

Mostafa Fourar : 5ème et avant-dernier couplet
C'est l'heure pour toi d'y aller Mostafa !
Ou de te faire petit petit face à tes interlocuteurs et le peuple Guadeloupéen.
Nous ne féliciterons pas le recteur de Guadeloupe pour l'intégralité de son oeuvre. Et nous nous devons de nous interroger sur le pédigrée de ces haut-fonctionnaires que nous refourgue l'état Français. Surtout à des postes qui déterminent l'avenir de notre pays, de nos enfants.
En outre, lorsque ces derniers ont l'outrecuidance de se croire autorisés à nous infantiliser, nous parler comme bon leur plaît, alors il convient de leur expliquer "kè adan on kalbas sé dé kwi ki ni" (cherchez la traduction !).
Un recteur qui met en demeure des maires. On a sauté la 6ème république, on est dans autre chose...
Le Conseil des ministres de ce mercredi ferait bien de s'intéresser de plus près au régime d'exception en place en Guadeloupe.
Ce mec a pété un câble et ne doit plus s'occuper de la scolarisation de nos enfants.
Mostafa Fourar doit savoir qu'il traîne avec lui son passé.
Lui, comme Gustin, ont trouvé en Guadeloupe le terrain propice pour se recycler sur le dos d'une classe politique à plat-ventre.
Philippe Gustin et Mostafa Fourar, deux candidats de droite, malheureux aux législatives, recyclés en hauts fonctionnaires et expédiés, ou exfiltrés dans les colonies. Aucun d'entre-eux n'ayant dépassé les 3% des suffrages aux élections, c'est dire leurs capacités de convaincre les citoyens français de France !
Mais en Guadeloupe, c'est le paradis. On décrète, on réquisitionne, on met en demeure, on menace, on intimide... Bref, c'est la colonie.
Ils espèrent tous deux des promotions pour ces si bons et loyaux services rendus à "la République".
Telles des sauterelles, ils sautent de pâturage en pâturage, laissant derrière eux tristesse et désolation. La carrière avant tout, est leur devise.
Les îles du Nord auront encore longtemps le triste souvenir du délégué à la reconstruction après Irma, Philippe Gustin, bombardé préfet de Guadeloupe dans la foulée. Il se dit même que son prochain pâturage pourrait être l'Élysée...
La Réunion quant à elle, a prié pour le départ de Mostafa Fourar, dont on dit là-bas qu'il fût le pire recteur que n'ait jamais connu l'île.
L'île de la Réunion où Fourar, fût exfiltré au poste de Recteur moins de 20 jours après le meurtre à ce jour non élucidé, en décembre 2008, d'un jeune Franco Ivoirien de 24 ans, Stéphane Kameugne, élève à l'ENSAM que dirigeait à l'époque l'actuel recteur de Guadeloupe.
L'enquête n'en n'était qu'à ses premiers balbutiements, que la sauterelle Moustafa était déjà promu Recteur au soleil, le 14 janvier 2009, après avoir entretenu l'omertà autour de ce drame, pour vraisemblablement protéger la réputation de l'ENSAM.
La famille de Stéphane Kameugne elle, n'a toujours pas pu commencer son deuil, ignorant jusqu'à aujourd'hui, les conditions véritables de la disparition de leur enfant.
Mais la carrière de Mostafa Fourar ne pouvant se permettre d'être entachée de cet événement macabre dans l'établissement dont il était censé être le garant de la sécurité des élèves, il a fallu "gérer", au détriment de la tristesse de la famille. Quelle humanité !
Dans le jargon policier, on dirait que "sa place est la circulation". Eh bien non... Le 14 janvier 2009, Nicolas Sarkozy en faisait son recteur à la Réunion.
Voilà le genre d'individu qui viennent nous faire des leçons de morale, d'éducation, de responsabilité. Et le pire c'est qu'ils trouvent ici des individus pour leur faire échos.
Le Guadeloupéen que je suis ne peut se satisfaire d'un tel régime politique d'exception dans mon pays.
Gustin était déjà insupportable, mais la paire est intolérable. Les deux, ou l'un des deux doit partir. Afin de ramener un peu de sérénité chez-nous.
En tant que citoyen, humble citoyen, j'exhorte le prochain conseil des ministres à se pencher sur le cas Guadeloupéen si particulier dans la République. Autant que j'invite aussi chaque compatriote à prendre très au sérieux le devenir de notre pays, et la construction de nouveaux rapports avec cet état qui ne nous a jamais vu autrement qu'une colonie.
Éric Coriolan
Sentinelles Guadeloupe