

Ce jeudi 10 novembre, des habitants de tout le territoire sont venus clamer leur volonté de maintenir la maternité de Ganges. Plus de 500 personnes dont des dizaines d'élus, maires, présidents de communautés de communes, conseiller départemental et députés : une sorte d'union sacrée avec un seul mot d'ordre
Liberté, Égalité, Maternité
et la préconisation d'une solution, acceptée même par le patron de la clinique privée : que le service maternité soit repris en main par l'État.
C'est ce qui ressort des prises de parole qui ont fait suite au flash mob qui a ouvert le rassemblement (voir photo). Le ministre de la santé est saisi et l'Agence Régionale de la Santé doit dès maintenant s'engager et mobiliser des forces humaines et financières pour que la maternité ne ferme pas en décembre et mettre en place courant 2023 un partenariat public privé pérenne.
L'ancien maire de Ganges et actuellement conseiller départemental a fermement rappelé que L. Gharbi s'était engagé en reprenant la clinique en 2016 sur trois points forts (pas de dépassement d'honoraires, construction d'une nouvelle clinique et maintien de la maternité, fleuron de la clinique St Louis) et qu'aucune des trois promesses n'est tenue.
Dans le même temps, nous apprenons que la maternité de Millau a aussi des difficultés à maintenir la continuité de son service...Que la maison de santé de Lasalle menace de fermer faute de médecin...
La tente et le brancard militaires installés devant la clinique et symbolisant un "hôpital de campagne" ne font pas rire : nous refusons catégoriquement la précarisation des femmes et des futures maman qui ne doivent pas faire les frais d'une politique de santé désastreuse et délibérée.
À suivre