

"{...} les pièces du dossier étaient suffisantes pour apprécier l'insertion du projet dans dans son environnement, lequel ne présente pas de caractéristique remarquable ; " : Extrait de l'ordonnance du référé, consultable en ligne par tout à chacun (Tribunal administratif de Lyon, 4 décembre 2025, 2513788).
Sur le plan juridique, l’implantation d’une antenne relais doit respecter les règles d’urbanisme, notamment en matière d’insertion paysagère.
L’article R.111-27 du Code de l’urbanisme prévoit en effet qu’un projet peut être refusé ou assorti de prescriptions s’il est de nature à porter atteinte « au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ».
Dans plusieurs cas -portés notamment devant le tribunal administratif de Grenoble- des projets d’antennes ont été refusés ou suspendus en raison de leur impact sur le paysage ou de leur mauvaise insertion dans un environnement naturel ou rural.
Nous ne sommes pas les premiers à être confrontés à ce genre de situation. Dans d’autres situations similaires, des mobilisations locales ont également conduit à la modification ou au déplacement de projets lorsque leur implantation apparaissait inadaptée au territoire.
Dans notre cas, il est particulièrement difficile d’entendre que le site concerné ne présenterait « pas de caractère exceptionnel ». Nous vivons et travaillons dans un environnement rural préservé, au cœur d’une activité agricole diversifiée et à proximité d’un corridor écologique reconnu. D'ailleurs, à ce sujet, la LPO de la Loire nous a proposé de réaliser un inventaire des espèces potentiellement "à enjeux".
Enfin, à vous — famille, amis, clients — qui connaissez ces lieux : vous savez que ce paysage n’a rien d’ordinaire...
Et à celles et ceux qui ne connaissent pas encore les lieux — ou qui pourraient en douter — nous vous invitons à venir vous en rendre compte par vous-mêmes.
Au-delà des mots, c’est une certaine vision de nos territoires qui est en jeu : celle d’un cadre de vie, d’un paysage et d’un équilibre que nous avons choisi de préserver et de faire vivre au quotidien. C’est aussi pour cela que nous avons fait le choix de cette ferme, il y a maintenant cinq ans.