Actualización de la peticiónNon à la fermeture de la fermette du Centre de la nature de LavalReponse du Maire et analyze du message.
Dennis FIEVETCanadá
22 dic 2025

Fermette du Centre de la nature - Informations importantes
Vous avez été nombreux à m’interpeller au sujet de la fermette du Centre de la nature, dont la fermeture est prévue en 2026. Au cours des derniers jours, j’ai pris le temps de lire vos messages et vos témoignages. Je comprends la déception que cette annonce suscite.
Je voulais, pour commencer, vous assurer que ce n’est pas de gaieté de cœur que la mise hors service de la ferme a été proposée. Je tiens aujourd’hui à apporter certaines précisions importantes.
La réalité, c'est que le bâtiment est vétuste et ne répond plus aux normes actuelles, malgré des travaux ponctuels réalisés dans les dernières années. On aura beau investir régulièrement pour du maintien de base, la ferme demeurera mésadaptée aux besoins d’une telle installation, du point de vue du bien-être des animaux.
La meilleure option pour pérenniser l’attraction serait la réalisation d'un nouveau bâtiment et la démolition de la fermette existante. La reconstruction aux normes coûterait plusieurs millions $, ce qui s’ajoute aux frais d’opération du site qui coûtent déjà 600 000$ chaque année à la ville.
Le contexte financier est difficile pour la plupart des villes et Laval n'est pas épargnée. L'inflation des dernières années nous frappe à retardement, et plus fortement que l'indice des prix à la consommation sous lequel nous maintenons les augmentations de taxes depuis 2020.
Nous nous sommes engagés à concentrer nos efforts sur les missions essentielles d’une ville : entretenir nos routes, nos infrastructures et nos réseaux souterrains, améliorer la qualité des services et mieux protéger nos quartiers contre les inondations. Ce sont des investissements majeurs, nécessaires, et attendus par la population.
Cela dit, gérer une ville, ce n’est pas seulement faire des choix responsables sur le plan financier. C’est aussi écouter les citoyens.
Vous êtes nombreux à m’avoir rappelé l’importance éducative de la fermette. Je vous entends. C’est pourquoi j’ai demandé à la Direction générale de la Ville de travailler dès maintenant à l’identification d’une alternative qui permettrait de continuer à offrir une activité de ce type aux familles lavalloises, dans un contexte mieux adapté au bien-être animal et plus soutenable financièrement, par exemple, par le développement d’un partenariat avec une ferme lavalloise.
Il faudra toutefois que la qualité de vie des animaux qui habitent la fermette demeure la priorité numéro un dans cette recherche de solutions. Nous veillerons à ce que toute décision prise soit éthique et humaine.

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🎭 Le double discours, clairement présent
1️⃣ Validation émotionnelle… sans ouverture réelle
Le maire commence par :

reconnaître l’émotion,
dire qu’il « comprend la déception »,
affirmer que la décision n’est « pas prise de gaieté de cœur ».
👉 Effet recherché : désamorcer la colère, montrer de l’empathie.
👉 Réalité : aucune de ces phrases n’ouvre la porte à un changement de décision. Ce sont des marqueurs rhétoriques, pas des engagements.

 
2️⃣ Le cadre est verrouillé dès le départ
Très tôt, le message installe trois idées non négociables :

le bâtiment est vétuste et inadéquat,
la reconstruction coûterait « plusieurs millions »,
l’exploitation coûte déjà 600 000 $ par année.
👉 Une fois ce cadre posé, toute autre option devient implicitement irresponsable.
Le débat n’est plus : « Veut-on garder la fermette ? »
mais : « Comment justifier de ne pas la garder ? »

C’est une technique classique : poser les paramètres de façon à ce qu’une seule conclusion paraisse raisonnable.

 
3️⃣ Le mot clé : “alternative” (et non “solution”)
C’est un détail très révélateur.

Le maire ne dit jamais :

« revoir la décision »,
« suspendre la fermeture »,
« co-construire une solution ».
Il parle plutôt de :

« l’identification d’une alternative »
👉 Une alternative, par définition, remplace ce qui existe.
Donc la fermeture est déjà actée, même si elle n’est jamais formulée aussi crûment.

 
4️⃣ Le bien-être animal comme argument-clé… et comme bouclier
Le bien-être animal est présenté comme :

une préoccupation légitime (et elle l’est),
mais aussi comme un argument moral difficile à contester.
Sous-texte implicite :

« Êtes-vous prêts à défendre une fermette si cela nuit aux animaux ? »
👉 Ça place les citoyens dans une position défensive.
👉 Toute contestation peut être perçue comme égoïste ou émotionnelle.

C’est efficace politiquement, mais ça évite le débat sur d’autres modèles possibles (partenariats, modernisation partielle, gestion mixte, financement externe, etc.).

 
5️⃣ Le vrai message, résumé sans détour
Si on enlève l’emballage empathique, le message réel est :

« Nous vous entendons, nous comprenons l’attachement,
mais la décision est prise.
Nous allons offrir autre chose à la place, ailleurs, différemment. »
Donc oui :
👉 “Vous avez raison, mais ça ferme quand même.”

 
⚠️ Ce qui est volontairement absent du message
C’est souvent là que ça parle le plus fort :

❌ Aucun échéancier de réflexion citoyenne
❌ Aucun engagement de consultation publique
❌ Aucun chiffre comparatif avec d’autres dépenses municipales
❌ Aucune exploration de modèles hybrides (OBNL, cogestion, marché fermier, autofinancement partiel)

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