
Quatre louveteaux
issus de deux lignées européennes différentes
sont nés sur le plateau de Millevaches en 2025.
Une première en France.
La présence d'un couple de loups de deux lignées européennes différentes sur le plateau de Millevaches avait été annoncée au printemps.
La possibilité d'une reproduction avait alors été évoquée, bien qu’incertaine. En effet, la jeune femelle italo-alpine était âgée de tout juste 2 ans, âge minimal pour une première portée, et le mâle germano-polonais avait été blessé par un tir de louvetiers en juillet 2024.
Début mai, ce couple a donné naissance à 4 louveteaux, qui sont aujourd’hui âgés de 3 mois, et sont bien portants à ce jour.
Il s'agit d'une nouvelle donnée de reproduction de Loups gris hors des Alpes, d’autant plus exceptionnelle pour la région et pour la France que ces louveteaux sont issus d'un brassage génétique de 2 lignées européennes, une première dans notre pays.
Ainsi, Carduelis n'a jamais cessé de suivre ces loups depuis leur découverte, en toute discrétion. Mais ces dernières semaines, cette petite famille fait face à des actes malveillants, et l'inquiétude grandit quant à leur sécurité et leur survie.
D’autant que, sur le plateau de Millevaches, les autorisations de tirs létaux continuent à être délivrées par la préfecture, et les louvetiers sont régulièrement en place pour tenter d'abattre ces loups.
Aujourd'hui, Carduelis souhaite de nouveau alerter et informer sur la situation.
Nous le répétons, tuer systématiquement des loups ne résout en rien les problèmes d'attaques sur les troupeaux, car d'autres loups viendront les remplacer, la situation en Corrèze ces dernières années en est la meilleure preuve. En effet, leur suivi a aussi révélé l'arrivée et/ou le passage d'autres loups sur le plateau de Millevaches au printemps, la saison étant une période de dispersion.
La présence du loup en Limousin est inéluctable et contribue à la biodiversité et à la santé de nos écosystèmes.
Oeuvrer à soutenir les éleveurs pour protéger efficacement leurs troupeaux est l'unique voie à la coexistence avec l'ensemble du vivant.
Nous demandons à la préfecture de Corrèze :
- de prendre en considération cette nouvelle donnée d'exception pour agir dans le sens de la préservation des loups ;
- de tout axer sur la mise en place des mesures de protection plutôt que sur les autorisations de tirs létaux, pour soutenir efficacement les éleveurs sur le long terme ;
- et de faire taire les armes, celles des louvetiers et celles des potentiels braconniers.
Ensemble, cherchons des solutions
pour coexister avec l'intégralité du vivant.
Association Carduelis
Carmen Munoz Pastor et Vincent Primault
carduelis@laposte.net
Voici un bonus, sur les traces des loups de Corrèze, avec Raphaël de Radio Vassivière :
https://radiovassiviere.com/2025/07/sur-les-traces-du-loup-2/