Montpellier une politique de mobilité qui détruit l économie locale et la santé Publique

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Le problème

Montpellier Métropole : une politique de mobilité qui détruit l’économie locale et la santé publique

 

Depuis 2020, la mairie de Montpellier et Montpellier Méditerranée Métropole ont imposé des choix de circulation censés rendre la ville plus « apaisée » et plus saine. Sur le papier, cela peut sembler séduisant. Dans la réalité, c’est tout l’inverse : nos trajets sont devenus inutiles, rallongés et plus compliqués. Aucune économie d’énergie, aucune amélioration de la qualité de l’air. Bien au contraire, nous obtenons exactement l’effet inverse.

 

Cette pétition s’adresse aux habitants de Montpellier et des 31 communes de sa métropole, directement concernés par ces décisions qui bouleversent nos vies quotidiennes.

 

Cette politique de mobilité a été pensée pour une seule catégorie de population : les jeunes en bonne santé, sans contrainte particulière de mobilité, qui occupent des emplois sédentaires et se déplacent simplement du point A au point B matin et soir. Mais Montpellier n’est pas qu’une ville d’étudiants. Ici, une part essentielle de la population exerce des professions itinérantes : VRP, mandataires en immobilier, infirmiers et kinés libéraux, artisans, livreurs, taxis, VTC… Tous ces métiers représentent une part importante de l’économie locale et font vivre la ville et la métropole. Or ils ont été totalement oubliés de la concertation.

 

Les conséquences sont visibles : des heures perdues chaque jour dans les bouchons, donc moins de travail accompli, des revenus en baisse et des emplois menacés. Les automobilistes subissent en plus une double peine : une surconsommation de carburant qui alourdit leur budget, et l’usure prématurée des moteurs et des pièces mécaniques qui entraîne des réparations coûteuses. On perd déjà du temps productif dans les embouteillages, et l’on perd encore davantage d’argent en entretenant plus souvent son véhicule.

 

Les commerçants du centre-ville, eux, se retrouvent enclavés dans une ville bunkerisée. Leur clientèle principale — les habitants de la métropole et des villages de la première et de la deuxième couronne, ceux qui disposent du pouvoir d’achat — renonce désormais à venir, découragée par les difficultés d’accès et de stationnement. Résultat : le centre se vide, les vitrines ferment, et les taux de vacance commerciale atteignent des niveaux inédits.

 

À cela s’ajoute une fracture immobilière : dans les quartiers dits « apaisés », les biens se valorisent, tandis que dans les boulevards saturés et les zones rendues inaccessibles, logements et locaux se déprécient. Une injustice patrimoniale flagrante, qui fragilise encore davantage l’économie locale et métropolitaine.

 

Les décisions prises ont aussi réduit l’accessibilité entre quartiers, obligeant à faire des détours interminables. Exemple concret : le tunnel de la Comédie, financé par les contribuables, permettait de traverser rapidement le centre-ville. Aujourd’hui, il est interdit aux automobilistes et réservé aux cyclistes. Résultat : des détours monstrueux, des bouchons aggravés et un temps perdu considérable. Est-il légitime qu’un passage payé par tous ne profite qu’à une minorité, au détriment de la majorité ?

 

Ces complications allongent les journées : partir plus tôt, rentrer plus tard, voir moins sa famille, avoir moins de temps libre. Le stress permanent provoque de l’agacement, des incivilités, des agressions verbales voire physiques. La tension est partout, et elle dégrade le climat social de la ville et de sa métropole.

 

On nous a promis un « mieux respirer », mais la pollution n’a pas disparu, elle a simplement été déplacée. Des boulevards entiers sont saturés du matin au soir et certains riverains respirent désormais un air jusqu’à quatre fois supérieur aux seuils de l’OMS. Le bruit, la fatigue et le stress aggravent encore la situation. Passer des heures à tourner en rond dans une circulation bloquée, moteur allumé, ce n’est pas seulement une perte de temps : c’est une atteinte directe à notre santé physique et psychologique.

 

Le résultat final, c’est une dégradation générale de notre quotidien. Pour les personnes âgées et handicapées, l’accès au centre-ville est devenu presque impossible. Et tous les handicaps ne se ressemblent pas : une personne en fauteuil électrique peut parfois parcourir une distance supplémentaire, mais une personne à mobilité réduite qui a besoin de se stationner au plus près se retrouve tout simplement exclue.

 

Moins de culture, moins de loisirs, moins de vie sociale : c’est toute la population qui pâtit de ces choix. La promesse d’une ville apaisée s’est transformée en une ville figée, où la vie quotidienne est plus compliquée pour la majorité de ses habitants.

 

Une politique de mobilité, oui. Mais une politique de mobilité inclusive, où chacun y trouve sa place.

 

Cette pétition n’est pas symbolique : elle est la première étape d’une action collective. Nous voulons interpeller la mairie de Montpellier et la Métropole, alerter les médias, et si nécessaire saisir le tribunal administratif. Elle sera également transmise à l’Assemblée nationale pour alerter sur la gravité de la situation.

 

Notre démarche vise aussi à obtenir la reconnaissance officielle du préjudice subi par tous les citoyens : habitants, commerçants, professions itinérantes et usagers quotidiens. C’est pourquoi nous demanderons des dommages et intérêts symboliques, afin de rappeler que nos vies, notre santé et notre économie locale ne peuvent pas être sacrifiées sans contrepartie.

 

Cette action doit aussi servir d’exemple. À un moment donné, il faut mettre des limites au pouvoir d’élus qui pensent pouvoir décider seuls, d’un simple trait de plume, de mesures qui bouleversent et empoisonnent la vie des habitants. Une ville ne se gouverne pas avec des slogans ou des projets « vitrine » destinés à embellir du papier : elle doit se construire avec et pour ceux qui y vivent au quotidien.

📩 Vous pouvez également envoyer vos témoignages et exemples concrets (perte de chiffre d’affaires, trajets rallongés, complications quotidiennes, zones particulièrement problématiques, etc.) à l’adresse suivante : projetcitoyen34@gmail.com

✍️ Signez et partagez cette pétition.

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