Petition updateNON À LA FERMETURE DU MUSÉE DES TISSUS DE LYONLES ALÉAS DU CALENDRIER RÉSERVENT PARFOIS DES SURPRISES…
DANIEL H. FRUMANFrance
Jan 19, 2016
Ainsi, comme j’ai eu l’occasion de vous l’annoncer, le 22 janvier aura lieu à la Préfecture du Rhône une « réunion de crise » ou « de la dernière chance » qui devrait statuer sur l’avenir du Musée des Tissus (et des Arts décoratifs) de Lyon. Ce qui est en cause est la survie d’une institution de renommée internationale, offrant à Lyon depuis plus de cent ans un prestige indiscutable à la mesure de celui de l’industrie textile dont elle a été et est encore la référence. Or, le jour suivant, le 23 janvier, le Président de la République, accompagné peut être de la Ministre de la Culture, inaugurera le nouveau Musée Unterlinden de Colmar. Voici un musée en danger de fermeture et un autre qui est (ré)inauguré en grande pompe. Loin de moi de vouloir les comparer. Le Musée Unterlinden possède des collections remarquables et une peinture insigne, le retable de Grünewald, qui à elle seule mérite la visite. Mais le Musée des Tissus n’est pas en reste : ses collections sont riches de près de deux millions cinq cent mille œuvres couvrant quatre mille ans d’histoire – depuis la tunique plissée du Moyen Empire égyptien jusqu’aux textiles simultanés de Sonia Delaunay et les productions contemporains de la « fabrique » lyonnaise*. La situation administrative de ces deux musées n’est pourtant pas banale. À Colmar, le retable de Grünewald « appartient à l’État, les murs [du musée] à la ville et le musée est privé » et dépend d’une « association créée en 1847 », la « société Schongauer (http://cths.fr/an/societe.php?id=869#) » épaulée par la Mairie qui « donne un coup de main en payant seize gardiens » (Le Monde 16/01/2016, page 18, « Jésus superstar… à Colmar »). À Lyon, le Musée (historique) des Tissus a été officiellement fondé en 1891 et ses collections, ainsi que les murs de l’Hôtel de Villeroy qui les abritent depuis 1945, appartient à la Chambre de Commerce (et d’Industrie) qui est aussi en charge de son financement (tout au moins jusqu’à maintenant). Pourtant l’un va recevoir l’hommage du Président de la République (et peut être de la Ministre de la Culture), et l’autre est sous la menace de fermeture. L’exemple du Musée Unterlinden pourrait inspirer les fonctionnaires et les élus qui se réuniront le 22 janvier, dans seulement trois jours, pour statuer au sujet du MTMAD Nous réitérons notre souhait pour que les participants à cette réunion fassent preuve de sagesse et d’espoir. De sagesse en reconnaissant la richesse des collections du Musée des Tissus et leur importance au niveau local, national et international ; d’espoir en présentant un plan concret assurant les moyens permettant au Musée des Tissus de demeurer ouvert au public, aux industriels, aux artistes, aux chercheurs, aux collectionneurs, etc. En attendant, j’invite tous les signataires, en particulier ceux du département du Rhône et de la ville de Lyon, à contacter leurs élus –députés, sénateurs, conseillers généraux, conseillers municipaux – pour les sensibiliser au devenir des MTMAD de Lyon. Entre temps, il ne faut pas laisser notre engagement faiblir et nous devons poursuivre notre mobilisation par tous les moyens à notre portée et surtout en donnant de l’ampleur à notre pétition. Un rassemblement de soutien au Musée des Tissus et des Arts Décoratifs est organisé par le collectif Canutopie le 22 janvier à partir de 14h devant l'entrée de la Préfecture du Rhône, rue de Bonnel, 69006 Lyon, sous réserve d’autorisation. *http://www.mtmad.fr/fr/pages/topnavigation/musees_et_collections/mt_histoire_musee/mt-creation.aspx
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