Pétition fermée

Appel pour l’interdiction définitive des concours de chasse sous‐marine

Cette pétition avait 6 160 signataires


  • Destruction de « patrimoine commun » !

Un concours à qui tuera le plus de poissons ! Vous n’y croyez pas ? Nous non plus, et pourtant…
La  FNPSA  (Fédération  Nationale  de  Pêche  Sportive  en  Apnée)  a  organisé,  ces  6  et  7  octobre,  un  concours de chasse sous-­marine dans la zone comprise entre le port de la Galère et la Vaquette (entre Théoule et Miramar), sur la zone des Basses de la Fourmigue. Une quarantaine d’équipes de 2 chasseurs étaient réunies.

Ces  chasseurs  sont  des  champions  d’apnée,  et,  si  le  prélèvement  d’un  chasseur  peut  être  accepté,  celui d’un bataillon de chasseurs, dont le seul but est de tuer le maximum de poissons… est totalement inacceptable ! En quelques heures, ces « champions » ravagent toute une zone, tuant les plus gros poissons – les plus gros reproducteurs. Ont-­ils la moindre idée de l’impact de leur chasse ? De l’impact du prélèvement d’une cinquantaine de murènes ? S’en soucient-­ils ?
Pas une seconde : je suis venu, j’ai vu, j’ai tout détruit… et tout cela uniquement pour jouer !

En  quelques  heures,  un  carnage.  La  zone  bouleversée  mettra  des  années  à  retrouver  son  équilibre  écologique, à condition qu’on ne fasse plus de prélèvements – ce qui ne sera pas le cas !…

  1. Comment peut-­on, aujourd’hui encore, jouer à tuer ?

Comment peut-­on organiser un concours du « plus grand tueur » ? Si les champions d’apnée veulent se mesurer, qu’ils tirent sur cible !

Qu’un  chasseur  sous-­marin  pêche  le  poisson  de  son  repas,  rien  à  dire.  Mais  qu’une  fédération  de  plusieurs milliers de licenciés s’enorgueillisse d’organiser un massacre, c’est inadmissible.
Et cela doit changer !

  • A qui appartient le poisson de la mer ?

Il ne s’agit plus de concours de chasse sous-­marine, mais de concours de « destruction de bien commun » ! Car les poissons appartiennent à tous les citoyens : qu’en pensent les milliers d’autres usagers de la mer  qui  n’ont  pas  été  consultés  ?  De  quel  droit,  quelques  chasseurs  peuvent-­ils  ravager  des  zones  fréquentées toute l’année par des milliers de visiteurs sous-­‐marins ?

Nous, les « non-­chasseurs », sommes-­nous des citoyens de 2ème catégorie ?

Le  poisson  appartiendrait-­il  plus  aux  chasseurs  qu’aux  plongeurs  contemplatifs  ou  photographes ?  Appartient–il de droit à ceux qui le massacrent ? Faut-­il tuer pour s’approprier le poisson que d’autres  ont  décidé  d’offrir  aux  générations  futures ?  Pourquoi,  nous  qui  voulons  laisser  vivre,  n’avons-­nous pas les mêmes droits que ceux qui tuent ?

Faut-­il que nous organisions un concours de « laisser vivre » pour nous attribuer définitivement les poissons,  comme  ces  90  tueurs  l’ont  fait ?  Privant  ainsi  des  dizaines  de  milliers  de  personnes,  d’aujourd’hui et de demain, de la jouissance de ces poissons vivants.
C’en est trop !


Nous, Longitude 181, lançons une pétition nationale pour que ce genre de massacre d’un autre âge, 
scandaleux et grotesque, ne se reproduise plus jamais.

 Version papier de la pétition



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