Chers signataires,
Votre soutien par la signature de notre pétition montre à quel point vous partagez nos préoccupations pour l’avenir de Montmartre. Aujourd'hui, notre combat franchit une étape décisive : notre dossier a été mis en lumière dans Le Monde (édition du samedi 22 février – https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/02/23/a-paris-crispations-autour-de-derniers-chantiers-de-pietonnisation-dans-des-sites-emblematiques_6559762_823448.html).
Ce coup de projecteur renforce notre détermination et souligne l'urgence d'agir face aux réponses insuffisantes du maire, Eric Lejoindre, qui admet que « l’occupation de l’espace libéré (par la suppression du stationnement sic) reste impensée ».
Montmartre : un quartier en danger
Montmartre ne doit pas se transformer en simple décor touristique.
Avec 11 millions de visiteurs annuels pour seulement 26 000 habitants – soit 1 habitant pour 423 touristes –, le quartier subit un déséquilibre dramatique.
Depuis le 18 novembre dernier, la Ville de Paris a imposé aux résidents un fait accompli en investissant 5,5 millions d’euros pour « embellir » Montmartre, en :
- Apaisant une circulation déjà très peu dense,
- Plantant des arbres à côté des jardins historiques,
- Supprimant intégralement le stationnement (automobile et deux-roues) dans 40 rues.
Ce choix, loin de répondre aux besoins des habitants, accroît le risque de surtourisme – phénomène déjà constaté à Barcelone, Amsterdam, Lisbonne, Florence, Rome, Prague, Kyoto, Venise, etc.
Habiter un quartier, c'est y vivre pleinement !
Habiter un quartier ne se résume pas à y occuper un logement : il faut pouvoir y vivre. Cela implique :
- Un accès à des commerces et services de proximité,
- La jouissance d’un espace public qui ne soit pas entièrement réservé aux «attractions » (fête des Vendanges, fête de la Coquille, marché de Noël, etc.), ni aux terrasses ou à la circulation des « visiteurs » (touristes et « shoppers »).
Le surtourisme et ses conséquences
Le surtourisme cause non seulement des nuisances pour les Montmartrois et menace l’habitabilité du quartier (avec 28 % de logements inoccupés à Montmartre, contre 18,8 % en moyenne parisienne - source APUR), mais il contribue également à une empreinte écologique colossale, le secteur du tourisme représentant 8 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
De plus, l’emploi touristique, souvent précaire et saisonnier, expose ses travailleurs aux aléas économiques et sanitaires.
Redéfinir l’équilibre : une urgence pour nos pouvoirs publics
Redéfinir l’« équilibre » entre vie locale et tourisme doit devenir la priorité de nos pouvoirs publics. Ils disposent de tous les leviers nécessaires pour contenir ces dérives, notamment :
- La taxe de séjour,
- La régulation des nuitées via Air’BnB,
- Le contrôle du flux des visiteurs dans les monuments,
- L’accès réglementé dans certains quartiers.
C’est ce qu’ont déjà fait les municipalités d’Amsterdam, Barcelone, Rome, Florence, Kyoto, Venise, Athènes, Dubrovnic, …
La question se pose alors : Paris sera-t-elle l’une des dernières grandes villes européennes à accueillir le surtourisme sans restriction, risquant ainsi de ne réagir qu'une fois que tous ses habitants auront fui ?
Un recours juridique en marche – Votre soutien est crucial
La procédure juridique est actuellement en cours (recours auprès du Tribunal Administratif puis référé suspension) et notre cabinet d'avocats est pleinement mobilisé pour défendre l’avenir de Montmartre.
Pour mener à bien ce recours et couvrir les frais juridiques, nous sollicitons votre soutien financier. Chaque contribution, même modeste, est essentielle...
Ensemble, faisons entendre la voix de Montmartre et défendons notre quartier.