NON À UN PASSE-DROIT POUR LA CAQ À L'ASSEMBLÉE NATIONALE !

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Le problème

 NON À UN PASSE-DROIT POUR LA CAQ À L'ASSEMBLÉE NATIONALE !

Le problème

Pétition adressée aux chefs et aux députés de tous les partis représentés à l'Assemblée nationale du Québec.

Le 5 octobre 2026, les Québécois ont parlé. Ils ont exercé leur droit de vote et fait leurs choix démocratiques.

Le verdict des urnes est sans équivoque : la Coalition avenir Québec (CAQ) n'a fait élire aucun député à l'Assemblée nationale.

Aujourd'hui, la CAQ demande néanmoins un accès autonome aux zones de presse de l'Assemblée nationale, notamment au foyer et à la salle des questions éclair, afin que son chef par intérim, Mathieu Lévesque, puisse y tenir des activités médiatiques.

Par cette pétition, nous demandons aux partis représentés à l'Assemblée nationale de refuser cette demande.

Pourquoi ? Parce que les règles parlementaires doivent être appliquées avec cohérence, sans exception accordée en fonction de l'identité du parti politique concerné.

RAPPELONS-NOUS DE 2022

Après les élections générales de 2022, le Parti conservateur du Québec, dirigé par Éric Duhaime, avait obtenu 530 786 voix, soit 12,91 % des suffrages, sans réussir à faire élire un seul député.

Le Parti conservateur avait alors demandé l'accès à certaines installations et ressources de l'Assemblée nationale, notamment pour tenir des points de presse et disposer d'un bureau.

François Legault, alors premier ministre et chef de la CAQ, s'était publiquement opposé à cette demande.

Il avait notamment affirmé que l'Assemblée nationale était réservée aux personnes élues et qu'on ne pouvait pas changer les règles en plein milieu de la partie.

Le 7 décembre 2022, la présidente de l'Assemblée nationale, Nathalie Roy, avait officiellement rejeté les demandes conservatrices, rappelant que les services parlementaires étaient destinés aux élus dans l'exercice de leurs fonctions.

Il faut également rappeler que Paul St-Pierre Plamondon et le Parti québécois avaient, à l'époque, appuyé les demandes conservatrices au nom de la représentation démocratique.

Aujourd'hui, la situation est inversée.

La CAQ, qui avait refusé de soutenir les demandes conservatrices en 2022, réclame maintenant un accès particulier à l'Assemblée nationale alors qu'elle ne compte aucun député élu.

Ce qui était valable pour les conservateurs en 2022 doit faire l'objet des mêmes règles et des mêmes critères pour la CAQ en 2026.

On ne peut pas défendre une interprétation des règles lorsqu'elle désavantage un adversaire politique et demander ensuite qu'elle soit modifiée lorsqu'elle nous désavantage.

LE RESPECT DU CHOIX DES CITOYENS

L'Assemblée nationale est la maison du peuple québécois.

Les citoyens y choisissent leurs représentants par l'intermédiaire des élections générales.

Le 5 octobre 2026, les électeurs ont fait leurs choix. Aucun siège n'a été remporté par la CAQ.

Ce résultat ne retire pas à ce parti son droit d'exister, de s'exprimer publiquement, de rencontrer les citoyens ou de participer au débat politique.

Il soulève toutefois une question fondamentale : un parti sans député doit-il obtenir les mêmes accès particuliers à certaines installations parlementaires que les formations représentées par des élus ?

Certains estiment que le pourcentage de votes obtenus devrait permettre une représentation accrue des partis sans siège. D'autres considèrent que les ressources parlementaires doivent demeurer liées aux fonctions exercées par les députés élus.

Cette question mérite un débat public transparent et des règles applicables à tous.

Notre position, exprimée dans cette pétition, est que les précédents et les règles en vigueur doivent être respectés tant qu'ils n'ont pas été officiellement modifiés.

UN APPEL PARTICULIER À ÉRIC DUHAIME

Nous demandons également au chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, de reconsidérer son ouverture à la demande de la CAQ.

En 2022, son parti avait subi les conséquences de cette même interprétation des règles parlementaires.

Éric Duhaime a depuis évoqué la possibilité de permettre à la CAQ de tenir des conférences de presse à l'Assemblée nationale, rappelant ce qu'il considérait comme une injustice envers son propre parti.

Nous reconnaissons qu'il puisse souhaiter une réforme de ces règles pour l'ensemble des formations politiques.

Mais une telle réforme devrait être débattue publiquement et s'appliquer équitablement à tous les partis concernés.

Elle ne devrait pas résulter d'un arrangement particulier négocié pour répondre à la situation d'un seul parti.

Il ne s'agit pas de vengeance politique.

Il s'agit de cohérence, d'équité et de respect des institutions démocratiques.

NOUS DEMANDONS OFFICIELLEMENT :

1. Que tous les partis représentés à l'Assemblée nationale refusent d'accorder à la CAQ les accès particuliers aux zones de presse qu'elle réclame, tant que les règles applicables n'auront pas été officiellement revues.

2. Que les règles et les précédents parlementaires soient appliqués de manière équitable, sans traitement de faveur fondé sur l'identité du parti politique concerné.

3. Qu'Éric Duhaime et le Parti conservateur du Québec reconsidèrent leur ouverture à la demande de la CAQ et privilégient, s'ils souhaitent modifier les règles, une démarche institutionnelle transparente applicable à toutes les formations politiques.

4. Que toute éventuelle modification des règles d'accès aux installations parlementaires fasse l'objet d'un débat ouvert, dans l'intérêt de l'ensemble des citoyens, plutôt que d'un arrangement particulier entre formations politiques.

LES RÈGLES DOIVENT ÊTRE LES MÊMES POUR TOUS !

Notre démarche ne vise pas à empêcher la CAQ de s'exprimer.

Elle vise à rappeler qu'aucun parti politique ne devrait bénéficier d'un traitement particulier simplement parce qu'il a déjà exercé le pouvoir.

Les citoyens ont voté. Leur choix doit être respecté.

Les institutions parlementaires doivent demeurer au service de la démocratie et de l'ensemble de la population québécoise.

Les règles ne devraient pas changer selon le parti qui en fait la demande.

Nous invitons les Québécois qui partagent cette position à signer cette pétition afin de demander aux représentants de l'Assemblée nationale de respecter les précédents parlementaires et d'assurer une application équitable des règles.

Pat Laliberté

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Pat LALIBERTÉLanceur de pétition

Les décisionnaires

Éric Duhaime
Chef du Parti conservateur du Québec

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