54 ans plus tard, on remet ça ! (Plaques mémorielles -galerie de l’Hôtel-de-Ville)


Quand Joseph Coutton, résistant fusillé-rescapé s’indignait des transformations du Mur des Fusillés.
(…) Maintenant, sans avoir consulté les familles de Fusillés, sans accord du Conseil municipal, les travaux ont repris, il est vrai, le rouge a été remplacé par le gris, le troisième encadrement doit-être condamné et malgré un projet d'embellissement, il n'en reste pas moins vrai que je considère que vous n'avez aucune garantie pour la protection de ce qui restera.
Quoique vous fassiez, vous avez détruit à jamais le respect dû au mur des Fusillés dont l'aspect n'aurait jamais dû être modifié.
(…) D'autre part, qui a donné l'accord pour cette transformation et implantation de commerce, opérations régis par les lois en vigueur ?
Ils sont morts pour que vive la France... Et non pour que d'autres s'enrichissent.
Le Mur doit être intégralement respecté, il en est encore temps. À vous de décider.
Quant à moi, dans le cas où vous maintiendriez ce que vous avez entrepris, j'ai le regret de vous signifier que je ne participe plus à la cérémonie du 12 juin, en tête du cortège.
Monsieur le Maire, Madame, Messieurs, croyez bien que je regrette d'avoir à vous écrire tout cela, mais, en conscience et en souvenir de mes camarades disparus, j'avais le devoir de le faire.
Joseph Coutton
Fait à Valréas le 25 mai 1970