc Melenchon, Éric Coquerel, mais aussi des facteurs de Rennes qui ont fait le déplacement, et qui sont en conflit depuis 80 jours contre la pause méridienne, la casse du rythme de travail avec le concept de la sacoche, ou l'agent passe l'intégralité de la journée sur le terrain à assurer la distribution et contre un projet de réorganisation, ainsi que les facteurs de Gironde mobilisés depuis 3 semaines pour les mêmes raisons. De nombreuses organisations syndicales ont aussi pris la parole, du monde étudiant, hospitalier... Le message que tous les intervenants ont scandé est clair : Mme Penicaud, alias Mme "Loi Travail XXL" à la réputation sulfureuse suite à son influence néfaste et destructrice sur les employés de Danone, à cédé au chant des sirènes et à la pression exercée par le patronat afin de briser le syndicalisme lutte de classe qu'incarnent Gaël et bien d’autres et qui entrave la casse de nos droits sociaux conquis de haute lutte, et ce malgré l'avis défavorable de plusieurs inspecteurs du travail, juges et même de Xavier Bertrand, qui à l'époque où il était Ministre du travail avait refusé le licenciement. Cet affront doit être, selon l'ensemble des intervenants, un étendard derrière lequel doit se rassembler l'ensemble des secteurs en luttes et des militants, pour condamner avec vigueur la politique gouvernementale, appelant 50 ans après à s'inspirer de la grève générale de Mai 68. Le rassemblement a eu un impact médiatique d'importance, et dès le soir même de nombreux articles de presse présentaient le rassemblement et le conflit social en cours dans le département des Hauts de Seine. Le lendemain matin, ce sont pas moins d'une vingtaine d'articles qui étaient diffusés, et d'autres médias témoignaient de leur intérêt à couvrir le conflit départemental qui prenait la forme d'un buzz médiatique sur les conditions de travail au sein d'une entreprise qui, ne l'oublions pas, s'est tristement illustrée dans une édition de l'œil du 20h de Fr2 concernant la sous-traitance au colis et une mise en examen pour travail dissimulé et délit de marchandage. ---------------------------- Le lendemain et le jour suivant, les grévistes sont intervenus dans plusieurs autres bureaux de postes des Hauts de Seine pour mobiliser les facteurs et factrices dans le département. Le taux de grève se maintient et la grève est massivement reconduite les deux jours, et dans certains bureaux il était même en augmentation d'un jour à l'autre. Le bilan à l'heure où ces lignes sont écrites est de plus de 200 grévistes à travers tout le département : dans les bureaux de Levallois (bureau de rattachement de Gaël), Asnières, Boulogne, Levallois FDS-guichets la grève est majoritaire, le mouvement touche également Courbevoie, Issy, Clichy, Gennevilliers, La Garenne-Colombes/Bois-Colombes, Malakoff-Vanves, Fontenay, le CTED de Colombes, La Défense. ------------------------- L'objectif des grévistes, au delà de soutenir leur représentant dans cette épreuve de force est de développer le collectif de lutte en mobilisant d'autres facteurs et factices du departement, afin de se battre, entre autre, pour le rétablissement d'usages séculaires dans l'entreprise et dont le retrait forcé et sans aucune consultation préalable dans plusieurs bureaux de poste des Hauts de Seine, à savoir le "Fini-parti", le rétablissement de l'indemnité forfaitaire comme compensation financière au rattrapage de la charge de travail en retard, la levée de toutes les sanctions discriminatoires dont furent victime plusieurs représentants Sud et CGT en région parisienne (pour rappel, plus de 10 ans de mises à pied cumulées depuis 2012), mais aussi protester contre la pression patronale toujours plus intense dans un grand nombre de bureaux, l'augmentation du mal-être au travail, le recours systématique à la discipline et à la sanction, souvent lourde de conséquences... Mais aussi sur les salaires, revendication récurrente de l'ensemble des conflits sociaux d'ampleur à la Poste, la suspension des projets de réorganisations qui génère plus de dysfonctionnement qu'elle n'en résoud, et jusqu'à l'élaboration des normes et cadences de travail dont les grévistes et le syndicat contestent la justesse en comparaison des temps réels d'exécution des différentes tâches du service. Enfin, ils rejettent par avance la mise en place de la pause méridienne et de la sacoche, ce qui fait écho à la lutte des facteurs Bordelais et Rennnais. L'idée d'un rapprochement de ces trois luttes est à l'étude de la part des grévistes, dans le prolongement de la stratégie de mutualisation des fronts de lutte, véritable leitmotiv de l'action des postiers du 92 et de leurs représentants syndicaux. --------------------- Résumé 29.03, 4ème jour de grève Une délégation de grévistes est allée rendre visite très tôt aux collègues du CTED, service dédié au comblement des positions vacantes et au traitement du courrier dit "en souffrance" dans le département. Le message a été transmis : les grévistes respectent le choix des non-grévistes en ne les empêchant pas de travailler, mais en retour les non-grévistes et en particulier les agents du CTED ne doivent pas distribuer des tournées laissées à découvert par les encadrements locaux et normalement assurées par des agents grévistes. Le courrier s'accumule sur place, ce sont des dizaines de BAKTOP (caisse en plastique servant au stockage du courrier en vrac) et de caissette de TG (servant au stockage des petits plis trié en centre de tri par les machines) qui sont stockées sur des structures et disposés un peu partout. Ce sont donc des dizaines de milliers de lettres qui dorment sur place, et il y a fort à parier que d'autres caissettes soient stockées dans d'autres sites du département. Les collègues ont aussi eu la surprise de découvrir un nouvel outil de travail, à savoir l'assistance au tri informatisée. Cette innovation technique permet, après avoir scanné l'enveloppe avec une tablette, d'indiquer vocalement à l'agent comment la trier correctement, permettant de pouvoir faire exécuter le tri par n'importe qui... en transformant les agents en « robots », comme dans les entrepôts LIDL ou chez Amazon ! D'autres interventions ont eu lieux dans différents bureaux du département, dans le but de poursuivre la popularisation de la grève et consolider voire renforcer son taux dans les bureaux engagés dans le conflit. Les bureaux de Fontenay-aux-Roses et Neuilly sont majoritairement en grève, et les autres bureaux majoritaires la veille le sont restés. Les grévistes se sont rassemblés en Assemblée Générale à Fontenay, plus de 100 agents grévistes sont présents. Après un bref tour d'horizon des différentes interventions du matin, l'élaboration de la plate-forme de revendications a été poursuivie. Il a été rappelé l'importance primordiale d’être présents pour le rassemblement devant le Siège National du Groupe la Poste en vue de l'audience des représentants de la fédération SUD-PTT et de Gaël, prévue l'après-midi même à 14h, mais aussi de la nécessité de réfléchir à des actions concrètes en relation avec le climat social tendu qui rythme l'actualité du pays, afin de soutenir la lutte contre la répression policière dans les universités, mais aussi les mouvement sociaux à venir dans un certain nombre de secteurs professionnels dès mardi prochain. L'Assemblée s'est conclue sur la reconduction de la grève au lendemain, mais cette nouvelle positive pour la lutte va très vite être ternie par l'annonce transmise par le Siège: ils refusent de recevoir Gaël. L'appel commun des postières et postiers grévistes de l'Ille-et-Vilaine, de la Gironde et des Hauts-de-Seine a également été adopté, appelant les postières et postiers du pays à entrer dans la lutte dès le 3 avril et à un rendez vous de coordination nationale le 7 Avril à l’occasion de la rencontre organisée par le Front Social. Puis les agents se sont dirigés vers le Siège, où les attendaient plusieurs dizaines de personnes venues pour soutenir la lutte contre le licenciement de Gaël, et les 2 représentants fédéraux venus accompagner Gaël. Un rassemblement caractérisé par une forte présence policière, déployée pour contrôler l'ensemble des accès au site, et il fut constaté que le portail de l'entrée principal était verrouillé. Cependant, un autre portail, visible depuis le point de rassemblement, était lui ouvert dans le but de faire entrer les cadres dans le site. Le cortège s'est donc divisé en deux groupes d'importance équivalente, et celui composé des grévistes du 92 se dirigea vers ce dernier pour tenter de pouvoir accéder à la cour du bâtiment. Mais c'était sans compter sur un cordon de policiers déployé devant le portail fermé qui, alors que les grévistes leur faisaent face et exigeaient de pouvoir entrer pour échanger avec le Directeur des Ressources Humaines, ceux-ci ci adoptèrent cette attitude que l'on ne connaît que trop bien de la part des forces de l'ordre dans ce genre d'exercice, un mépris mâtiné de cette sensation de toute puissance procurée par l'uniforme. Pire, l'un d'entre eux se permit de menacer ouvertement Gaël en lui disant qu'il allait "appeler des renforts", avec des conséquences forcément néfastes. Mais les grévistes ont tenu leur position en scandant des slogans. Il est important de noter, à ce moment là du résumé, que des cadres voulant quitter le site se voyait refuser l'accès par les services de police, reconvertie pour l'occasion en service d'ordre postal, donc le Siège a VOLONTAIREMENT séquestré ses employés ainsi que les visiteurs, dans l'unique but de ne pas recevoir Gaël pour discuter... Belle illustration du dialogue social au sein de l'entreprise ! S'en suivit alors plus d'une heure pendant laquelle de petits groupes de grévistes cherchèrent tout autour du bâtiment un accès qui ne soit pas sous surveillance policière. Les cadres qui arrivaient au compte goutte se voyaient refuser l'entrée, mais certains d'entre eux ont réussi à accéder au site en se faufilant précipitamment par des portes dérobées ne s'ouvrant que de l'intérieur, sous le regard hilare des grévistes et des soutiens qui observaient la scène. Après plus d'une heure, une de ces portes dérobées, située juste à côté du portail gardé par le cordon mentionné plus haut, s'ouvrit pour laisser entrer quelqu'un, et un gréviste a alors jeté un coup d’œil vers l’intérieur du bâtiment. Il n'en fallut pas plus pour le cordon policier pour charger. L'intervention fut aussi violente que soudaine. L'un des policiers usa dans la précipitation de sa bombe de gaz lacrymogène... Sur l'un de ses collègues en civil venu leur prêter main forte ! Mais il corrigea immédiatement son tir et arrosa généreusement, à bout portant et directement aux visages les personnes les plus proches de lui. Après cette séance d’ « auto-blocage » par la direction, les grévistes se sont regroupés et une partie d’entre eux se sont ensuite réunis en comité de grève pour préparer le lendemain. ----------------------- Résumé du 30 Mars - 5ème jour de grève. Ce matin les grévistes sont intervenus sur les sites de Neuilly et Gennevilliers. Une prise de parole et une réunion du personnel ont eu lieu dans les deux bureaux. L'intervention à Neuilly fut tendue, l'encadrement local a exercé une pression forte pour obliger les agents à aller au tri, et un huissier était présent sur le site. Ce comportement a été condamné par de nombreux agents, et des slogans ont été chantés sur place avec force. Pire encore, cette pression continua à s'exercer lorsqu'il fallut organiser la réunion du personnel. Pour commencer, l'encadrement local refusa de laisser à la disposition des agents une salle pour la réunion, obligeant les agents à se réunir dans l'espace du Carré Pro, qui n'est pas aménagé pour ce genre de réunion. De plus, deux cadres exigent de pouvoir assister à la réunion du personnel, ce qui fut catégoriquement refusé par les agents. Un certain nombre d'entre eux furent obligés de détourner l'attention de ces encadrants beaucoup trop curieux, et permettre de respecter la confidentialité de la réunion. Une prise de parole a aussi eu lieu à Gennevilliers, ainsi qu'une réunion du personnel qui ont l'une et l'autre été massivement suivie par les agents sur place. Une fois les interventions et réunions terminées, l'ensemble des grévistes s'est réuni en assemblée générale à Levallois. Une réunion du personnel de Levallois s'était organisée avec les agents du site juste avant l'AG. Un travail de recensement à été opéré, pour avoir la visibilité la plus détaillée possibles des différents bureaux engagés, et du nombre exact d'agents en grève notamment pour organiser la caisse de grève et travailler sur les communiqués transmis à la presse, aux nombreux soutiens partout en France et aux organisations syndicales. La grève a été reconduite au mardi suivant. Il a été abordé comment allaient s'organiser les journées de mardi et mercredi. Il est clair que cette nouvelle semaine a venir doit servir à développer encore plus largement le conflit dans les bureaux qui ne sont pas encore engagés dans la lutte. La question de la nécessité de l’embauche en CDI des intérimaires et des précaires a été largement débattue. En parallèle de l’AG, une délégation du bureau Guichet Front de Seine a été reçue dans les nouveaux et luxueux locaux de la direction Réseau 92. La direction est gênée par la mobilisation contre la fermeture du bureau qui aujourd’hui est liée à la mobilisation qui touche la ditribution et se combine avec l’opposition au licenciement de Gaël. Mais elle n’a donné aucune garantie sur le maintien du bureau de Poste de Levallois Front de Seine, et il est évident que la mobilisation va continuer sur ce front également. Le comité de grève s’est réuni tout l’après-midi pour établir un plan de bataille pour la semaine prochaine, qui sera soumis à l’AG des grévistes lundi prochain, juste avant l’audience proposée par la direction.
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