NON AU DEREMBOURSEMENT DES CURES THERMALES

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Le problème

DITES NON AU DEREMBOURSEMENT DES CURES THERMALES


Non à la disparition des cures thermales et des territoires thermaux ! 

Non à un déremboursement qui ne dit pas son nom et nous prend – de surcroît -pour des
imbéciles. Pour une économie estimée à 200 millions d’euros serait remise en cause
l’existence même de la médecine thermale. De quoi tuer nos communes et nos
vallées excentrées déjà frappées par les tragédies ordinaires de la ruralité. Avec nos
eaux, durables, éternelles même, chaque année, près de 500 000 patients atteints de
maladies chroniques trouvent un traitement durable et naturel. Dans 90 % des cas,
les cures présentent un service médical rendu démontré : elles réduisent la douleur,
améliorent la qualité de vie et limitent le recours aux médicaments et aux
hospitalisations. Les cures thermales représentent 0,1 % du budget de l’Assurance
Maladie pour 8,3 millions de journées de soins. Un coût dérisoire pour un
bénéfice inestimable.

L’économie espérée de 200 millions serait marginale et
rapidement explosée par les coûts des médicaments, des hospitalisations et des
consultations qui s’y substitueraient. L’Etat se retrouverait avec 25000 personnes à
indemniser durablement sans en percevoir les cotisations ni l’impôt et 4,8 milliards
d’euros de retombées économiques annuelles en moins ! Près de 70 % des stations
thermales sont situées dans des communes de moins de 5 000 habitants : les
fragiliser reviendrait à aggraver la désertification médicale et économique de nos
campagnes.


Non au déremboursement des cures thermales. Non à la mort lente de notre
économie, de notre santé, de nos territoires. Avec nous, dites NON.

Le plan de licenciement de 25000 personnes est en marche. Un chiffre digne de
la sidérurgie lorraine et nordiste. L’enterrement des communes qui vivent de
leurs eaux est commandé, ni fleurs ni couronnes, juste une vague passe aux
mutuelles. Une forfaiture à bas bruit en forme d’escamotage, parée des
oripeaux d’une bien-pensance sociale qui ferait des 500000 curistes français
des nantis, des sortes d’héritiers des aristocrates en villégiature amateurs de
villes d’eaux du début du siècle dernier. Peu importe que les cures soulagent
leurs maux, confortent leur capital santé, génèrent des millions d’économies
indirectes en termes d’actes médicaux et de médicaments. Ce diktat absurde,
nous le refusons 

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Marie COSTALanceur de pétitionPrésidente de la Fédération Thermale Occitane

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