Depuis plusieurs mois, sous couvert de victimisation perpétuelle, Hervé Stassinos, Maire du Pradet, essaye de faire porter sur d’autres, les éventuels retards sur le chantier du Pôle Culturel.
Suite aux propos tenus dans le magazine trimestriel du Pradet Hiver 2018, Monsieur Le Maire parle de « pneus crevés » et d’un présumé « sabotage de la grue ». Il serait intéressant de porter à la connaissance des Pradetans, le résultat des investigations suite à la plainte déposée par la société propriétaire de la grue. Insinuer qu’il y aurait eu un sabotage et que ces agissements criminels seraient commis au nom des divergences d’opinion, pourrait laisser sous-entendre que les premiers visés par l’édile de la Commune seraient les « quelques » riverains hostiles à ce projet. Mais à qui profite ce présumé sabotage ? Nous ne pouvons accepter de tels propos alors que l’enquête est toujours en cours…
A ce jour, un seul des riverains a été entendu par la Police Nationale en date du 20 Décembre 2018 et le seul tort de ce Riverain a été d’alerter les responsables du chantier sur le manquement à la réglementation affichée devant le chantier en particulier sur l’utilisation de la grue durant les travaux : Absence de drapeau sur la flèche pour indiquer la direction du vent, utilisation par grand vent alors que l’alarme se déclenche pour prévenir du danger à survoler les habitations, survol des propriétés en transportant des charges ce qui est formellement interdit sans autorisation des Riverains.
Sur le plan judiciaire, M. Stassinos a omis de préciser que ces « Quelques Riverains » l’avaient contraint à retirer 2 permis de construire en milieu de l’année 2017 pour cause de manquement aux règles d’urbanisme, ce qui l’a obligé à demander une enquête publique fin 2017.
Cette enquête publique a été un total désaveu dans la mesure où les Pradetans ont massivement désapprouvé l’implantation du Conservatoire de Musique au sein de l’Ecole Jean Jaurès. Malgré cette opposition citoyenne, le commissaire enquêteur a donné un avis favorable alors que sur le fond le recours est toujours d’actualité.
Interpellé sur ces différents problèmes par une lettre envoyée en novembre 2018 à Monsieur le Maire, ce dernier n’a toujours pas daigné répondre aux riverains, auteurs de ce courrier. Nous pouvons encore nous interroger sur le manque de considération qu’a M. Le maire envers ses administrés…
Enfin dans son discours effectué lors de la pose de la première pierre du Conservatoire de Musique, le Maire a sciemment omis de préciser que l’accès piétonnier n’existe pas entre la place Flamenq et l’Ecole Jean Jaurès. Ce cheminement n’existe pas sur le plan d’urbanisme et la parcelle visée appartient à un particulier. Il est particulièrement malhonnête de faire croire à la Population Pradetane que ce passage va voir le jour alors que le foncier ne lui appartient pas. Est-ce une manière de mettre la pression sur le propriétaire de la parcelle visée ?
En conclusion, Les « Quelques Riverains » rappellent qu’ils n’ont jamais été contre le Pôle Culturel et le Conservatoire de Musique comme s’obstine à le dire Monsieur Le Maire. D’autres possibilités pouvaient être envisagées comme la réhabilitation de la Cave Vinicole pour accueillir les activités culturelles et musicales de ce projet.
Au-delà de cette implantation inadaptée à son environnement, nous ne pouvons que nous inquiéter sur les conséquences en termes de circulation, de stationnement qui en découleront. Il est à noter que lors de la pose de la première pierre, la municipalité a « prudemment » interdit le stationnement le long de l’Ecole Jean Jaurès. Y aura-t-il autant d’égards vis-à-vis des Pradetans qui voudront utiliser ce lieu ou qui résident tout simplement à proximité ?
« Le Conservatoire situé dans une nouvelle construction en pierres de taille est implanté dans la cour en préservant l’harmonie originelle du site et les platanes » Dixit la brochure éditée à l’occasion de l’enquête publique…. De qui se moque-t-on ? En réalité l’architecture ne sera qu’une masse de béton, quant aux Platanes, ils ont été sacrifiés au profit d’un projet mégalomaniaque…
Les riverains de l'Ecole Jean Jaurès