
Bonjour
nous vous rappelons qu'en tant que citoyen, vous avez le droit de répondre à la consultation publique en cours jusqu'au lundi 14 octobre 2024 inclus à 17h30, concernant une demande de dérogation d'Arkema pour dépasser des seuils de pollution durant une période donnée. Une de ces demandes concerne l'autorisation de dépasser jusqu'à 400 mg/Nm3 en Oxydes d'azote (NOx) jusqu’en juin 2033 au lieu de 150 mg/Nm3.
Vous trouverez le dossier complet ici : https://www.hautes-pyrenees.gouv.fr/contenu/telechargement/18328/129405/file/1067853-02_Lannemezan_r%C3%A9sum%C3%A9%20non%20technique%20DR%20-%20rev1.pdf
Les observations relatives au dossier pourront être, durant la durée de la consultation :
- consignées par écrit sur un registre de consultation ouvert à cet effet dans la mairie de Lannemezan, aux jours et heures d’ouverture habituels des bureaux au public, soit du lundi au vendredi de 08h30 à 12 h et de 13h30 à 17h30.
- envoyées par courrier à l’attention de M. le préfet des Hautes-Pyrénées (préfecture des Hautes-Pyrénées – pôle environnement et procédures publiques – Place du Général de Gaulle – CS 61 350 – 65 013 TARBES Cedex 9).
- transmises par courriel à pref-consultation-du-public-icpe@hautes-pyrenees.gouv.fr
Vous trouverez ci-dessous des éléments de notre réponse.
Bien cordialement
Le collectif Neste Plateau sans CSR
La demande de dérogation à 400 mg/Nm3 représente une augmentation significative par rapport à la valeur limite de 150 mg/Nm3 compte tenu de ces effets sur la santé.
Dans cette demande de dérogation, l’interaction entre différents polluants produits tels que les NOx, COVs et SO2, produisant de l'ozone, n’est pas considérée.
Malgré le respect des meilleures techniques disponibles (MTD ou BREF) pour contrôler les concentrations d’oxyde d’azote (NOx) à la sortie de la chaudière CSR, il ne peut pas être exclu que la dilution des concentrations élevées de NOx dans l’atmosphère soit suffisante pour assurer des normes atmosphériques sanitaires au pied de la chaudière au moins pour les employés, voire pour les riverains et les zones naturelles dans le piémont pyrénéen. Par exemple, le respect des MTD pour contrôler les concentrations de NOx ne garantit pas une concentration atmosphérique de NO2 de 10 µg/Nm3 définie par l’OMS comme acceptable.
De plus, ces NOx seront déposés au sol via des pluies acides pour finalement devenir des nitrates. L’excès de nitrates en milieux humides, aquatiques et tourbeux (présents à proximité de la chaudière) est très dangereux pour l’équilibre de ces derniers. Cela conduira :
- à l’asphyxie des zones aquatiques et à la disparition des espèces qui y vivent,
- à l’eutrophisation des milieux tourbeux, qui finirait par transformer de manière accélérée la tourbière en prairie, libérant le CO2 stocké dans ces milieux.
Comment les industriels du Plateau vont-ils pouvoir contrôler leur part propre de pollution alors que chacun demande plus (des dépassements de normes d’Arkema, augmentation de volume de KNAUF, chaudière à venir …) ?
Nous sommes inquiets car les dépassements de normes aujourd'hui mesurés lors de contrôles obligatoires par les industriels ne sont pas publics. De plus, ils ne sont pas effectués pour de nombreux polluants en continu.
Compte tenu de l’ensemble des industries et de leur activité croissante, il y a nécessité de créer une station de mesure de la qualité de l’air, de l'eau et des sols sur le site de Lannemezan indépendante des industriels.