La mémoire se perd, mais l'écriture demeure


La mémoire se perd, mais l’écriture demeure
Nos années d'école nous ont enseigné les horreurs de la guerre, les pertes humaines qu'elle engendre.
Il a été nécessaire de discuter avec des personnes rescapées des camps d'internement et des personnes rescapées des fusillades, et d'écouter leurs témoignages, de leur propre bouche
En raison de leur corps qui vieillit et de leurs yeux qui creusent leurs souvenirs douloureux, il était de notre devoir de mieux comprendre ce passé. Bientôt, il n’y aura plus de ces hommes et femmes pour incarner l’Histoire, leur Histoire. Leur volonté était de ne jamais oublier, même après 80 années.
Dans de nombreuses villes et campagnes, cette histoire est inscrite dans la pierre. Les stèles, les plaques et les monuments nous incitent à nous souvenir. Ne supprimons pas en une seule décision tous ces noms gravés de leur sang.
La mémoire se perd, mais l’écriture demeure.
« La mémoire de la plupart des hommes est un cimetière abandonné, où gisent sans honneurs des morts qu'ils ont cessé de chérir. Toute douleur prolongée insulte à leur oubli. » Marguerite Yourcenar