Petition updateNEMOURS 13 novembre 18h00 : Venez découvrir les raisons du prix de l'électricité24 MAI GUERET 16h00 RDV Devant la PREFECTURE POUR UN MORATOIRE EOLIEN ET CHAMPS SOLAIRES
Réseau Energies Terre & Mer RETMFrance
May 18, 2025

Collectif « Vent des maires » à :
Mesdames, Messieurs les maires et conseillers municipaux, Mmes et M. les Présidents et conseillers des communautés de communes, Madame la Présidente et Mmes et M. les conseillers départementaux, M. le député, Messieurs les sénateurs.

En tant qu’élus et membres du collectif Vent des maires, nous nous adressons à vous afin d’apporter une réponse collective et responsable aux agressions paysagères et financières qui pèsent aujourd’hui sur le tourisme, l’immobilier et l’agriculture en Creuse, et plus généralement dans le monde rural français. Ces agressions résultent du développement d’une multitude de projets de production d’énergies intermittentes, EnRi, en pratique éoliennes et agrivoltaïques. Les éoliennes annoncées dépassent désormais 200m de haut et  l’agrivoltaïque sur champs cultivés couvre de l’ordre de 200 000 m² par projet, avec plusieurs projets par commune.

Nous appelons à exprimer le 24 mai de 16 h à 17 h devant la préfecture de Guéret notre opposition au développement des énergies électriques intermittentes industrielles et notre soutien aux agriculteurs pour leur respect de la fonction nourricière du sol agricole.

 Nous espérons pouvoir compter massivement sur vous pour rejoindre d’ici-là Vent des maires, pour transférer ce message à vos conseillers et ceux de communes
voisines, et sur votre présence à nos côtés ou dans nos rangs.

Si nous ne mettons pas un terme à l’expansion actuelle, dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3), dont les orientations sont à la fois irréalistes et très préjudiciables, nous nous exposons à de graves difficultés. Les signes d’alerte sont déjà là.

L’inspecteur général pour la sûreté nucléaire et la radioprotection du groupe EDF donne une première alerte. Dans son rapport du 15 janvier 2025 il écrit :
« J’estime que la priorité donnée aux EnR intermittentes, conduit à des variations de puissance dont il serait d’autant plus opportun de se dispenser qu’elles ne sont jamais anodines sur la sûreté, et sur la maintenabilité, la longévité et le coût d’exploitation de nos installations.

L’avis de l’Académie des sciences sur la PPE3 est également très clair :« (…) cet excès de production intermittente non pilotable, qui bénéficie aujourd’hui d’une priorité sur le réseau, induira :
1 - une volatilité accrue des prix de l’électricité, avec des périodes de plus en plus fréquentes de prix très élevés alternant avec des prix négatifs ;
2 - la nécessité, pour assurer l’équilibre offre-demande, d’une modulation excessive de la production nucléaire, entraînant des contraintes sur la gestion du parc électronucléaire et un sous-emploi de ce parc, sous-emploi coûteux économiquement et induisant des risques de dégradation des performances des réacteurs ;
3 - des tensions sur les réseaux électriques qu’il faut adapter à cette variabilité de la production, ajoutant des coûts supplémentaires considérables au fonctionnement du système énergétique.

L’alerte de RTE du 11 avril 2025 confirme ces prévisions
Dans une note datée du 11 avril, RTE, (le réseau de transports d’électricité français) a adressé un avertissement particulièrement ferme à l’ensemble des producteurs d’énergies intermittentes, leur demandant des prévisions précises, heure par heure, afin d'anticiper au mieux et de manière efficiente, les contraintes que ces programmes peuvent induire sur la sûreté du système électrique français et de garantir la
sûreté du réseau national. 

Le premier ministre a repoussé le 28 avril la présentation d’une nouvelle version de la PPE à la fin de l’été.
Nous réitérons notre exigence d’une véritable étude d’impact globale de l’ensemble des énergies significatives. Il s’agit d’éviter le gaspillage massif d’argent public, la dégradation des paysages, du secteur touristique, la mise en danger du système électrique national, et de sauvegarder la paix sociale dans les communes.

Le gouvernement vient de décider de contraindre tous les acteurs solaires et éoliens de mettre à l’arrêt leurs équipements quand la sécurité́ du réseau le nécessite.
Le Black-out Espagnol. Il démontre l’impact d’un pilotage financier sur des critères non techniques dans un système en grande partie fondé sur les énergies intermittentes (solaire et éoliennes).
Les variations de production en milieu de journée ont généré des prix négatifs, ce qui a conduit les gros producteurs à se déconnecter. En pratique, les Espagnols ont perdu la plus grande partie de la production des panneaux puis des éoliennes. Ces sources d’énergie n’ayant aucune inertie, les variations n’ont pu être amorties.

La situation dans notre département de la CREUSE


En Creuse, les conditions d’implantation d’éoliennes sont globalement mauvaises. Vents assez faibles, présence de zones aériennes, dispersion des habitations, accès routiers difficiles, et maintenant populations  très hostiles, tourisme en développement, présence d’une production hydroélectrique importante,
(malheureusement en grande partie attribuée aux département voisins), forêts, bocages parc régional naturel, biodiversité remarquable, petits patrimoines. Le développement des énergies renouvelables est absurde et incompatible avec les orientations de développement du département. Les pertes de temps pour
endiguer ces projets sont considérables et nuisent à l’entretien des sites et lieux.

La résistance de la population, la faiblesse des vents, les difficultés d’accès constituent un atout pour la limitation des projets éoliens.

À la lumière des alertes de RTE, des mises en garde de l’Académie des sciences, des observations de black-out et divers accidents sur le territoire, continuer dans cette mauvaise direction est néfaste pour notre département, néfaste pour notre pays.
- Nous ne voulons pas que les éoliennes et l’agrivoltaïque détruisent nos campagnes
- Nous ne voulons pas d’implantations massives d’éoliennes, dont la prolifération galopante — comme on l’observe déjà dans la Beauce, le Nord ou ailleurs — menace nos paysages et le cadre de vie de nos concitoyens, qui y sont très majoritairement opposés.
- L’agrivoltaïsme, de son côté, soulève également de vives inquiétudes. Outre son impact négatif sur les terrains agricoles, il risque de détourner nos agriculteurs de leur vocation première, en transformant quelques propriétaires de terrains en rentiers d’une ressource instable, soumise à de nombreux aléas. Et surtout, cette rente pourrait être un poison lent pour la souveraineté alimentaire nationale et l’occupation
du territoire.

Enfin, rappelons que ces équipements — éoliennes comme panneaux photovoltaïques — sont pour l’essentiel importés, en particulier de Chine. Une telle dépendance va à l’encontre de notre objectif de réindustrialisation.

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