
Considérant :
• L’état du droit prévoyant l'applicabilité de la loi du 5 août 2021 en Guadeloupe.
• Le faible taux de vaccination en dépit du décuplement des efforts de pédagogie et de communication des autorités.
• L’état de l’offre de soins du territoire, systématiquement aggravé par l’application de ladite loi, prévoyant la suspension de nombreux professionnels de santé.
• Que le pic de la crise sanitaire qui est intervenu en août 2021, ayant provoqué la mort de près de 500 personnes, était surtout la conséquence d’un sous équipement de l’offre hospitalière (factuel), et de l’absence de soins précoces, conjugués à la défaillance de l’assistance à domicile (pénurie d’oxygène) ; et non à la sous-vaccination des habitants
• L'excessive atteinte aux conditions sociales et économiques d’un territoire déjà marqué par un déséquilibre systémique avec l’hexagone.
• Le puissant mouvement de colère sociale, engendré par la mise en application de la loi du 5 août relative à la gestion de la crise sanitaire.
Par ailleurs :
Après investigations sur les raisons de la défiance de la population envers la vaccination de masse comme unique solution de lutte contre la pandémie, il s’avère que de toutes les raisons évoquées, celle qui revient le plus couramment, est la triste expérience du chloredécone, utilisé par dérogation gouvernementale, et considérée comme une agression contre la population, qui souffre jusqu’à aujourd’hui, dans sa chair, des conséquences de cette application dérogatoire de la loi. Pour rappel, la Guadeloupe a le triste record mondial du taux de cancer de la prostate, ou d’autres maladies comme l’endométriose, que beaucoup d’experts attribuent à l’empoisonnement au chloredécone.
Un autre facteur est également rapporté. Il s’agit de l’existence dans nos territoires, d’épidémies régulières de Dengue.
De nombreuses personnes restent persuadées qu’il y a une confusion entre Covid et Dengue, redoutant les conséquences d’une vaccination anti-Covid, alors qu’elles seraient contaminées par la Dengue.
À ce stade, il semble assez certain que la situation de la couverture vaccinale n’évoluera guère dans les mois prochains, et la Guadeloupe ne peut se permettre de poursuivre cette fuite en avant vers une situation inextricable, économiquement, socialement, sociétalement, culturellement, éducationnellement.
Le faible taux de vaccination contre la Covid 19, doit, dès lors être assimilé à une caractéristique et une contrainte particulière locale, conséquence de l’affaire du chloredécone. Tout autant que la présence concomitante de la Dengue.
Ces situations n’existant pas dans l’hexagone, il conviendrait pour rassurer les populations de montrer un signal de bienveillance, par la prise en compte de ces particularités locales. Durant une période d’expérimentation et de différenciation, que permet la constitution, par exemple.
Aussi :
La constitution Française, prévoyant dans son article 73, régissant notre territoire, que :
« Dans les départements et les régions d'outre-mer, les lois et règlements sont applicables de plein droit. Ils peuvent faire l'objet d'adaptations tenant aux caractéristiques et contraintes particulières de ces collectivités.
Ces adaptations peuvent être décidées par ces collectivités dans les matières où s'exercent leurs compétences et si elles y ont été habilitées, selon le cas, par la loi ou par le règlement.
Par dérogation au premier alinéa et pour tenir compte de leurs spécificités, les collectivités régies par le présent article peuvent être habilitées, selon le cas, par la loi ou par le règlement, à fixer elles-mêmes les règles applicables sur leur territoire, dans un nombre limité de matières pouvant relever du domaine de la loi ou du règlement. »
Dès lors :
La voie que pourraient emprunter les élus Guadeloupéens peut être celle-ci :
• Demander une dérogation tenant compte de ces spécificités Guadeloupéennes que constituent le faible taux de vaccination, ainsi que la coexistence d’épidémies de Dengue.
• Envisager une période d’expérimentation de 8 à 12 mois pour l’approfondissement de recherches d’effets potentiellement graves entre les vaccins actuellement proposés et la présence de Chloredécone dans les organismes.
• Durant cette période d’expérimentation, déroger (comme pour la Chloredécone), afin de permettre l’utilisation des traitements tels hydroxychloroquine, azithromycine et ivermectine, ayant démontré leur efficacité dans plusieurs pays du monde.
• Laisser le choix de la vaccination à ceux qui souhaitent y recourir.
• Établir une collaboration locale plus étroite entre l'Agence Régionale de Santé, et le corps politique.
Ces dispositions ne feraient dès lors, pas interférence avec la politique sanitaire menée dans l’hexagone, puisque la raison de la différenciation s’en trouverait justifiée.
Quand on veut, on peut.
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Gestion, Vaccination Obligatoire, Pass Sanitaire
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Éric Coriolan
Président Sentinelles Guadeloupe